Seconde

Synthèse

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Quelles sont les principales spécificités du pouvoir politique ?

Le pouvoir, lorsqu’il est envisagé comme une relation, suppose l’existence d’un rapport déséquilibré dans lequel un individu ou un groupe parvient à se faire obéir d’un autre individu ou groupe (document 1).

Mais toutes les relations de pouvoir ne relèvent pas du domaine politique. La "cité" désigne un ensemble d’individus partageant un espace délimité et entretenant entre eux des relations régulées. Par extension, est politique ce qui est en rapport avec le gouvernement d’un groupe, à savoir, ce qui permet d’encadrer l’organisation des activités sociales d’une communauté d’individus sur un territoire donné (document 2). Donc, tout ce qui consiste à conquérir des postes permettant d’édicter des règles s’imposant au groupe, tout ce qui implique de concevoir ces règles ou d’en influencer l’élaboration relève du domaine politique. Par contre, la décision d’un chef d’entreprise de ne pas augmenter la rémunération d’un salarié ou encore le choix de parents d’interdire les écrans à leurs enfants avant un certain âge font certes intervenir des relations de pouvoir, mais non politiques.

La notion de pouvoir politique implique entre autres que les institutions ou les individus en charge de ces fonctions de régulation sociale ont les moyens de faire respecter leurs décisions par l’ensemble de la communauté. En effet, il ne peut y avoir de pouvoir politique sans capacité de coercition et donc, de contrainte. L’État est une forme particulière d’organisation du pouvoir politique, caractérisée par l’existence d’un ensemble d’organes spécialisés concentrant entre leurs mains le monopole de la violence légitime (document 2).

En quoi consiste la séparation des pouvoirs ?

Comment s’assurer que les institutions en charge du pouvoir politique n’en abusent pas ? Cette question préoccupe la philosophie politique dès le XVIIème siècle et amène à théoriser la nécessité de « séparer les pouvoirs » (document 3).

En quoi consistent ces pouvoirs ? Selon une division traditionnelle inspirée de Montesquieu, on distingue :

  • Le « pouvoir législatif » : la faculté à fabriquer les lois
  • Le « pouvoir exécutif » : la faculté à faire appliquer les lois
  • Le « pouvoir judiciaire » : la faculté à sanctionner les infractions aux lois

« Séparer les pouvoirs » consiste à éviter qu’un organe dispose du monopole de ces trois fonctions. Il s’agit donc de s’assurer que plusieurs instances différentes concourent à l’exercice des trois pouvoirs susmentionnés. Attention ! « Séparer les pouvoirs » ne signifie pas forcément confier chaque fonction à un organe spécifique. Par exemple, la fonction législative peut être assumée à la fois par le Parlement et, à titre accessoire, par le Gouvernement. Mais, pour éviter les dérives tyranniques, il ne faut en aucun cas que pouvoir exécutif et pouvoir législatif soient confiés dans leur intégralité à la même institution !

Quelles sont les principales institutions de la Cinquième République française ?

Sous le régime de la Cinquième République, trois grandes institutions se partagent les pouvoirs exécutif et législatif. Le Président de la République et le Gouvernement sont les organes exécutifs. Le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat, est l’organe législatif.

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La Constitution de la Cinquième République met en place une séparation souple des pouvoirs : ainsi les organes exécutifs et législatif coopèrent et se contrôlent mutuellement. Le Président de la République peut ainsi prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale, tandis que le Gouvernement dispose de l’initiative législative au même titre que les parlementaires. Pour équilibrer la relation entre organes exécutifs et législatif, l’Assemblée nationale peut quant à elle mettre en jeu la responsabilité politique du Gouvernement et le renverser (document 4).

Comment les modes de scrutin déterminent-ils la représentation politique et structurent-ils la vie politique ?

Les modes de scrutin sont des techniques de transformation des voix obtenues lors d’une élection en sièges.

On oppose traditionnellement deux grands types de modes de scrutin (dans la réalité, il existe aussi des scrutins mixtes) :

  • Le scrutin majoritaire : le candidat ou la liste qui obtient le plus de voix dans une circonscription donnée emporte l’ensemble des sièges de la circonscription.
  • La représentation proportionnelle : le nombre d’élus de chaque liste est calculé en fonction des suffrages obtenus par celle-ci (document 5).

Le scrutin majoritaire tend à favoriser l’émergence de majorités relativement stables mais au prix d’une faible représentativité. La représentation proportionnelle permet de remédier à cela, mais parfois en créant une dispersion des sièges propice à l’instabilité politique (document 6).

Quels sont les différents acteurs contribuant à la vie politique ?

Les partis politiques, nés avec l’extension du suffrage universel au cours du XIXème siècle, sont des acteurs incontournables de la vie politique. En effet, ces structures agrègent des soutiens populaires en vue d’accéder aux postes de pouvoir politique. Il est ainsi devenu particulièrement difficile de prétendre aux plus hautes fonctions électives sans recevoir l’investiture d’au moins un parti (document 7).

Pour autant, ce ne sont pas les seules organisations investies dans l’activité politique. À leurs côtés, une société civile organisée composée d’une multitude de groupes d’intérêt divers et variés (syndicats, associations, etc.) agit en faisant pression sur les institutions disposant du pouvoir politique, grâce à diverses stratégies (influence, coopération, protestation) (document 8).

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L’activité des médias a elle aussi des répercussions sur la vie politique. Si l’impact n’est que limité sur le comportement électoral, en revanche, le traitement médiatique d’un certain nombre de sujets peut avoir des conséquences sur la perception qu’en a le public. Ont été ainsi mis en évidence l’existence d’effets de mise sur agenda, d’effets de cadrage et d’effets d’amorçage (document 9).

 

Notions

Au sens le plus large, le politique est tout ce qui est relatif à l'exercice du pouvoir dans une société donnée. Dans un sens plus restreint, c'est la manière de diriger un Etat, donc les options prises par la gouvernants dans les différents domaines où l'exercice leur autorité
Le pouvoir est une relation déséquilibrée entre des acteurs sociaux, qui s'observe quand un individu (ou un groupe d'individus) accomplit une action conformément à la volonté d'un autre individu (ou groupe d'individus).
Au sens du droit constitutionnel, l'Etat est la juxtaposition d'un territoire aux frontières délimitées, d'une population vivant sous sa juridiction, et d'un appareil administratif.
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