Depuis les travaux pionniers de Douglass North, chacun s'accorde à reconnaître le rôle que peuvent jouer les institutions dans le processus de la croissance et du développement économique. Mais qu'entend-on au juste par « institutions » ; s'agit-il de normes juridiques, de conventions sociales, de règlements, de routines, etc. ? Sont-elles un facteur endogène ou exogène de la croissance ? Certaines favorisent-elles plus que d'autres cette croissance ?
Première : cours et corrigés
Le réchauffement climatique, dont les manifestations sont multiples, représente aujourd'hui non seulement l'une des menaces les plus importantes pour l'environnement et la biodiversité, mais entraîne également de lourdes conséquences sur le plan social et économique. On sait en effet avec de plus en plus de certitudes qu'il a été causé principalement, du moins pour les 50 dernières années, par les activités humaines, notamment les activités industrielles entraînant des émissions de gaz à effet de serre et de CO2 dans l'atmosphère.
La spectaculaire hausse des prix alimentaires, qui a provoqué les dramatiques émeutes de la faim au cours de l'année 2008, trouve ses causes aussi bien du côté de l'offre de produits alimentaires sur le marché mondial que du côté de la demande. L'offre de produits alimentaires a largement souffert des déficits de production liés aux mauvaises conditions climatiques, de la réduction du niveau des stocks mondiaux ainsi que de la forte augmentation des prix des engrais et des carburants. Du côté de la demande, la forte augmentation de la demande en céréales pour la production de biocarburants, qui représentent un potentiel économique énorme et dont la demande est en forte croissance, constitue l'une des causes principales de la hausse des prix.