Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportement des individus ?
Synthèse
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Conforme au programme officiel (BO)
La pluralité des influences socialisatrices peut être à l’origine de trajectoires individuelles improbables.

Une vaste enquête sur les pratiques culturelles des Français a permis au sociologue Pierre Bourdieu (1930-2002) de proposer une analyse de la structure sociale basée sur les conditions sociales de production du goût.
Par exemple, il relie certaines pratiques sociales (alpinisme, fréquentation des musées, écoute de musique classique) aux groupes sociaux dotés d’un fort capital culturel comme les professeurs d’université ou les professions libérales.
Plus largement Pierre Bourdieu postule une correspondance entre la hiérarchie des œuvres (légitimes, moyennes ou vulgaires) et la hiérarchie sociale (classe dominante, moyenne ou populaire).
Richard A. Peterson défend l’idée d’un « passage à des goûts omnivores ». Avec son collègue A. Simkus, le sociologue américain propose le terme d’« omnivorité » pour souligner que les classes supérieures diplômées se distinguent par l’éclectisme de leurs goûts.
Par exemple, dans le domaine musical, ils vont écouter des formes savantes de musique classique et, en même temps, des groupes folkloriques populaires. Les classes populaires se singularisent plutôt par la restriction du champ de leur goût (dont la figure limite serait le « fan »).
Il y a donc toujours des goûts et des pratiques qui sont des marqueurs de statuts sociaux mais ils se modifient au cours du temps.
Notons qu’il ne contredit pas le modèle de la légitimité culturelle : l'éclectisme des classes supérieures reste un signe de domination symbolique mais il veut prendre en compte, avec d’autres sociologues, les résultats des nouvelles enquêtes empiriques :
- la position sociale n’est pas la seule variable explicative des pratiques culturelles ;
- les « pratiques culturelles » se sont élargies à d’autres formes de loisirs comme la photographie ou le sport ;
- la massification scolaire, les transformations socioprofessionnelles, le poids croissants des médias, des industries culturelle, des réseaux sociaux numériques, etc. obligent le sociologue à réactualiser ses analyses. Le développement des industries culturelles ont modifié les modèles de la légitimité culturelle ;
- il faut prendre en compte les différences de sexe, d'âge, d’origines géographiques, etc.
Il n’y a donc plus de stricte correspondance entre position sociale et préférences esthétiques.
Philippe Coulangeon, étudiant les goûts musicaux des Français, montre que le modèle de la légitimité culturelle n’est pas révolu (la musique « savante » reste écoutée par les classes supérieures) mais il souligne aussi que l'appartenance de classe n'explique pas la totalité des goûts (et des dégoûts). La pratique d'un instrument ou l'âge sont des variables explicatives pour l’écoute du rock ou du rap. Il invite donc à « corriger » le modèle de la légitimité culturelle proposé par Pierre Bourdieu par le modèle « omnivore/univore » (ou modèle de l'éclectisme culturel).
De plus, comprendre la socialisation des jeunes c’est aussi intégrer les nouvelles pratiques, notamment les expériences d’immersion dans un pays étranger dans le cadre de ses études comme l’illustre le programme Erasmus.
Pour le sociologue Vincenzo Cicchelli, les étudiants du programme Erasmus, connaissent une socialisation cosmopolite, soit « le processus d’apprentissage de la part des individus des dimensions transnationales du monde qui les entoure ».
La socialisation n’est donc pas uniquement liée au cadre local et national. Les individus peuvent avoir des cercles d’appartenances supranationaux voire transnationaux.
Soulignons que le cosmopolitisme des jeunes Européens ne se traduit pas par une citoyenneté universelle : pour se déclarer Européen, il faut d’abord passer par une identité nationale !
Plus largement, pour Vincenzo Cicchelli, il existe une « condition humaine collective » comme l’illustre les phénomènes transnationaux comme les compétitions sportives (cf. FIFA, coupe d’Europe, CAN, etc.) ou la « dénationalisation » de certains sujets majeurs (changement climatique, risques terroristes, crise des réfugiés). Il constate que nos sociétés connaissent « un degré inédit d’interconnexion ». Il questionne alors les États-nations et les frontières. Il identifie un « esprit du cosmopolitisme », qui est le désir de vivre dans une pluralité de cultures et de nationalités.
Le sociologue français Bernard Lahire invite à ne plus considérer l'individu comme le représentant d'un groupe mais comme le produit complexe et singulier d'expériences socialisatrices multiples.
Les individus connaissent des expériences socialisatrices multiples en famille, à l’école, dans le voisinage, etc. qui instillent des normes et des valeurs qui ne sont pas toutes convergentes.
De plus, quelle que soit l’institution socialisatrice (famille, école, association, etc.), elle ne peut exercer un contrôle total sur ses normes et ses valeurs.
