Première : cours et corrigés
Document 5. La stratégie d’innovation pour détenir un pouvoir de marché
Document 2. Comment les marchés imparfaitement concurrentiels
Synthèse
Déroulé du chapitre :
Question 1. Qu'est-ce qu'un marché imparfaitement concurrentiel ?
Question 2. Comment les monopoles exercent-ils un pouvoir de marché ?
Question 3. Comment les oligopoles exercent-ils un pouvoir de marché ?
Question 4. Pourquoi et comment rendre les marchés plus concurrentiels ?
Conforme au programme officiel (BO)
Des raisons technologiques (l’innovation par exemple) ou des conditions particulières de production (des économies d’échelle résultant de coûts fixes élevés par exemples), voire même des décisions juridiques (une loi qui protège de la concurrence) font naître différents types de monopoles : monopole d’innovation, naturel ou institutionnel. Ils sont la conséquence de barrières stratégiques érigées par l’entreprise ou le résultat naturel ou décidé politiquement de barrières structurelles.
Le monopole est une organisation du marché moins efficace que celle du marché de concurrence parfaite car le prix de vente est supérieur et la quantité offerte est inférieure à ce qui résulterait d’une situation de concurrence parfaite. Comme le dit Jacques Généreux dans le document « Le monopole produirait moins de richesse et les fait payer plus cher à la collectivité ». L’équilibre du monopole est donc sous-optimal, car il diminue le bien-être (mesuré en termes de surplus économiques) de la société en générant une perte sèche. Celle-ci correspond à la partie du surplus économique qui est perdu pour toute la collectivité.
Document 4. La mesure de l’inefficacité du monopole à l’aide de représentations graphiques
Document 2. Etude de cas sur les monopoles naturels
Document 1. Les économies d'échelle créees forment des monopoles naturels
Synthèse

Déroulé du chapitre :
Question 2. Comprendre l’exposition au risque et l’attitude face au risque
Conforme au programme officiel (BO)
Pour Ulrich Beck, dans son ouvrage La société du risque, la société moderne est la société du risque.

On constate que la notion de risque est liée à trois caractéristiques:
- des victimes potentielles
- une survenue aléatoire
- un coût variable
On distingue le risque qui est probabilisable de l’incertitude qui ne l’est pas.
Parmi l’ensemble des risques, on s’intéresse en particulier aux risques économiques et sociaux qui correspondent aux événements qui sont susceptibles de provoquer:
- soit des dépenses importantes
- soit une diminution sensible des revenus habituels de l’individu (maladie, accident, perte d’emploi, vieillesse).
La notion de risque social désigne aussi de manière plus étendue, la prise en charge par l’Etat de certains risques. Historiquement, cela correspond à la mise en place de la loi sur les accidents du travail en 1898. Avant cette loi, pour obtenir une indemnisation suite à un accident du travail, les salariés devaient prouver que leur employeur avait commis une faute. Après cette loi, les employeurs doivent souscrire à une assurance et indemniser les victimes d’accident du travail. C’est un changement juridique d’importance qui marque le début du risque social.
A partir de 1945 et la naissance de la sécurité sociale, d’autres risques vont être qualifiés de sociaux car ils seront pris en charge par les pouvoirs publics. La sécurité sociale va prendre en compte quatre types de risques : la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles, la famille et la vieillesse. Le Chômage sera pris en charge par les pouvoirs publics seulement à partir de 1958 (création de l’Unédic)
L’ensemble des événements suivants peuvent désormais être considérés comme des risques économiques et sociaux : maladie, maternité, invalidité, vieillesse, accident du travail, maladie professionnelle, décès, charges de famille et chômage.