La « Grande convergence » des pays émergents Au cours des dix dernières années, la production des pays développés a augmenté de 13%, tandis que celle des pays émergents a bondi de 73%. En 2012, la part des pays émergents dans le PIB mondial a franchi la barre symbolique des 50%, et les projections réalisées montrent que cette dynamique de rattrapage économique va se poursuivre. A partir des années 1980, l’accélération des échanges internationaux, la révolution des technologies de l’information, et la libéralisation des mouvements de capitaux ont offert aux pays en développement de nouvelles opportunités pour s’insérer dans l’économie mondiale.
Mondialisation
Autrefois cité en modèle dans les années 1980-90, le Japon peine depuis deux décennies à s’extraire d’une situation économique préoccupante : à la déflation s’ajoutent une croissance atone et une forte dette publique, dans un cadre social vieillissant. L’étude des orientations nouvelles prises par la politique économique à l’occasion de l’arrivée au gouvernement de Shinzo ABE en décembre 2012 peut être riche d’enseignements. Axée à la fois sur la demande et l’offre, sur le conjoncturel et le long terme, l’expérience est originale et certains parallèles peuvent être entrevus avec la situation européenne …
Alors que la doctrine du libre-échange s'est affirmée en même temps que le processus de mondialisation des économies, la crise de 2008 fait renaître la tentation protectionniste sous des formes diverses.
Louis Gallois , Commissaire général à l’Investissement, a remis son rapport « Pacte pour la compétitivité de l'industrie française » au Premier ministre, lundi 5 novembre 2012. La lettre de mission de l’ancien président d’EADS et de la SNCF lui demandait, dans le cadre du « redressement productif », de réfléchir aux moyens de donner un « nouvel élan à l’industrie » et « d’adapter son modèle » de manière à ce qu’elle joue son « rôle majeur d’entraînement de l’économie pour la croissance, l’emploi et l’innovation ». Et de préciser : « Vous développerez les principaux axes qui, selon vous, doivent guider la politique du Gouvernement en matière de soutien à la compétitivité de l’industrie » : ces axes sont les 22 propositions qui ponctuent cette réflexion sur l’avenir de l’industrie française.
Apparu en Espagne en mai 2011, le mouvement des Indignados, rassemblant les « 99 % contre les 1% », s’est étendu à bon nombre de pays occidentaux jusqu’à « occuper Wall Street », interpellant l’opinion publique sur la concentration de la richesse entre les mains de « nantis » capables de tirer parti des atouts d’une économie désormais sans frontière au détriment des populations … Parallèlement, spécialiste international de la question des inégalités et économiste en chef de la Banque Mondiale, Branko MILANOVIC, auteur de The Have and the Have-nots paru en novembre dernier, constate que les « inégalités de revenus entre les populations du monde diminuent depuis le début des années 2000 ». Comment résoudre cette antinomie ? Le débat entre thuriféraires et adversaires de la mondialisation est ancien mais a évolué ces dernières années : peut-on mettre en évidence un lien de causalité entre mondialisation et évolution des inégalités dans le monde ? La mondialisation favorise-t-elle un processus de rattrapage au bénéfice des pays les plus pauvres ? Si corrélation il y a, les termes sont à ce point multidimensionnels qu’ils ne permettent pas de répondre sans explicitation complémentaire. Il convient, notamment, d’indiquer à chaque étape de quelles inégalités il est question.
L'introduction de LinkedIn au New York Stock Exchange (NYSE), principale introduction en bourse depuis celle de Google en 2004, marque un tournant dans l'histoire des réseaux sociaux numériques. Bien loin des utopies militaires, universitaires et militantes à l'origine de la fondation du Web, elle inaugure la phase de valorisation financière des réseaux sociaux. Ce nouvel esprit du capitalisme peut être l'amorce d'un renouveau autour d'un modèle de "capitalisme cognitif" ; il peut aussi s'avérer plus fragile s'il n'est que la formation d'une nouvelle bulle spéculative. Mais rien n'interdit qu'il soit les deux à la fois !
La mutation rapide de l’économie mondiale s’accompagne de défis gigantesques à relever : la crise a démontré l’ardente nécessité de renforcer la coordination internationale des politiques macroéconomiques et la régulation du système financier mondial. Créé en 1999 à la suite de la crise financière asiatique et regroupant les vingt pays les plus puissants de la planète (85 % du PIB mondial, plus des 2/3 de la population mondiale), le G20 s’est imposé comme l’instance en mesure de piloter la gouvernance de la mondialisation. Malgré la réticence des Etats-nations à s’engager dans une coopération qui restreindrait leurs marges de manœuvre en matière de politique économique au profit d’une institution supranationale, la nécessité de faire face aux différents déséquilibres économiques et financiers s’est imposée comme une priorité de l’agenda politique.
Avant la crise 2007-2009, le modèle de croissance américain était alimenté par le dynamisme et les capacités de résilience de l’économie et par de puissants moteurs internes, comme la progression du niveau de vie (malgré le creusement des inégalités) et la consommation des ménages (environ 70 % de la croissance américaine et 30 % de la croissance mondiale). Malgré une économie d’endettement de plus en plus fragile, les Etats-Unis ont longtemps constitué le « consommateur en dernier ressort » de l’économie mondiale, lorsque la conjoncture des autres régions marquait le pas. La reprise outre-Atlantique pourrait une nouvelle fois permettre aux Etats-Unis de jouer ce rôle de locomotive de l’économie mondiale en 2011.
Conformément à la théorie des avantages comparatifs, l’insertion dans les échanges internationaux conduit à une spécialisation croissante des pays. Il en résulte une meilleure allocation des ressources, c’est-à-dire une augmentation de la productivité, donc une réduction des coûts de production et, in fine, une baisse des prix. Le développement du commerce international renforce en outre la concurrence, ce qui conduit également à une baisse de prix. Ainsi, la mondialisation est-elle ordinairement perçue comme un puissant facteur de désinflation. Cependant, elle permet aussi un développement accéléré des pays en voie de développement, ce qui accroît fortement leur demande, notamment en matières premières. Cette augmentation de la demande conduit naturellement à une hausse des prix, qui se diffuse à l’ensemble de l’économie mondiale. Ainsi la mondialisation apparaît-elle aujourd’hui plutôt comme un facteur d’inflation.
Lancés en septembre 2009, les états généraux de l’industrie ont abouti le 5 mars 2010 à l'annonce par le président de la République d’une série de mesures. Le constat d’une désindustrialisation de l’économie française n’est pas nouveau, mais revient sur le devant de la scène à la faveur des conséquences de la crise économique. Pourtant, il est plus discuté qu’il n’y paraît. L’industrie française souffre de handicaps, mais bénéficie d’atouts.