Les individus ont donc le choix, certes encadrés, entre différents modèles de socialisation différents souvent concurrents, parfois contradictoires.
Le concept de socialisation est un outil pour analyser comment, dans des sociétés hautement différenciées, chaque individu se structure à partir de différentes expériences socialisatrices. Il s’agit de montrer la complexité de l’être humain qui n’est pas totalement déterminé ni absolument libre.
Dans une société différenciée, où les individus sont socialisés par de multiples instances de socialisation, où les injonctions à suivre des normes et adhérer à des valeurs sont nombreuses et parfois contradictoires, il y a peu de chance de trouver des individus ayant une homogénéité de ses dispositions. Ce qui est courant dans la société française, c’est d'observer des individus porteurs d'habitudes, de normes, de valeurs, de dispositions disparates et opposées : l’homme moderne est un « homme pluriel ».
Le sociologue français Bernard Lahire invite donc à envisager un « homme pluriel » pour comprendre les « ressorts de l’action ». Ses réflexions visent à montrer les différentes facettes qui permettent de comprendre les singularités de la vie sociale.
Par exemple, un(e) adolescent(e) n’est pas qu’un lycée(ne) mais aussi un fils ou une fille, un frère ou une sœur, etc. Il ou elle consomme, exerce une pratique sportive, s’engage dans des causes (téléthon, soutien scolaire, associations, syndicats, partis, etc.), fréquente certains réseaux sociaux numériques,… Comme tous les individus d’une société, l’élève vit simultanément et successivement des expériences sociales hétérogènes. Ces dernières peuvent être cohérentes et stables (fréquentation de personnes du même âge, ayant les mêmes origines sociales, partageant les mêmes normes et valeurs) mais elles sont parfois contradictoires.
Pour faire face à ces situations, les individus sont porteurs d’une multiplicité de dispositions : ils savent mobiliser différentes façons de voir, de sentir et d’agir.
Les acteurs incorporent donc une multiplicité de représentation, de guide d'action ou d'habitudes. Le sociologue doit éviter une vision trop homogène de l'homme qui serait doté de caractéristiques (habitus, normes, style de vie) stables. Il doit, au contraire, rendre compte des modèles d'action différents et contradictoires mobilisé par des individus qui ont des rôles (scolaire, enfant, parent, ami, conjoint, client, actif occupé, etc.) différents.

Synthèse
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Conforme au programme officiel (BO)
Il existe des socialisations secondaires (professionnelle, conjugale, politique) à la suite de la socialisation primaire.
Socialisation professionnelle
Le sociologue américain Everett C. Hughes (1897-1983) rappelle que le travail n’est pas seulement une transaction économique où l’individu échange sa force de travail contre un salaire. Le travail est au cœur de la construction de l’identité des individus.
L’engagement professionnel est constitutif d’une présentation de soi et d’un rapport au monde. En effet, avoir une place dans le processus de production c’est bénéficier d’un revenu et d’une couverture sociale ; mais aussi d’un statut, c’est-à-dire une place dans une échelle de prestige qui est déterminée collectivement. La profession exercée ne fournit donc pas seulement des avantages matériels (salaires, primes, avantages en nature) mais aussi des biens sociaux et symboliques.
Pour Everett C. Hughes, le métier choisi (enseignant, boucher, secrétaire, gardien de la paix, expert-comptable, etc.) donne une identification « irrévocable ». L’individu ferait corps avec son métier. De surcroît, dans certaines institutions (médicale, militaire, scolaire, religieuse, agricole), la sphère privée est absorbée par la sphère professionnelle.

La socialisation professionnelle peut se définir comme l’ensemble des étapes qui permettent à un professionnel de le devenir à part entière. Pour reprendre le vocabulaire d’Everett C. Hughes (1897-1983), le profane devient un initié.
Le processus de socialisation professionnelle est donc une transmission de valeurs, de normes et de savoirs propres à une catégorie professionnelle qui suppose aussi une projection de soi dans l’avenir professionnel visé. La socialisation (études, stages, obtention de permis, etc.) prépare les étudiant(e)s à devenir des personnels soignants, des graphistes web, des enseignants, des managers, des artisans, etc.
Notons que les individus acquièrent progressivement les savoirs et les savoir-faire qui seront à l’origine du travail technique et relationnel. Toutefois, ils s’approprient des pratiques, un vocabulaire technique, des gestes communs, etc. et les restituent dans leurs emplois en fonction de leurs propres conceptions de leur métier.
