Première : cours et corrigés
Synthèse
Déroulé du chapitre :
Question 1. Qu'est-ce qu'un marché imparfaitement concurrentiel ?
Question 2. Comment les monopoles exercent-ils un pouvoir de marché ?
Question 3. Comment les oligopoles exercent-ils un pouvoir de marché ?
Question 4. Pourquoi et comment rendre les marchés plus concurrentiels ?
Conforme au programme officiel (BO)
Les marchés sont imparfaitement concurrentiels car certaines entreprises exercent un pouvoir de marché.
Les principales sources du pouvoir de marché :
Sur des marchés imparfaitement concurrentiels, les entreprises disposent d’une marge de manœuvre pour fixer leurs prix de vente, autrement dit, elles sont faiseuses de prix. Elles ont alors un pouvoir de marché qui leur permet d’augmenter le prix de leur produit sans perdre leurs ventes au profit des firmes concurrentes. Ce pouvoir de marché dépend de différents paramètres tels que :
- le nombre d’offreurs sur un marché qui conditionne son degré de concurrence
- les conditions d’entrée sur le marché dont la fluidité dépend de l’existence de barrière à l’entrée
- des accords passés entre les firmes qui nouent des ententes sur les prix ou les quantités produites par exemple
Un pouvoir de marché peut apparaître s’il existe des barrières à l’entrée. Il s’agit d’obstacles empêchant les concurrents d’entrer sur un marché. On distingue généralement les barrières structurelles qui sont des obstacles résultant de conditions particulières de production d’un secteur d’activité donné comme des coûts fixes élevés ou la possession d’une ressource clé ou de barrières stratégiques résultant de comportements des firmes à l’égard de leurs concurrents.

Un pouvoir de marché peut également apparaître lorsqu’un nombre très limité d’offreurs est présent sur le marché. Cela résulte évidemment de barrières à l’entrée et conduit à des structures de marché de type oligopolistique. Dans ce contexte où le degré de concurrence est plus faible qu’en concurrence parfaite ou monopolistique, les interactions stratégiques entre les firmes sont d’importance vitale. L’action de l’une peut avoir des répercussions importantes sur le profit des autres. En présence d’un marché oligopolistique, les firmes peuvent nouer des ententes sur les prix ou sur les quantités à produire. Ainsi, le but de ces accords entre offreurs est de pouvoir se comporter en monopole et d’être faiseurs de prix.
Document 5. La stratégie d’innovation pour détenir un pouvoir de marché
Document 2. Comment les marchés imparfaitement concurrentiels
Synthèse

Déroulé du chapitre :
Question 2. Comprendre l’exposition au risque et l’attitude face au risque
Conforme au programme officiel (BO)
Pour Ulrich Beck, dans son ouvrage La société du risque, la société moderne est la société du risque.

On constate que la notion de risque est liée à trois caractéristiques:
- des victimes potentielles
- une survenue aléatoire
- un coût variable
On distingue le risque qui est probabilisable de l’incertitude qui ne l’est pas.
Parmi l’ensemble des risques, on s’intéresse en particulier aux risques économiques et sociaux qui correspondent aux événements qui sont susceptibles de provoquer:
- soit des dépenses importantes
- soit une diminution sensible des revenus habituels de l’individu (maladie, accident, perte d’emploi, vieillesse).
La notion de risque social désigne aussi de manière plus étendue, la prise en charge par l’Etat de certains risques. Historiquement, cela correspond à la mise en place de la loi sur les accidents du travail en 1898. Avant cette loi, pour obtenir une indemnisation suite à un accident du travail, les salariés devaient prouver que leur employeur avait commis une faute. Après cette loi, les employeurs doivent souscrire à une assurance et indemniser les victimes d’accident du travail. C’est un changement juridique d’importance qui marque le début du risque social.
A partir de 1945 et la naissance de la sécurité sociale, d’autres risques vont être qualifiés de sociaux car ils seront pris en charge par les pouvoirs publics. La sécurité sociale va prendre en compte quatre types de risques : la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles, la famille et la vieillesse. Le Chômage sera pris en charge par les pouvoirs publics seulement à partir de 1958 (création de l’Unédic)
L’ensemble des événements suivants peuvent désormais être considérés comme des risques économiques et sociaux : maladie, maternité, invalidité, vieillesse, accident du travail, maladie professionnelle, décès, charges de famille et chômage.