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Synthèse

Cours SES gratuits bac 2020 2021 actualité économique

La lutte contre le chômage n’est pas simple, la diversité de ses formes impliquant différentes solutions et politiques possibles dont les effets sont parfois ambivalents. L’efficacité des politiques mises en œuvre dépend en réalité du diagnostic posé quant aux origines du chômage.

Au niveau macroéconomique, il est d’usage de distinguer deux types de chômage, selon les mécanismes qui les engendrent. Les variations de l’activité économique donnent naissance à du chômage conjoncturel, que tente de réduire la politique macroéconomique conjoncturelle mobilisant les instruments monétaires (notamment le taux d’intérêt) et budgétaires (le niveau des dépenses et des recettes de l’Etat). En outre, le chômage structurel est le chômage qui ne résulte pas des variations de l’activité économique à court terme. Il englobe différentes formes de chômage qui résultent de dysfonctionnements relatifs du marché du travail.

Alors que la lutte contre le chômage conjoncturel nécessite l’emploi de politiques macro-économiques de soutien à la demande globale ; le chômage structurel appelle quant à lui la mise en œuvre de réformes structurelles qui tendent à rapprocher le fonctionnement du marché du travail concret d’un marché de concurrence pure et parfaite en réduisant les rigidités salariales, les problèmes informationnels ainsi que d’appariements entre employeurs et demandeurs d’emplois. Il est alors d’usage de mettre en œuvre des politiques d’allégement du coût du travail, de flexibilisation du marché du travail et de formation pour réduire le chômage structurel.

Les politiques d’allègement du travail permettent de diminuer le coût du travail supporté par l’employeur et de l’inciter à embaucher, en améliorant le gain supplémentaire qu’il tire du salarié nouvellement embauché. Dans le cadre d’un raisonnement néoclassique, la réduction du coût des travailleurs peu qualifiés dont la productivité est insuffisante relativement au SMIC pourrait favoriser leur embauche en rapprochant le salaire minimum du salaire d’équilibre du marché.

Les politiques de flexibilisation quant à elles permettent d’assouplir le marché du travail en favorisant un ajustement plus rapide des salaires et de la main-d’œuvre par rapport aux besoins de l’entreprise qui doit adapter sa production à l’évolution du marché. La flexibilité du marché du travail favoriserait l’exercice du processus de destruction créatrice inhérent à des économies capitalistes dont l’innovation est le moteur. La flexibilité du travail permettrait alors la destruction d’emplois peu productifs et la création d’emplois plus productifs. Différentes formes de flexibilité du travail sont possibles. La flexibilité salariale consiste à lier l'évolution des salaires aux résultats de l'entreprise. Pour s’adapter à l’évolution de l’activité économique, les entreprises peuvent également avoir recours à la flexibilité quantitative externe qui consiste à faire varier les effectifs de l’entreprise, à la flexibilité quantitative interne qui permet de moduler les heures de travail ou encore à l’externalisation qui permet de déplacer le lien contractuel avec le travailleur de l’entreprise en le reportant sur d’autres afin d’ajuster au plus près de la demande le niveau de production souhaité.

La politique de formation contribue pour sa part à réduire le chômage d’inadéquation entre offres et demandes d’emplois en favorisant les reconversions nécessaires induites par le processus de destruction créatrice d’activités et d’emplois. Ainsi, en contribuant à améliorer les appariements entre les actifs occupés (en emplois) ou non (les chômeurs) et l’employeur sur le marché du travail, la politique de formation participe à son tour à diminuer le chômage structurel.

Notions

Chômage durable, résultant des structures du pays, et qui s’installe donc dans le long terme. Ces structures défaillantes peuvent concerner la démographie, le vieillissement de l’appareil productif, une législation inadaptée, ou encore une école qui ne correspond pas tout à fait aux besoins de l’économie.
Ensemble des interventions publiques sur le marché du travail visant à remédier aux déséquilibres qui peuvent y apparaître.