On peut donc définir les identités professionnelles comme « des manières socialement reconnues, pour les individus, de s’identifier les uns les autres, dans le champ du travail et de l’emploi. »
Pour le sociologue français Claude Dubar (1945-2015), la notion d’identité professionnelle ne désigne pas les catégories officielles qui servent à classer les individus (cf. catégories socioprofessionnelles de l’Insee), ni les appellations qui servent à se désigner soi-même car elles sont extrêmement diverses. Ainsi, pour un même poste, une personne peut se désigner comme « prof », « professeur(e) », « enseignant(e) », « instit », « instituteur(rice) », « professeur des écoles », etc.
Il souligne que les identités professionnelles sont des formes identitaires (ou configurations Je-Nous) repérées dans le champ des activités de travail rémunérées.
Ainsi, Claude Dubar invite à penser l’identité autour de trois dimensions : le moi, le nous et les autres. L’identité est donc un processus de construction collectif, c’est le fruit des interactions entre ces trois paramètres (soi, autrui, nous).
Le concept d’identité est caractérisé à la fois par une définition de « soi par soi », et de « soi par les autres ». L’identité professionnelle est une composante de l’identité de la personne. Elle renvoie à trois éléments principaux :
- le monde vécu du travail ou les conditions de travail.
- les relations de travail ou le sentiment d’appartenance à des groupes.
- les trajectoires professionnelles ou la perception de l’avenir.
Socialisation conjugale
Le sociologue François de Singly souligne l'ambivalence des formes de l'individualisme contemporain qui traversent l'institution familiale.
Par exemple, les parents doivent à la fois promouvoir l'épanouissement personnel des enfants (liberté) et imposer les normes d’une réussite scolaire (contrainte). Les familles doivent donc trouver la «bonne distance» entre des relations affectives intenses et une intervention autoritaire.
François de Singly refuse de découpler « socialisation primaire » et « socialisation secondaire » : pour l'adulte, la famille demeure un foyer de socialisation !

Étudiant des jeunes couples de classe moyenne ou supérieure âgés de moins de 30 ans, il interroge les « petites choses de la vie quotidienne » (choix de la musique ou du programme télévisé, utilisation du téléphone portable, partage des espaces communs, etc.) pour identifier une « socialisation par frottement ». Il montre ainsi que les règles de la vie commune qui s’imposent à un moment ne sont ni stables ni définitives : l’habitude n’élimine pas les surprises et les changements !
Il présente donc une société contemporaine qui hésite entre individualisme et vie commune.
François de Singly explore aussi les rencontres amoureuses, la mise en couple, la vie conjugale et les séparations afin de mieux comprendre les conjugalités contemporaines. Il souligne les enjeux identitaires et de reconnaissance de soi qui sont impliqués dans ces expériences.
Pour lui, l’accroissement du nombre des divorces peut ainsi s’expliquer par :
-
la multiplicité et la diversification des attentes des partenaires ;
-
l’installation puis le rejet d’une routine propre à la vie commune ;
-
l’importance de l’injonction sociale de rester soi-même et de penser d’abord à soi.
La vie conjugale contemporaine doit donc être mise en relation avec l’affirmation d’un processus d’individualisation dans la vie privée et le mouvement d’émancipation des femmes.
Notons que ce type d’analyse, qui interroge les modalités de l’expérience féminine de la séparation conjugale, permet de mettre en évidence l’importance de la construction identitaire. Toutefois, elle minore voire occulte les conditions matérielles qui favorisent ou freinent les séparations.
Socialisation politique
La socialisation désigne l’ensemble des processus par lesquels la société construit les individus et l’ensemble des apprentissages qui influencent leurs trajectoires individuelles. Distinguer une socialisation politique comme processus spécifique, c’est prendre en compte des pratiques et des représentations qui s’accomplissent dans un domaine particulier : l’univers politique (ses valeurs, ses pratiques, ses institutions).
Notons que pour comprendre le comportement politique des électeurs (vote partisan, abstention, votes par défaut, vote nul, etc.) on peut privilégier les méthodes quantitatives (cf. exploitation des résultats des élections) ou les enquêtes qualitatives (histoires familiales, études de l’ancrage social des individus).
Les individus voteraient pour des candidats sur des enjeux politiques mais en fonction de leur histoire familiale (socialisation primaire) et de la manière dont ils ont été politisés (socialisation primaire et secondaire). Toutefois, le vote ne résume pas la vie politique française.
La transmission familiale de préférences électorales (candidat(e)s, partis, opinions, identifications partisanes, etc.) et de comportements politiques (voter, s’abstenir, assister à des débats et autres réunions politique, etc.) pendant l’enfance participe à la socialisation politique des individus.
Les travaux de la sociologue Annick Percheron (1937-1992), portant sur l’univers politique des enfants, montrent le poids de la socialisation primaire dans la capacité à ses positionner au sein du clivage gauche/droite. La famille transmet des préférences idéologiques aux enfants et son influence est d’autant plus forte que les deux parents ont les mêmes opinions affirmées.
