L'annonce d'un plan social chez Airbus a défrayé la chronique à un double titre : il s'agit d'un fleuron de l'industrie européenne ; en France, nous étions en pleine campagne électorale. D'autant que peu de temps auparavant, EADS, la maison mère de l'avionneur, s'était indirectement retrouvée mêlée à « l'affaire Clearstream », passe d'armes entre responsables politiques. En prenant un peu de recul, il est très intéressant d'étudier l'histoire récente d'Airbus d'un peu plus près, dans la mesure où l'entreprise est un symbole de projet industriel européen et se trouve, à ce titre, à la croisée des intérêts économiques et politiques.
Entreprise
Le groupe Mittal Steel vient de réussir son offre publique d'achat (OPA) sur le groupe européen Arcelor. Une fusion majeure dans l'industrie sidérurgique. Le récit des huit mois de rebondissements illustre les rapports de force entre deux grandes entreprises. Il met également en avant le rôle que tentent de jouer les gouvernements dans l'économie contemporaine.
Pendant longtemps, l’école et l’entreprise ont évolué dans des mondes différents qui communiquaient assez peu. L’école était le lieu de la formation initiale garantissant l’accès à une qualification reconnue et l’entreprise celui où l’on mettait en œuvre les compétences acquises dans l’univers scolaire. Aujourd’hui, cette coupure entre les deux mondes n’est plus possible. Du côté de l’école, on sait maintenant qu’un diplôme, même obtenu dans une filière professionnelle, ne garantit pas nécessairement la maîtrise de toutes les compétences nécessaires à l’autonomie professionnelle. La valeur des diplômes n’est d’ailleurs plus la même qu’autrefois : le « parchemin » ne signifie plus obligatoirement l’accès aux fonctions d’encadrement et au statut social qui leur est lié. Du côté des entreprises, on observe que la segmentation des métiers et des fonctions a désormais cédé la place à la diversité des parcours et à la mobilisation de compétences plus transversales. Les entreprises doivent maintenant construire des parcours d’intégration et de professionnalisation des jeunes qu’elles recrutent, et dont elle attend non seulement un certain niveau de connaissances mais aussi une capacité d’adaptation résultant de l’expérience acquise en situation d’emploi. Dans ces conditions, ce sont les rôles respectifs de l’école et de l’entreprise dans la formation de la jeunesse qui doivent être réexaminés.