Première : cours et corrigés

Document 7. Répartition des enfants selon le type de famille et le nombre de parents avec qui ils vivent principalement

Exercice
Le 07/12/2019

Synthèse

Déroulé du chapitre :

Question 1. Comprendre comment les individus expérimentent et intériorisent des façons d’agir, de penser et d’anticiper l’avenir qui sont socialement situées et qui sont à l’origine de différences de comportements, de préférences et d’aspirations.

Question 2. Comprendre comment la diversité des configurations familiales modifie les conditions de la socialisation des enfants et des adolescents.

Question 3. Comprendre qu’il existe des socialisations secondaires (professionnelle, conjugale, politique) à la suite de la socialisation primaire.

Question 4. Comprendre que la pluralité des influences socialisatrices peut être à l'origine de trajectoires individuelles improbables.

 

Conforme au programme officiel (BO)

La diversité des configurations familiales modifie les conditions de la socialisation des enfants et des adolescents. 

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Selon l’Insee, la France comptait 29 millions de ménages en 2015. Un ménage désigne l'ensemble des occupants d'un même logement (sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté). Plus nombreux, les ménages sont aussi de plus en plus petits.

Une famille est la partie d'un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée :

  • soit d'un couple vivant au sein du ménage, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage.
  • soit d'un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale).

En France, on dénombre près de 8,0 millions de familles avec enfants mineurs (8035200 en 2015). Les trois quarts vivent au sein d’un couple même si le nombre de couples avec enfants a un peu baissé. Sur les 8,0 millions de familles avec enfants mineurs près de 23 % sont des familles monoparentales (famille comprenant un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires n'ayant pas d'enfant) en 2015 contre 12 % en 1990. Soulignons que dans 84 % des cas, les enfants résident principalement avec leur mère.

La monoparentalité n’est pas un phénomène nouveau mais ses causes ont changé : le veuvage est moins à l’origine des familles monoparentales que les divorces (ou les séparations) de couples.

Les familles monoparentales peuvent devenir des familles recomposées, celles-ci comprennent un couple d'adultes, mariés ou non, et au moins un enfant né d'une union précédente de l'un des conjoints. Les enfants qui vivent avec leurs parents et des demi-frères ou demi-sœurs font aussi partie d'une famille recomposée.

a

Si la famille traditionnelle reste dominante, la monoparentalité devient un « parcours » de la famille : elle est une étape de l’histoire familiale car la rupture d’une union s’accompagne souvent d’une remise en couple.

Les transformations des formes familiales obligent aussi à distinguer la mère et le père mais aussi les beaux-parents, les membres de la fratrie recomposée, etc. comme agents de socialisation.

Ainsi, l’initiation aux pratiques culturelles dépend d’influences culturelles opposant les sphères privilégiées des parents (activités artistiques et sportives) et celles des copains (jeux vidéo, musiques). Notons que les recompositions familiales entraînent donc à la fois un nombre d’adultes et d’enfants plus nombreux à intervenir dans les processus de socialisation familiaux et la construction individuelle.

L’origine géographique des parents joue aussi un rôle important dans la socialisation et l’identité des enfants. Le choix des prénoms des enfants, par exemple, varie selon le lieu de naissance des parents.

Les dynamiques sociales s’expliquent donc en croisant la question des générations, des âges, du genre et de l’origine sociale et géographique.

Notions

Communauté de personnes réunies par des liens de parenté qui existent dans toutes les sociétés humaines.
Famille qui se compose de tous les descendants d'un même ancêtre, reposant souvent sur la cohabitation de plusieurs générations au sein d'un même foyer (chaque génération représentée par un seul couple).
Famille regroupant deux adultes mariés ou non, avec ou sans enfant, qui est le modèle le plus répandu dans les sociétés développées actuelles.

Document 9. Les initiateurs d’une pratique pour les enfants de 11 ans sont multiples : parents, membre de la fratrie ou copains.

