Première : cours et corrigés

Synthèse

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Pour Ulrich Beck, dans son ouvrage La société du risque, la société moderne est la société du risque.

La société du risque

On constate que la notion de risque est liée à trois caractéristiques:

  • des victimes potentielles
  • une survenue aléatoire
  • un coût variable

On distingue le risque qui est probabilisable de l’incertitude qui ne l’est pas.

Parmi l’ensemble des risques, on s’intéresse en particulier aux risques économiques et sociaux qui correspondent aux événements qui sont susceptibles de provoquer:

  • soit des dépenses importantes
  • soit une diminution sensible des revenus habituels de l’individu (maladie, accident, perte d’emploi, vieillesse).

La notion de risque social désigne aussi de manière plus étendue, la prise en charge par l’Etat de certains risques. Historiquement, cela correspond à la mise en place de la loi sur les accidents du travail en 1898. Avant cette loi, pour obtenir une indemnisation suite à un accident du travail, les salariés devaient prouver que leur employeur avait commis une faute. Après cette loi, les employeurs doivent souscrire à une assurance et indemniser les victimes d’accident du travail. C’est un changement juridique d’importance qui marque le début du risque social.

A partir de 1945 et la naissance de la sécurité sociale, d’autres risques vont être qualifiés de sociaux car ils seront pris en charge par les pouvoirs publics. La sécurité sociale va prendre en compte quatre types de risques : la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles,  la famille et la vieillesse. Le Chômage sera pris en charge par les pouvoirs publics seulement à partir de 1958 (création de l’Unédic)

L’ensemble des événements suivants peuvent désormais être considérés comme des risques économiques et sociaux : maladie, maternité, invalidité, vieillesse, accident du travail, maladie professionnelle, décès, charges de famille et chômage.

Notions

Le risque désigne des événements qui portent atteinte à la sécurité économique d’une personne et qui sont reconnus comme devant faire l’objet d’une prise en compte, d’une réparation ou d’une rétribution (par exemple, la maladie, le décès, l’invalidité, la retraite, les accidents du travail, les maladies professionnelles…).
Forme de solidarité consistant à couvrir les risques éventuels en contrepartie d'une cotisation.
Ensemble d'organismes publics sans but lucratif chargés de gérer la protection sociale

Synthèse

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Un processus d'individualisation à l’œuvre dans la société

L'individu est capable de faire des choix en fonction de ses goûts et affinités. L’individu moderne est moins marqué dans ses choix par les institutions qui l’entourent. Par exemple, la religion qui exerçaient une pression importante sur ses actions dans les sociétés traditionnelles est mises en concurrence avec de nouvelles instances de lien social (amis, réseaux sociaux, médias, groupes de pairs, associations…). L’individu est davantage capable de faire des choix et va peu à peu s’autonomiser en dehors de son groupe d’appartenance. On parle d’un processus d’individualisation.

Ainsi l’individu peut être confronté à des normes, valeurs en opposition ou en contradiction les unes avec les autres. Celles-ci sont en effet dépendantes des univers sociaux dans lesquels il est intégré et qu’il côtoie. Le sociologue Bernard Lahire fait référence à un « Homme pluriel » possédant de multiples dispositions à agir dans des groupes qu’il n’aura pas toujours l’occasion d’exprimer ou d’utiliser. Tout dépendra des circonstances et de ses choix de vie.

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La forme du lien social dépend du type de société

D'une société à solidarité mécanique…

Dans les sociétés traditionnelles à solidarité mécanique. Le poids du groupe s’exerce fortement sur les individus. Les comportements de chacun sont dictés par la société et leur marge d’autonomie est réduite. Pour Emile Durkheim, la conscience collective domine la conscience individuelle. Le lien social est fondé sur la ressemblance des individus entre eux, il s’agit d’une solidarité mécanique qui explique le « vivre-ensemble ».

… à une société à solidarité organique

Dans les sociétés modernes, la conscience individuelle peut se développer. Les individus occupent, en effet, des fonctions distinctes (grâce à la division du travail). Ainsi les comportements peuvent être différents sans remettre en cause l’existence de la société. Les individus vivent ensemble en comptant sur leur complémentarité qui naît de leurs fonctions spécifiques (corps de métiers différents notamment). Chacun amène quelque chose aux autres en échangeant le fruit de son travail contre le résultat du travail des autres. On parle alors d’une société à solidarité organique.

Des liens sociaux plus complexes existent :

L’émergence des sociétés modernes, caractérisées par la division du travail n’a pas fait disparaître les formes de solidarité mécanique. De nombreux liens sociaux existent encore en raison des ressemblances entre les individus. Par exemple, au travail, le collectif de salariés défend d’autant mieux ses intérêts communs qu’ils se ressemblent tous et peuvent construire des revendications autour d’enjeux communs. Les participants à une manifestation se regroupent autour de causes communes à défendre et se reconnaissent entre eux par les slogans qu’ils scandent ou les tenues qu’ils portent (à l’exemple des gilets jaunes en novembre 2018).

Notions

Solidarité par similitude, caractéristique des sociétés traditionnelles où la division du travail est faible et les individus peu différenciés les uns des autres
Solidarité caractéristique des sociétés modernes où la division du travail est forte et où les individus revendiquent leur autonomie par rapport aux groupes d'appartenance.
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