Première : cours et corrigés
Synthèse
Déroulé du chapitre :
Question 2. Connaître les critères de classement des PCS
Question 4. Comprendre comment les nouvelles sociabilités numériques contribuent au lien social.
Conforme au programme officiel (BO)
La recherche des origines du lien social, qui unirait l’ensemble des membres d’un groupe social et assurerait leur cohésion, est essentielle en sociologie.
L'individu est relié à la société par différents types de liens sociaux.
Au cours de sa vie, à l’aide de sa famille, l’enfant apprend petit à petit les règles de vie en société. En les respectant il acquiert une place dans son groupe familial puis par extension dans la société tout entière. Les liens familiaux sont donc essentiels à la construction de l’individu.

L’individu va ensuite côtoyer d’autres instances comme les groupes de pairs. Il s’agit, par exemple, des amis à l’école qui vont permettre à celui-ci d’intérioriser des règles et des valeurs propres au groupe auquel il appartient. A travers les jeux, les interactions se construisent et donnent une place à chacun. L’individu est en interdépendance avec ses semblables.
Le lien marchand est typique des sociétés modernes. Par la mise en relation d’acheteurs et de vendeurs, nos économies sont des facteurs de liens sociaux. Nous sommes interdépendants les uns des autres. L’organisation économique permet ainsi de trouver le producteur spécialisé dans une production qui échange le fruit de son travail contre celui des autres. Les salariés sont aussi en lien direct avec un employeur dans le cadre du contrat de travail qui fournit de nombreuses sources de sociabilités (lien avec la hiérarchie, les collègues, les organisations syndicales…).
Il existe aussi des liens politiques : un individu est un citoyen qui est amené à prendre part aux décisions collectives par le vote par exemple et à exprimer ses idées à l’occasion de divers événements (manifestations, réunions publiques…).
On distingue donc de multiples groupes sociaux
Un groupe social est un ensemble d’individus qui ont des liens entre eux qui se connaissent et se reconnaissent en tant que membre du même groupe. Ils ont donc une conscience d’appartenir à ce groupe et sont aussi perçus de l’extérieur comme membre du groupe. Les supporters d’une équipe de foot ont ces caractéristiques par exemple.
On appelle groupe « primaire » un ensemble de personnes qui se connaissent toutes et pour lesquelles les relations sont directes, fréquentes et personnelles, la famille par exemple ou le groupe de pairs. On le distingue des groupes « secondaires » qui désignent un ensemble de personnes qui sont plus à distance les uns des autres et pour lesquels les relations sont plus limitées, plus fonctionnelles (c'est à dire liées à un espace social particulier : l’univers professionnel...) ex : une communauté religieuse, les habitants d’un quartier.

Exercice 1. Pour chaque exemple proposé dans ce tableau, dites s’il s’agit d’un groupe social et justifiez votre réponse
Synthèse
Déroulé du chapitre :
Question 1. La présence d'externalité
Question 2. La production de biens collectifs et la gestion des biens communs
Questions 3. L'existence d'asymétries d'information
Conforme au programme officiel (BO)
Le marché est défaillant en présence d'asymétrie d'information. C'est une situation dans laquelle deux agents qui effectuent une transaction économique n'ont pas le même niveau d'information sur le produit échangé. L'aléa moral et la sélection adverse sont deux conséquences de ces asymétries.
- La sélection adverse apparaît notamment sur un marché lorsque les consommateurs ne disposent pas de toute l'information sur la qualité du bien qu'ils désirent acheter, contrairement aux vendeurs. C'est le cas, par exemple, de la vente des voitures d'occasion. Ils seront alors conduits à prendre des décisions contraires à ce qu'ils recherchaient au départ. Cette sélection adverse peut même dans des cas extrêmes, mener à l'absence d'équilibre et entraîner la disparition d'un marché. Dans l'incertitude, les acheteurs, en effet, sont poussés à demander un prix moyen, plus bas que le prix proposé, ce qui entraînera le retrait des bonnes voitures par les vendeurs, et augmentera la mise sur le marché des mauvaises, accentuant encore la méfiance, et ce, jusqu'à la fin de toute transaction sur le marché. En situation d'asymétrie d'information sur la qualité des produits, le prix ne joue donc plus correctement son rôle de signal.
- L'aléa moral représente le risque qu'un agent, une fois le contrat signé, modifie son comportement en devenant plus imprudent ou en cherchant à profiter de la situation par exemple. Le marché de l'assurance en particulier est exposé à ce danger, surtout lorsqu'il est difficile ou impossible de contrôler la prise de risque de l'assuré. Ainsi, se sachant protégé par une assurance, un conducteur automobile peut adopter une conduite risquée, un patient augmenter plus que nécessaire ses frais médicaux...
Pour éviter ces conséquences nuisibles à l'activité économique, les pouvoirs publics peuvent obliger les agents à fournir un certain nombre d' informations ( rôle des labels et des réglementations), ou mettre en place des incitations pour respecter le contrat (franchises médicales). Dans certains cas, ils peuvent aussi choisir d'assurer eux-même les personnes (assurance chômage, prêts étudiants...).

