En effet, supposons que la firme Mecanotron obtienne de sa banque - la banque Dufric - un crédit [de 20 000 €] destiné à l'acquisition d'une machine [d’une valeur de 15 000 €]. La firme Mecanotron passe commande à la firme Robotron mais celle-ci, contrairement à la situation précédente, est cliente d'une autre banque, la banque Flouz SA. Dans ce cas, le reflux des dépôts s'opère auprès de l'établissement qui n'a pas ouvert la ligne de crédit : sa position est enviable ; en revanche, celle de la banque Dufric est plus préoccupante [étape 1].
En fait, il n'est pas insensé de penser que dans le même temps la banque Flouz S.A. ait octroyé un crédit [de 10 000€] à une autre firme Investimage par exemple ; que celle-ci ait utilisé ledit crédit auprès de son fournisseur [d’appareil photo numérique de pointe d’une valeur de 8000€], la firme Photoplus cliente de la banque Dufric ; et que, par conséquent, un phénomène de reflux de dépôts ait eu lieu en sens inverse, au bénéfice cette fois-ci de la banque Dufric [étape 2].
Bassoni, Beitone, Monnaie : théories et politiques, Sirey, 1997
A partir de l’exemple de Mecanotron et Robotron, etc., dressons les bilans simplifiés de l’ensemble des acteurs concernés. Dufric accorde un crédit de 20 000 € à Mecanotron qui s’en sert pour acheter une machine de 15 000 € à Robotron (étape 1). Puis Flouz SA accorde un crédit de 10 000 € à Investimage qui utilise 8000€ pour acheter une appareil photo de point à Photoplus (étape 2).
1) Complétez les bilans simplifiés des 4 acteurs concernés par l’étape 1.
2) Que peut-on remarquer quant aux bilans des deux banques commerciales ?
Etape 2 : Flouz SA accorde un crédit de 10 000 € à Investimage qui utilise 8000€ pour acheter une appareil photo de point à Photoplus
3) A la suite de la question 1, dressez les bilans des acteurs concernés par l’étape 2 (écritures en gras).
4) La position de Dufric est-elle toujours aussi défavorable ?
5) Quel problème reste-t-il à régler ?