Dans la France des années quatre-vingt, les parents transmettent des préférences politiques : ce sont d’ailleurs les valeurs qu’ils transmettent le mieux après les valeurs religieuses.
Toutefois, la socialisation politique ne se résume pas à la transmission familiale des préférences électorales. D’abord, si la socialisation primaire a des effets politiques, elle est aussi extra-familiale. L’école, les groupes de pairs, le voisinage instille des normes et des valeurs qui peuvent renforcer ou interroger les visions du monde proposée dans le cercle familial (parents, fratrie).
Ensuite, les expériences de représentation (élection des délégués de classe, participation aux conseils municipaux d’enfants, etc.) ou de vie associative (scoutisme, activités syndicales, etc.) sont des lieux de transmission de dispositions au militantisme et facilitent les « carrières » politiques.
De plus, l’école transmet une culture civique, soit est un type de culture politique qui encourage les élèves à s’impliquer dans la vie publique et avoir confiance dans leurs représentants. Cette culture civique a une dimension affective (cf. minutes de silence lors d’un drame national ou organisation de débats conflictuels en classe), une dimension cognitive (cf. connaissances des institutions républicaines) et une dimension évaluative (jugement sur la capacité des acteurs à remplir leurs objectifs).
Les agents de socialisation secondaire sont essentiellement l’école, les médias, les groupes de pairs, les partis politiques, etc. La socialisation secondaire peut modifier les valeurs ou attitudes politiques acquises dans la socialisation primaire et il reste une marge de décision personnelle lié au libre-arbitre et aux expériences individuelles.
Comprendre le socialisation politique c’est aussi intégrer les socialisations secondaires liés à l’expérience professionnelle, la participation à des mouvements sociaux ou les évènements politiques.

Le sociologue peut alors étudier comment se constitue le sentiment de compétence politique qui influence la participation électorale et l’engagement politique. Il soulignera le rôle de l’âge, du genre, de la classe sociale dans la politisation des individus ou les effets de génération. Selon l’Ined, une génération est un ensemble des individus nés pendant une période donnée, en général une année civile. Ce critère permet de distinguer un processus de socialisation « à » l’engagement ou « par » l’engagement politique.
Toute socialisation est datée. Les événements politiques peuvent transformer durablement les individus : la guerre d'Algérie ou Mai 68 sont deux moments historiques qui ont modifié les valeurs de nombre de leurs contemporains.
Aujourd’hui encore, les événements vécus, comme les manifestations pour la liberté d’expression et contre le terrorisme en janvier 2015 ou les manifestations des « gilets jaunes » à partir de novembre 2018 marquent durablement leurs participants. De même, la participation à des « manifestations pour le climat » aura certainement des effets sur l’engagement politique de certains jeunes.
L’identification partisane, c’est la volonté de se reconnaître à un parti politique. Un partisan peut être un adhérent (membre du parti), un militant (membre actif) mais aussi un simple sympathisant qui peut éventuellement financer le parti, voter pour lui ou reconnaître sa proximité en diffusant certaines de ses idées. En France, les transformations dans la socialisation familiales, la multiplication des formes de socialisation, la hausse du niveau d’éducation, le manque de confiance dans les organisations et le personnels politiques, etc. entraînent une plus grande flexibilité des attaches partisanes.
Plus largement, Olivier Ihl souligne que les expériences politiques (campagnes électorales, mouvement social, intervention militaire, action d’individus charismatiques, etc.) sont des «opportunités de socialisation» dont la compréhension nécessite de prendre en compte les discours et les pratiques des journalistes, des enseignants, des autorités politiques et judiciaires, etc.
La socialisation politique a une dimension locale : les cultures politiques sont enracinées dans un territoire (pays, région, département, commune, quartier).
La socialisation politique est une socialisation nationale comme l’illustre l’importance, en France, du clivage gauche/droite pour se positionner sur l’échiquier politique et qui permet aux individus de s’affirmer/s’opposer politiquement notamment sur une échelle de valeurs fondamentales (cf. liberté/égalité/fraternité) ou d’options politiques prioritaires (création de richesse ou réduction des inégalités).
Lors de la Révolution Française, les membres de l’Assemblée Constituante qui étaient favorables au roi avait pris l’habitude de se placer à droite de l’hémicycle, tandis que ses opposants s’installaient à gauche. Dans d’autres pays, d’autres clivages jouent ce rôle : Démocrates/Républicains, conservateurs/travaillistes, sociaux-démocrates/libéraux, etc.
Enfin toute culture politique est indissociable de l’évolution culturelle. D’une manière générale, la hausse des niveaux d’éducation, la baisse des taux de fécondité, l’affaiblissement des influences directes de la religion, la mondialisation et la démocratisation des flux d’information, ont des effets sur les cultures politiques.
