Première : cours et corrigés
Synthèse
Dans certaines circonstances, le marché est défaillant : il ne permet pas l'allocation optimale des ressources. Les pouvoirs publics sont ainsi amenés à intervenir pour corriger ces défaillances ou leurs effets.
La présence d'externalités
Une première défaillance du marché provient du fait que certaines productions ou consommations génèrent des effets externes (ou externalités). L'externalité peut être positive, si l'effet produit est une amélioration du bien-être, négative dans le cas contraire.
Dans les deux cas, la situation économique obtenue en « laissant faire » le marché ne sera pas la meilleure possible pour l'ensemble de la société. En effet, en présence d'externalités négatives (comme la pollution due au trafic automobile ou à l'activité productive d'une usine), les quantités produites par les agents auront tendance à être trop importantes puisque les coûts liés à la baisse du bien-être et à la dépollution ne seront pas pris en charge par les pollueurs. Inversement, les externalités positives sont souvent sous-produites puisque les agents qui en sont à l'origine ne sont pas récompensés (la recherche scientifique par exemple).
Les pouvoirs publics peuvent alors remédier à cette défaillance en internalisant les externalités, c'est à dire en intégrant ces coûts ou ces avantages induits dans les calculs des agents économiques pour inciter ces derniers à produire moins (dans le cas d'externalités négatives) ou en plus grande quantité (dans le cas d'externalités positives). En France par exemple, l’État taxe l'achat de voitures neuves polluantes et incite les ménages à se tourner vers les voitures ou même les vélos électriques.

Exercice 2. Les vélos en free floating, un exemple de défaillance du marché dans la gestion des biens communs ?
Exercice 1. Externalités positives ou négatives ?
Document 5. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils intervenir ?
Document 4. Des mesures pour lutter contre la pollution automobile
Document 3. Les externalités sont une défaillance du marché
Synthèse
Pour Ulrich Beck, dans son ouvrage La société du risque, la société moderne est la société du risque.

On constate que la notion de risque est liée à trois caractéristiques:
- des victimes potentielles
- une survenue aléatoire
- un coût variable
On distingue le risque qui est probabilisable de l’incertitude qui ne l’est pas.
Parmi l’ensemble des risques, on s’intéresse en particulier aux risques économiques et sociaux qui correspondent aux événements qui sont susceptibles de provoquer:
- soit des dépenses importantes
- soit une diminution sensible des revenus habituels de l’individu (maladie, accident, perte d’emploi, vieillesse).
La notion de risque social désigne aussi de manière plus étendue, la prise en charge par l’Etat de certains risques. Historiquement, cela correspond à la mise en place de la loi sur les accidents du travail en 1898. Avant cette loi, pour obtenir une indemnisation suite à un accident du travail, les salariés devaient prouver que leur employeur avait commis une faute. Après cette loi, les employeurs doivent souscrire à une assurance et indemniser les victimes d’accident du travail. C’est un changement juridique d’importance qui marque le début du risque social.
A partir de 1945 et la naissance de la sécurité sociale, d’autres risques vont être qualifiés de sociaux car ils seront pris en charge par les pouvoirs publics. La sécurité sociale va prendre en compte quatre types de risques : la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles, la famille et la vieillesse. Le Chômage sera pris en charge par les pouvoirs publics seulement à partir de 1958 (création de l’Unédic)
L’ensemble des événements suivants peuvent désormais être considérés comme des risques économiques et sociaux : maladie, maternité, invalidité, vieillesse, accident du travail, maladie professionnelle, décès, charges de famille et chômage.

