Croissance
Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), plus connu sous le nom de Pacte budgétaire européen, est un texte qui a été signé le 2 mars 2012 à Bruxelles par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, soit 25 Etats membres, à l’exception du Royaume-Uni et de la République Tchèque. Il entrera en vigueur lorsque 12 Etats membres de la zone euro (sur dix-sept) l’auront ratifié et s’appliquera aux Etats non membres de la zone euro lorsqu’ils l’auront à leur tour ratifié. Il s’agit donc d’un traité intergouvernemental ratifié par chaque Parlement national. Sa mise en œuvre est prévue pour le 1er janvier 2013. Face aux enseignements de la crise des dettes souveraines et aux tensions fortes qui subsistent au sein de l’Union économique et monétaire (UEM), confrontée à la récession et à l’inquiétude des marchés financiers sur la solvabilité de certains pays membres, le Pacte budgétaire vise à renforcer la coordination des politiques économiques. Il est fondé sur l’idée que la crise de l’euro a révélé les fragilités institutionnelles de la zone et a montré que l’intégration économique et monétaire nécessitait de renforcer la solidarité et d’améliorer la gouvernance budgétaire.
Des signes encore discrets font craindre à certains analystes le retour de tensions inflationnistes dans les économies occidentales qui pourraient assombrir les perspectives de reprise pérenne de l'activité économique et de l'emploi. Le consensus est cependant loin d'être général sur ces prévisions, certains économistes continuant à craindre prioritairement une période de déflation et de « croissance molle ».
2011 et 2012 ne feront pas exception à la règle : conjoncture économique aidant, la réforme fiscale reste à la mode. Si un consensus existe au sein de la classe politique, comme de l’opinion, sur la nécessité de réformer, c’est loin d’être le cas sur les choix à adopter. D’autant que les marges de manœuvre sont étroites.
L’euro fort ne permet pas d’expliquer de manière satisfaisante les performances insuffisantes des entreprises françaises à l’international. Celles-ci sont en effet trop peu compétitives en raison de leur taille, souvent trop modeste pour leur permettre de réaliser des économies d’échelle significatives, et d’une insuffisante coopération avec les universités et les centres de recherche, qui fait obstacle à l’émergence d’innovations importantes. C’est pour leur permettre de surmonter ces difficultés que le gouvernement français a mis en œuvre la politique des pôles de compétitivité, qui vise à réunir sur un même territoire des entreprises, des universités et des centres de recherche autour de projets innovants. Si la pertinence de ce type de politique industrielle fait encore débat parmi les économistes, le bilan que l’on peut dresser des pôles de compétitivité semble, pour l’heure, plutôt positif.
L'OCDE a publié une étude ambitieuse sur la distribution des revenus et la pauvreté pour l'ensemble des 30 pays membres de l'institution. Le rapport "Croissance et inégalités" constate à la fois une augmentation des revenus mais aussi des inégalités et du nombre de pauvres. Les changements dans la structure de la population et les transformations sur le marché du travail expliquent ce constat.