ACTIVITÉS : L'économie en question #1 - Objectifs et outils de l'économie

L’économie n’est pas qu’une affaire d’argent

L’économie en questions, un cycle de conférences pour apprendre l'économie autrement

Titre 1 : Objectifs et outils de l'économie : de quoi parle-t-on ?

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Le lexique du titre :

Monnaie :

La monnaie est un instrument de paiement accepté par les membres d’une collectivité. Aujourd’hui, la monnaie se présente donc soit sous une forme scripturale, c’est-à-dire manuelle. Il s’agit de la monnaie divisionnaire, les pièces de monnaie émises par le Trésor public, et de la monnaie fiduciaire, les billets de banque émis par la Banque centrale. Cette forme de monnaie représente une part très faible des moyens de paiement utilisés par les agents économiques. A côté de cette monnaie manuelle, la monnaie scripturale, constituée des dépôts à vue des ménages et des entreprises dans les banques, est le moyen de paiement largement majoritaire. Il s’agit donc d’une monnaie parfaitement liquide, utilisable à tout moment grâce à des instruments de circulation comme le chèque ou la carte bancaire. La monnaie a beaucoup évolué historiquement et est amener à évoluer encore dans le sens d’une dématérialisation.

La citation : « Et demain, avec la numérisation des transactions, on peut s’attendre à une économie sans monnaie fiduciaire (pièces et billets) et sans même des comptes courants bancaires non rémunérés. »

Bruno Bensasson, L’économie n’est pas qu’une affaire d’argent, page 9

Pauvreté :

La pauvreté est une notion complexe à définir. On peut la définir de manière absolue, la pauvreté absolue désigne alors l’incapacité pour un individu de satisfaire ses besoins physiologiques fondamentaux. On peut aussi la définir par rapport considère à une norme standard variable selon les époques et les sociétés. On parlera alors de pauvreté relative.

Développement :

L’économiste François Perroux définit le développement comme la « combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire croître, cumulativement et durablement, son produit réel global ». Le terme renvoie donc à une amélioration qualitative de la vie des individus dans un pays.

Macro/micro

Alors que la microéconomie s’intéresse à l’observation et l’analyse des interactions économique à une petite échelle, la macro économie étudie l’économie au niveau national ou international. Leurs objets d’études sont dons assez différents. La microéconomie portera son attention sur l’étude des agents économiques tels que le consommateur ou le producteur. En revanche, la macroéconomie dégagera de grands agrégats portant sur la production de richesses (le PIB) mais aussi sur la consommation, l’emploi, le revenu, l’investissement, etc. Les approches macroéconomiques analysent donc les relations entre ces grands agrégats de l’économie d’en comprendre le fonctionnement mais aussi de prévoir et de mettre en œuvre des politiques économiques. 

 

Le point théorique : La monnaie neutre

Certains économistes ont une approche dichotomiste de la monnaie considérant que l’accroissement de la quantité de monnaie n’a pas de conséquence sur l’activité économique réelle. Les effets de la hausse de la quantité de monnaie seraient donc nominaux, et non réels. La hausse de la quantité de monnaie ne produirait qu’une hausse du niveau général des prix.

Cette vision dichotomiste est ancienne. On la trouve déjà chez Jean Bodin qui considère que la hausse de l’inflation en Europe au XVIème siècle est la conséquence de la hausse de la quantité d’or et donc de monnaie métallique.

J-B Say, au début du XIXème siècle, considère lui aussi que cette neutralité fait de la monnaie un simple « voile » posé sur l’économie, les échanges. Quant à John Stuart Mill, il écrit de la monnaie qu’elle est « insignifiante ».

D’autres économistes considèrent, au contraire, que la monnaie est « active » et qu’une politique monétaire peut doper l’économie réelle. Ce débat reste présent aujourd’hui.

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