Mondialisation

Le Fonds monétaire international poursuit une transformation qui s'est accélérée avec la crise économique. Fortement critiqué ces dernières années, le FMI est devenu l'un des pivots de la réponse du G20 à la crise mondiale. En effet, grâce à sa capacité à devenir un guichet de prêts pour la grande majorité des pays de la planète et à son aptitude à devenir un "prêteur en dernier ressort" pour les pays pauvres, l'institution est devenue un interlocuteur incontournable dans un environnement mondial marqué par une contraction des échanges et une accentuation des déséquilibres commerciaux.

La conférence du Groupe des Vingt (G20) du 2 avril 2009 à Londres a réuni, pour la deuxième fois, les chefs d'Etats et de gouvernement des principaux pays industrialisés et émergents. Le G20 représente les deux tiers de la population mondiale, plus de 85 % du Produit National Brut mondial, 80 % des échanges commerciaux (avec les échanges intra-communautaires). Face à une crise qui s'avère globale et profonde, cette réunion avait pour ambition de coordonner et renforcer les programmes d'actions. Les leaders du G20 ont pris trois grands types d'engagements : confirmation de l'enveloppe de 5 000 milliards de dollars pour les plans de relance nationaux, 1 100 milliards de dollars pour l'économie mondiale, notamment le FMI, et une plus grande régulation du système bancaire et financier.

Quels seront les grands acteurs de la mondialisation du XXIe siècle ? Pour répondre à cette question, la banque d'affaires américaine Golman Sachs a proposé dès 2001 de focaliser son attention sur quatre pays : le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Le succès de l'acronyme  BRIC s'explique à la fois par sa capacité à identifier les grandes puissances commerciales de demain et à rendre compte d'une nouvelle réalité géopolitique.

Dans son récent rapport annuel, la FAO constate une dégradation de la situation alimentaire mondiale en 2008 et s'inquiète des perspectives pour les pays les plus pauvres. Au-delà des explications conjoncturelles de cette évolution, elle met l'accent sur l'insuffisance de l'investissement agricole et sur les effets négatifs de l'essor des agro-carburants.

Le constat récurrent depuis quelques années d’une désindustrialisation de l’économie française a conduit à repenser le rôle de l’Etat dans l’aménagement et la promotion d’un environnement favorable aux investissements, en particulier à ceux provenant d’entreprises étrangères. La légitimité de ce type de politique industrielle suppose d’abord une aptitude à évaluer notre attractivité, ce qui, selon Gilles Le Blanc, ne va pas de soi. En effet, le niveau des investissements directs étrangers ne constitue pas un indicateur pertinent de l’attractivité du territoire français – les IDE recouvrant des opérations souvent très différentes. Il s’agit en outre de mettre en place des dispositifs et des infrastructures efficients. Plusieurs problématiques se superposent donc dans ce débat. Se posent en effet successivement la question des choix de politique économique, puis celle des choix géographiques d’investissements et enfin celle des choix technologiques.

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