Première : cours et corrigés
Synthèse

Déroulé du chapitre :
QUESTION 4: comprendre et illustrer la distinction entre déviance et délinquance.
QUESTION 5: comprendre et illustrer les difficultés de mesure de la délinquance.
Conforme au programme officiel (BO)
1) la déviance se définit par rapport aux normes, elle est donc aussi relative à la période
Nous avons donc compris que la déviance se détermine comme le comportement transgressif d'une norme. Or nous avons montré dans la question 1 que les normes sont elles-même variables puisque socialement , historiquement et géographiquement situées. C'est ainsi que la déviance ne peut-être définie et délimitée de façon figée et qu'elle n'existe pas en tant que telle. La déviance est donc relative et ne se réduit pas à une simple catégorie statistique révélée par un écart à la moyenne; pour qu'il y ait déviance il faut une norme de groupe et pas seulement une opinion majoritaire.
Certains comportements jugés autrefois déviants peuvent être considérés comme «normaux» aujourd'hui: par exemple, l'homosexualité ou encore élever un enfant dans le cadre d'une famille monoparentale. De même que des comportements autrefois caractérisés comme normaux sont aujourd'hui identifiés comme déviants, par exemple fumer dans les lieux publics ou encore donner une fessée à un enfant.
2)Comme les normes, la déviance est également relative selon les groupes sociaux
La déviance est également relative selon les groupes sociaux étudiés; on peut illustrer cet aspect à partir de nombreux exemples; la minceur extrême de certains mannequins est considérée comme normale dans le milieu de la mode et déviante hors de ce contexte, ou encore le refus de manger des aliments issus de l 'exploitation animale est une pratique normale dans les groupes vegan et déviante pour d'autres consommateurs.
3) la déviance est relative selon l'espace
La déviance est également géographiquement située: selon les Etats, la consommation légale de cannabis ou les pratiques d'avortements ou encore de détention légale d'armes à feu sont identifiées comme des pratiques déviantes ou pas.
La déviance est donc définie par rapport aux normes qui sont à leur tour variables ce qui en fait tout autant un état qu'un processus comme l'établiront les théories interactionnistes.
Par ailleurs, cela se traduit également par une variabilité des sanctions selon les époques, les groupes et les sociétés. C'est aussi ce qui amène les sociologues contemporains à s'interroger les mécanismes par lesquels les groupes sociaux produisent de la déviance et donc les normes en vigueur.
Synthèse
Le marché désigne un lieu réel ou fictif où s’échangent des biens ou des services, proposés par des offreurs qui cherchent à maximiser leur profit et des demandeurs qui souhaitent maximiser leur satisfaction.
Cette définition, apparemment simple, renvoie à une très grande diversité de situations concrètes. L’échange sur le marché est encadré par des règles, des normes, des conventions. En ce sens, le marché est une institution.
1 - Le Marché : une institution
Pour que des échanges puissent se réaliser entre agents économiques, des « règles du jeu » et un cadre juridique qui sécurisent l’échange sont indispensables. Ces éléments qui encadrent l’échange sont de différentes natures : certains sont formels (les droits de propriété ou les textes de loi, banques, monnaie), d’autres sont informels (usages, climat de confiance, etc.).
L’économiste Douglass North a qualifié d’institutions ces éléments d’encadrement de l’échange marchand qui ont pour objectif de réduire l’incertitude entre les participants à l’échange.
Cette approche institutionnaliste montre que le marché n’est pas une donnée naturelle, mais bien le résultat d’une construction sociale.
2 - La diversité des types de marché
Il existe de nombreux critères permettant de repérer les différentes catégories de marché.
On peut d’abord s’arrêter au type de bien ou du service échangé. Ainsi, on distinguera des marchés de biens matériels (produits agricoles et agroalimentaires, biens industriels, matières premières, biens immobiliers, …), des marchés de services (loisirs, voyages, assurances, …) mais aussi les marchés financiers, le marché du travail, le marché des changes (échanges de devises) ou encore le marché monétaire.
On peut également identifier la diversité des marchés consiste en s’intéressant à la configuration du marché. Certains marchés sont concurrentiels, d’autres sont des oligopoles voire des monopoles. Dans ces différents cas, c’est le nombre d’offreurs et de demandeurs qui créent la différence des situations en matière de pouvoir des acteurs sur le fonctionnement global du marché.