Document 5 : Politique macroéconomique de soutien à la demande globale et instrument monétaire

Exercice
Le 04/04/2020

Synthèse

ressources pédagogiques SES bac 2020 2021

Quand les sociologues étudient la mobilité sociale intergénérationnelle, ils comparent les positions sociales des individus avec celles de leurs parents. Cependant, d’une génération à une autre, la société change. Les emplois ne sont plus les mêmes, certains secteurs d’activité se développent, d’autres voient leur poids diminuer dans la société, certains métiers apparaissent, d’autres disparaissent. Ainsi, en France, sur la seconde moitié du 20e siècle, on a pu observer une réduction régulière du poids de l’emploi agricole. L’emploi industriel a connu la même dynamique à partir des années 1970. Dans le même temps, les emplois salariés ont vu leur poids augmenter aux dépends des emplois d’indépendants et il y a eu une montée de la qualification des emplois. Depuis les années 1960, l’emploi se féminise également : la part des femmes en emploi augmente. Ces changements de structure de l’emploi créent automatiquement de la mobilité sociale : les individus ne peuvent pas, mécaniquement, occuper les mêmes emplois que leurs parents. On parle alors de mobilité structurelle pour désigner cette mobilité due aux changements de structure de l’emploi. Elle se mesure en comparant la structure des emplois des individus avec celle de leurs parentsLa mobilité nette est alors la mobilité sociale qui n’est pas structurelle. Cette mobilité nette peut être assimilée à une mobilité davantage liée à l’égalité des chances.

Cependant, pour mesurer plus précisément cette égalité des chances, il est plus pertinent de calculer la « fluidité sociale ». Cette dernière se mesure à l’aide d’odds ratio ou rapport des chances relatives d’accès à une position sociale donnée. Celui qui est calculé le plus couramment est celui qui compare les chances de mobilité des cadres et celles des ouvriers. Dans ce cas, l’odds ratio se calcule en comparant la probabilité des cadres de devenir cadre plutôt qu’ouvrier avec la probabilité des ouvriers de devenir cadre plutôt qu’ouvrier. Pour les cadres, par exemple, cette probabilité se calcule en faisant le rapport entre le nombre (ou le pourcentage) de fils de cadres devenus cadres et le nombre (ou la proportion de fils de cadres devenus ouvriers. Moins la société est fluide et plus cet odds ratio est élevé. À l’inverse, dans une société totalement fluide, ce ratio devrait être de 1 : les enfants d’ouvriers auraient les mêmes chances de devenir cadre plutôt qu’ouvrier que les enfants de cadres. Ces odds ratio peuvent être calculés pour toutes les catégories sociales prises deux à deux et ils permettent de mesurer la mobilité de manière indépendante des évolutions de la structure sociale.

L’intérêt de cette mesure la fluidité est de montrer qu’une société plus mobile ne signifie pas forcément une plus grande égalité des chances. En effet, on peut observer des flux de mobilité qui sont dus à une mobilité structurelle et qui ne signifient donc pas une plus forte égalité des chances. De plus, quand on observe que davantage de personnes issues des catégories populaires accèdent aux positions les plus favorisées, il faut se demander si cet accès plus facile n’est pas aussi présent pour ceux dont les parents appartiennent déjà aux catégories les plus favorisées. On pourrait en effet observer une situation dans laquelle plus d’enfants d’ouvriers deviennent cadres, par exemple, mais où, en parallèle, tous les enfants de cadres deviennent cadres. Dans ce cas, il serait difficile de parler d’égalité des chances… Pour approcher l’égalité des chances, il faut donc non seulement mesurer la mobilité structurelle, mais aussi, par les odds ratio, comparer les chances d’accès aux différentes positions sociales pour les individus des différentes origines sociales. Pour la France, on observe, par exemple depuis la fin des années 1970, une baisse de l’odds ratio calculé pour les cadres et les ouvriers, ce qui montre une plus grande fluidité sociale et donc un accès plus ouvert aux emplois de cadres. Cette montée de la fluidité s’observe également quand on compare les cadres aux autres professions salariées (professions intermédiaires et ouvriers).

Notions

Somme des mobilités nette et structurelle, désignant l’ensemble des membres d’une société qui ont une position sociale différente de celle de leurs pères.
Mobilité qui ne s’explique pas par les transformations de la structure sociale. Elle exprime le degré de fluidité sociale d’une société, qui est la capacité de leurs membres à pouvoir changer de position sociale indépendamment de toute contrainte structurelle.
Mobilité rendue obligatoire par les transformations de la structure sociale, c’est-à-dire par l’augmentation et la diminution numérique des différents groupes socioprofessionnels.
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