L'intégration sociale est d'abord une réalité avant d'être un concept. Celle-ci se fonde sur une histoire commune, des liens de proximité, des réalisations et des projets qui engagent l'avenir. Il est évident que l'Europe a élaboré des programmes dans tous ces domaines en commençant manifestement par des projets économiques pour toucher progressivement la population étudiante (Programme Erasmus). Reste que cela ne suffit pas. Les symboles de l'Europe (drapeau, hymne…) ayant été éliminés des textes constitutifs de l'Europe (2007), cela laisse entendre qu'il faudra trouver d'autres voies pour créer des éléments de conscience commune.
Prépa & Sup : cours et corrigés
La gestion de la transition du chômage à l'emploi est une question difficile. Globalement, le système d'assurance-chômage permet aux salariés de prendre le temps de retrouver un emploi qui entre dans leur champ de compétences et où ils pourront apporter la meilleure contribution à la croissance. Cependant, il n'y a jamais de certitude qu'un tel emploi existe effectivement et une sortie trop longue du marché du travail entraîne une déqualification. D'où la difficulté de doser le degré de pression que l'ANPE et l'ASSEDIC peuvent faire peser sur les chômeurs, d'où la différence, qui n'est pas que sémantique, entre le Plan d'Aide au Retour à l'Emploi (PARE) et le Contrat d'Aide au Retour à l'Emploi (CARE)
Le droit du travail prévoit une hiérarchie des normes entre le contrat individuel, l'accord de branche et la loi. On peut dire, d'une manière générale, qu'aucun accord individuel ne peut être moins favorable qu'un accord de branche. Au contraire, les salariés peuvent toujours obtenir des accords plus favorables que la loi. Simple et clair sur le papier, ce principe peut poser des problèmes lorsque, par exemple, la loi est postérieure à un accord librement négocié. Il arrive même qu'elle mette bas l'architecture de tels accords. La difficulté consiste à donner assez de force à un principe facile à comprendre et à défendre et assez de souplesse à un système de plus en plus complexe et donc de plus en plus difficile à réguler.
Dans son ouvrage Citadelle, Antoine de Saint-Exupéry écrivait : "unifier, c'est nouer mieux les diversités particulières, non les effacer pour un ordre vain" (chapitre 89). Cette maxime est souvent rappelée concernant la construction européenne, qui constitue l'un des rares exemples (peut-être le seul) où des Etats ont librement et volontairement décidé de s'unifier pour former un nouvel ensemble économique et géopolitique. Ce choix d'une Union volontaire entre des peuples voisins mais riches d'une histoire et d'une culture spécifique n'est pas sans poser quelques difficultés, notamment dès qu'il s'agit d'aborder le champ linguistique, ainsi que le rappelait le sociolinguiste Henri Giordan évoquant "la question des langues en Europe".
La politique familiale française est né en 1939, à la suite d'un contexte démographique peu dynamique. S'il est difficile de mesurer son influence immédiate sur le renouveau démographique d'après guerre, il est clair qu'elle l'a accompagné. En même temps, ses objectifs – assurer une égalité horizontale – ont été transformés, avec un accent particulier sur l'égalité verticale (riches-pauvres). Cette politique a eu du mal à s'ajuster aux évolutions sociales contemporaines, dont l'allongement de la durée des études, mais aussi le chômage des jeunes. Cela a donné lieu à de multiples correctifs, mais la politique y a perdu en cohérence et en lisibilité. Cela pourrait être un grand chantier que de la refonder.
Le GATT était un contrat, l'OMC est une institution. Le fonctionnement du GATT était assuré par un Secrétaire général – ce qui est logique puisqu'il suffit d'enregistrer les décisions des parties prenantes ; celui de l'OMC est assuré par un Directeur – dont le mandat comporte une certaine forme d'autonomie par rapport à un contractant particulier. La réalité n'est pas toujours celle-là. Si la création d'un Organisme de règlement des différends a été un réel progrès, on voit bien que la voix de pays émergents a compliqué la donne.
Le processus d'urbanisation est créateur inégalités. Les ségrégations produites sont d'abord géographiques : certains lieux sont plus propices à l'habitation que d'autres grâce à un meilleur ensoleillement, une vue plus agréable ou des terrains plus fiables. Mais les ségrégations peuvent revêtir d'autres formes : conditions d'habitation, densité de populations, niveau d'équipements publics et commerciaux, phénomènes communautaires etc. A travers le modèle d'urbanisation occidentale et son exemple français, cette étude a pour objet de déterminer dans quelle mesure le processus d'urbanisation crée ces inégalités et de quelle manière les politiques publiques peuvent les réduire.
Le cycle de négociations commerciales multilatérales dit " du millénaire " aurait dû être lancé à Seattle (novembre 1999) ; il l'a finalement été à Doha (novembre 2001). Depuis il n'a fait que s'enliser. Il est vrai que, par rapport aux précédents cycles, le nombre de partenaires engagés réellement dans la discussion s'est élargi et les sujets sont devenus beaucoup plus sensibles. Moins strictement commerciaux, ils relèvent de politiques publiques (l'agriculture), de questions de droits de propriété (avec l'accès des pauvres aux médicaments), de la problématique des externalités (environnement).
L'expression d'épargne salariale recouvre l'épargne placée par les salariés dans l'entreprise où ils travaillent. Elle s'inscrit dans la logique d'une démarche participative visant à rapprocher le capital et le travail, dans la participation aux bénéfices, sinon dans la prise de décision. Néanmoins, les dispositifs sont complexes et ils ne couvrent pas l'ensemble des salariés, ce qui génère de nouvelles formes d'inégalités