Le constat récurrent depuis quelques années d’une désindustrialisation de l’économie française a conduit à repenser le rôle de l’Etat dans l’aménagement et la promotion d’un environnement favorable aux investissements, en particulier à ceux provenant d’entreprises étrangères. La légitimité de ce type de politique industrielle suppose d’abord une aptitude à évaluer notre attractivité, ce qui, selon Gilles Le Blanc, ne va pas de soi. En effet, le niveau des investissements directs étrangers ne constitue pas un indicateur pertinent de l’attractivité du territoire français – les IDE recouvrant des opérations souvent très différentes. Il s’agit en outre de mettre en place des dispositifs et des infrastructures efficients. Plusieurs problématiques se superposent donc dans ce débat. Se posent en effet successivement la question des choix de politique économique, puis celle des choix géographiques d’investissements et enfin celle des choix technologiques.
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L’interrogation sur le bonheur rejoint le questionnement philosophique sur la « vie bonne », dont les critères sont naturellement fluctuants. Il apparaît cependant, quelque difficulté que l’on ait à fournir une définition satisfaisante de la « vie bonne », que les indicateurs de bien-être reposant exclusivement sur des mesures de revenu, de richesse ou de consommation sont insuffisants pour appréhender le bonheur dans toutes ses dimensions. Il convient naturellement de prendre en compte certains aspects non-monétaires de la qualité de la vie. Parce que certaines ressources ne sont pas échangeables, que leur « prix » ou leur valeur varie selon les individus, et parce que de nombreux éléments déterminant le bien-être d’une personne dépendent des circonstances dans lesquelles elle vit, on ne peut tenter de mesurer le bonheur sans se poser la question du bien-être subjectif et celle, chère à Amartya Sen, des « capabilités ».
Si les organisations modernes sont moins hiérarchisées que par le passé, le manager n’en demeure pas moins un rouage essentiel de l’organisation en même temps qu’un point de repère pour les individus, parce qu’en tout temps et en tout lieu, les petits groupes humains s’organisent toujours autour d’un référent. Le rôle du manager est cependant amené à évoluer en fonction des différents types d’organisation du travail. Dans le management contemporain, la domination du patronat et de l’encadrement sur les ouvriers et les employés, entendue comme obéissance passive des subordonnés dans le cadre d’une hiérarchie stricte des grades et des fonctions de chacun, appartient au passé taylorien. La firme moderne, qui a pour impératif de s’adapter au plus vite à un environnement mouvant et de répondre instantanément aux signaux du marché doit, pour atteindre cet objectif, adopter un nouveau modèle de relations sociales. Dans ce modèle, les « managers » ne doivent plus seulement faire respecter les consignes mais animer des équipes et coordonner des salariés relativement autonomes.
Pendant longtemps, l’école et l’entreprise ont évolué dans des mondes différents qui communiquaient assez peu. L’école était le lieu de la formation initiale garantissant l’accès à une qualification reconnue et l’entreprise celui où l’on mettait en œuvre les compétences acquises dans l’univers scolaire. Aujourd’hui, cette coupure entre les deux mondes n’est plus possible. Du côté de l’école, on sait maintenant qu’un diplôme, même obtenu dans une filière professionnelle, ne garantit pas nécessairement la maîtrise de toutes les compétences nécessaires à l’autonomie professionnelle. La valeur des diplômes n’est d’ailleurs plus la même qu’autrefois : le « parchemin » ne signifie plus obligatoirement l’accès aux fonctions d’encadrement et au statut social qui leur est lié. Du côté des entreprises, on observe que la segmentation des métiers et des fonctions a désormais cédé la place à la diversité des parcours et à la mobilisation de compétences plus transversales. Les entreprises doivent maintenant construire des parcours d’intégration et de professionnalisation des jeunes qu’elles recrutent, et dont elle attend non seulement un certain niveau de connaissances mais aussi une capacité d’adaptation résultant de l’expérience acquise en situation d’emploi. Dans ces conditions, ce sont les rôles respectifs de l’école et de l’entreprise dans la formation de la jeunesse qui doivent être réexaminés.
Dans un contexte de vieillissement de la population et de mutations de l’architecture du système de protection sociale, soumis à de fortes contraintes de financement, le poids des assurances complémentaires dans la prévention des risques sociaux est appelé à se renforcer. Le groupe Malakoff Médéric , déjà l’un des principaux acteurs du secteur, travaille dans cet optique à l'élaboration d'une offre de services plus individualisée.
Pour Alexis de Tocqueville1, la démocratie se caractérise, à la différence de la société aristocratique où les pauvres sont très nombreux et les riches très privilégiés, par l'existence d’une vaste classe moyenne, « multitude d’hommes presque pareils qui, sans être précisément ni riches ni pauvres, possèdent assez de biens pour désirer l’ordre et n’en ont pas assez pour exciter l’envie. »
Depuis les travaux pionniers de Douglass North, chacun s'accorde à reconnaître le rôle que peuvent jouer les institutions dans le processus de la croissance et du développement économique. Mais qu'entend-on au juste par « institutions » ; s'agit-il de normes juridiques, de conventions sociales, de règlements, de routines, etc. ? Sont-elles un facteur endogène ou exogène de la croissance ? Certaines favorisent-elles plus que d'autres cette croissance ?