Exercice
Le 07/12/2019

Document 7. Répartition des enfants selon le type de famille et le nombre de parents avec qui ils vivent principalement

Exercice
Le 07/12/2019

Synthèse

Déroulé du chapitre :

Question 1. Comprendre comment les individus expérimentent et intériorisent des façons d’agir, de penser et d’anticiper l’avenir qui sont socialement situées et qui sont à l’origine de différences de comportements, de préférences et d’aspirations.

Question 2. Comprendre comment la diversité des configurations familiales modifie les conditions de la socialisation des enfants et des adolescents.

Question 3. Comprendre qu’il existe des socialisations secondaires (professionnelle, conjugale, politique) à la suite de la socialisation primaire.

Question 4. Comprendre que la pluralité des influences socialisatrices peut être à l'origine de trajectoires individuelles improbables.

 

Conforme au programme officiel (BO)

Les individus expérimentent et intériorisent des façons d’agir, de penser et d’anticiper l’avenir qui sont socialement situées et qui sont à l’origine de différences de comportements, de préférences et d’aspirations. 

La sociologue Muriel Darmon souligne que la socialisation est un processus continu : la « socialisation continue » dépend de l'influence d'une pluralité d'instances (famille, groupe de pairs, voisins, collègue de travail, etc.) à un moment donné. La socialisation désigne la « façon dont la société forme et transforme les individus », et les processus, conscients ou non, au cours desquels les individus intériorisent les normes sociales de différentes instances de socialisation, la famille, les professionnels de l’enfance, l’école, les pairs, les médias, le milieu professionnel, le conjoint, etc. (Muriel Darmon, 2006).

Ainsi, l’étude de la socialisation des élèves en classes préparatoires permet de mettre en lumière un travail de « construction de soi » opéré par diverses institutions et par les individus sur eux-mêmes. La socialisation primaire est la socialisation se déroulant pendant l’enfance.

  • La famille ne se réduit pas au couple parental. La fratrie et le reste de la parenté transmettent aussi des normes et des valeurs. De plus, le couple parental ne diffuse pas toujours les mêmes normes et valeurs. Bref, l’enfant est entouré de personnes qui représentent des principes de socialisation qui peuvent être divers, voire opposés.
  • Au sein des institutions scolaires, les études sociologiques montrent qu’au-delà des consignes officielles qui prescrivent des valeurs (cf. égalité) et de la volonté des enseignants, les différences sexuées se transmettent toujours à l’école, notamment via les albums jeunesse à disposition des élèves dans les classes et les bibliothèques qui renforcent parfois les stéréotypes.
  • La socialisation des enfants est donc un moment important dans la transmission des stéréotypes (positifs ou négatifs) de genre. En famille, à l'école, entre amis des stéréotypes descriptifs (« les filles/garçons sont comme cela … ») ou prescriptifs (« les filles/garçons doivent faire cela … ») exercent des « pressions normatives » sur les individus. Ces injonctions incitent les enfants et les adolescents à se conformer, c'est-à-dire appliquer les normes exigées d’eux.

a

  • La socialisation différenciée des garçons et des filles est souvent dénoncée car elle peut limiter les opportunités (de formation, de profession, de carrière) pour les enfants de chaque sexe, et elle favorise aussi une reproduction des inégalités sociales. Ces apprentissages et ces processus d'intériorisation se traduisent souvent par de fortes inégalités, dans la famille, à l'école, notamment dans le choix des filières, et plus tard, dans la vie professionnelle (accès aux emplois de direction) et familiale (partage des tâches domestiques).
  • Le concept de genre permet de souligner les multiples processus de construction sociale de la différence des sexes. Il permet ainsi de se demander pourquoi et comment une différence biologique (sexes différents) se transforme en différences sociales (rôles et statuts sociaux différents). Il permet enfin de questionner les rapports sociaux de pouvoir ou de domination dans la société. Le concept de « genre » renvoie donc à la dimension culturelle et sociale de l’appartenance sexuelle par opposition à la notion de « sexe » qui traduit une réalité biologique universelle.

a

Notions

Socialisation qui se forge dans l'enfant, du fait des agents de socialisation que sont la famille et l'école.
Socialisation centrée sur l'acquisition des rôles sociaux caractéristiques de l'âge adulte.
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