Première : cours et corrigés

Synthèse

Déroulé du chapitre :

Question 1. Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?

Question 2. Le fonctionnement d’un marché concurrentiel

Question 3. La dynamique de l'équilibre concurrentiel

Question 4. Coordination par le marché et gains à l’échange

Conforme au programme officiel 

 

Le marché désigne un lieu réel ou fictif où s’échangent des biens ou des services, proposés par des offreurs qui cherchent à maximiser leur profit et des demandeurs qui souhaitent maximiser leur satisfaction.

Cette définition, apparemment simple, renvoie à une très grande diversité de situations concrètes. L’échange sur le marché est encadré par des règles, des normes, des conventions. En ce sens, le marché est une institution.

1 - Le Marché : une institution

Pour que des échanges puissent se réaliser entre agents économiques, des « règles du jeu » et un cadre juridique qui sécurisent l’échange sont indispensables. Ces éléments qui encadrent l’échange sont de différentes natures : certains sont formels (les droits de propriété ou les textes de loi, banques, monnaie), d’autres sont informels (usages, climat de confiance, etc.).

L’économiste Douglass North a qualifié d’institutions ces éléments d’encadrement de l’échange marchand qui ont pour objectif de réduire l’incertitude entre les participants à l’échange.

Cette approche institutionnaliste montre que le marché n’est pas une donnée naturelle, mais bien le résultat d’une construction sociale.

2 - La diversité des types de marché

Il existe de nombreux critères permettant de repérer les différentes catégories de marché.

On peut d’abord s’arrêter au type de bien ou du service échangé. Ainsi, on distinguera des marchés de biens matériels (produits agricoles et agroalimentaires, biens industriels, matières premières, biens immobiliers, …), des marchés de services (loisirs, voyages, assurances, …) mais aussi les marchés financiers, le marché du travail, le marché des changes (échanges de devises) ou encore le marché monétaire.

On peut également identifier la diversité des marchés consiste en s’intéressant à la configuration du marché. Certains marchés sont concurrentiels, d’autres sont des oligopoles voire des monopoles. Dans ces différents cas, c’est le nombre d’offreurs et de demandeurs qui créent la différence des situations en matière de pouvoir des acteurs sur le fonctionnement global du marché.

Notions

Lieu de rencontre, en général fictif, entre l’offre et le demande de biens ou de services.
Ensemble des règles qui encadrent les interactions humaines.
Situation de marché dans laquelle un offreur est seul à offrir un produit ou un service à une multitude d’acheteurs.
Situation dans laquelle un demandeur est seul sur un marché à demander un produit ou un service à plusieurs ou de nombreux offreurs.

Synthèse

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Les oligopoles aimeraient atteindre la situation de monopole, c’est pourquoi, les firmes oligopolistiques ont intérêt à former des ententes, mais cela requiert une coopération parfois difficile à maintenir.

Le dilemme du prisonnier nous permet de comprendre les stratégies qui peuvent être mises en place par les entreprises dans ce cas de figure. Le dilemme montre que si chaque entreprise prend sa décision indépendamment des autres et essaie de satisfaire son intérêt individuel, la situation s’éloigne du résultat le plus favorable pour l’ensemble. Dans le cas de deux entreprises ayant la possibilité de maintenir des prix élevés ou de les baisser, le dilemme du prisonnier montre que chaque entreprise aura intérêt à baisser son prix, au détriment de leurs profits respectifs. Autrement dit, les intérêts individuels de chaque entreprise s’opposent à leur intérêt collectif. Dans un contexte où la communication est possible et où l’on répète le jeu de décisions stratégiques, la menace d’une rétorsion peut inciter les firmes à respecter l’accord et à former des ententes durables pour éviter une guerre des prix qui ruinerait les perspectives de profits.

Notions

Structures de marché telles qu’un petit nombre d’offreurs vendent des produits différenciés ou identiques.
Enoncé en 1950 par Albert W. Tucker, il caractérise une situation où deux joueurs auraient objectivement intérêt à coopérer mais dans laquelle, en l'absence d'information sur le comportement de l'autre, chacun choisira de trahir, ce qui conduit à une situation mais favorable que la coopération mutuelle.
En théorie des jeux, un équilibre de Nash est une situation où chaque joueur prévoit correctement le comportement des autres, ce qui conduit à la maximisation des gains pour chacun.

La révolution quaternaire

Note de lecture
Le 05/01/2018

La société hyper-industrielle Le nouveau capitalisme productif

Note de lecture
Le 01/03/2017

Synthèse

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La prise en charge collective des risques requiert un certain nombre de principes pour être efficace :

La prévention 

Le premier de ces principes est la prévention. Effectivement, le mieux est de tout mettre en œuvre pour que les risques ne surviennent pas. Prévenir c’est tenter de réduire l’occurrence du risque. Prévenir c’est permettre à chacun d’optimiser ses conduites afin de réduire les risques, c’est donc chercher à réduire les conduites à risque. Cette prévention peut être mise en place au niveau individuel (hygiène de vie, niveau de formation,….) ou au niveau de la société. C’est ainsi que l’Etat cherche à éviter certains risques par la mise en place de plans de prévention (plan de prévention des catastrophes naturelles (inondation par exemple), campagnes de vaccination…) mais aussi par des normes ( par exemple, en matière de sécurité alimentaire, ou lors des périodes de canicules par la mise en place de mesures auprès des personnes plus fragiles…). Historiquement la prévention a permis la transition épidémiologique : l’amélioration des conditions d’hygiène et de vie a fait reculer la mortalité et a modifié les causes de décès.

La prévention vise à modifier les comportements individuels qu’il s’agit d’orienter. Le but est donc d’informer les individus afin que ceux ci optent pour les comportements optimaux. Néanmoins en matière de santé, on peut remarquer que les conduites à risque ne se répartissent pas de manière uniforme dans la population, les milieux populaires et les populations défavorisées sont en général surreprésentés dans les conduites à risque.

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Si la prévention vise à éviter le risque, l’assurance va chercher à compenser les dommages, mais pour cela il faut respecter deux autres principes :

La mutualisation

La mutualisation est le deuxième principe, c’est le procédé qui consiste à diminuer les coûts correspondant à un risque en transférant la charge des risques sur plusieurs agents économiques. Les assurés versent des cotisations ou des primes d’assurance en vue de se protéger financièrement contre certains risques. Ces sommes versées par tous les assurés servent ensuite à indemniser les quelques assurés qui subissent des sinistres. La mutualisation consiste donc à accepter de payer pour les autres sachant que peut-être un jour on pourrait soi-même en avoir besoin. Mutualiser le risque, c’est-à- dire mettre en commun les ressources, permet de faire baisser de manière importante le coût par individu.

Le principe de la mutualisation repose sur la loi des grands nombres. Grace aux probabilités connues pour certains risques, on ne peut pas identifier qui sera touché, mais on peut prévoir (avec une faible marge d’erreur) le pourcentage de ceux qui le seront et le coût moyen qu’ils auront à supporter. On peut ainsi, préciser le montant de la cotisation supportée par chacun. Cette mutualisation des risques suppose donc une évaluation des risques assez précise.

La diversification

Ce troisième principe correspond à l’adage populaire selon lequel « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ».

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Un individu qui voudrait placer de l’argent aurait intérêt à ne pas placer l’ensemble de son épargne sur un seul placement mais à diversifier les placements afin de diversifier les risques. Pour réduire les risques de perte en capital, l’individu doit préférer diversifier ses placements : ainsi si l’un des placement subit une perte en capital, cette perte pourra être compensée par le rendement plus élevé d’un autre placement.

Ce principe de diversification doit donc s’appliquer aux organismes de gestion collective des risques. Les organismes de placement collectif permettent aux épargnants d’accéder à des placements diversifiés même avec des sommes peu importantes.

Les investisseurs institutionnels qui interviennent sur les marchés financiers en vue de placer l’épargne collectée auprès de leurs clients cherchent à diversifier leurs placements pour minimiser les risques de pertes en capital. Parmi ces investisseurs institutionnels, les fonds de pension, qui collectent l’épargne en vue du financement des retraites de leurs clients dans les pays où la retraite se fait par capitalisation. Ce sont donc bien des organismes de gestion collective des risques qui cherchent à arbitrer entre risque et rentabilité.

Notions

Ensemble des mesures pour prévenir un risque, c'est à dire pour l'empêcher de survenir, pour éviter ses conséquences, ou en réduire les effets.
La diversification est une opération qui consiste à choisir une combinaison de différents placements en vue de réduire un risque global.
Les fonds de pension sont des institutions qui collectent l'épargne des ménages et les cotisations des employeurs dans le cadre d'un système de retraite par capitalisation.
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