Les disparités dans les choix d’orientation des bacheliers généraux avec mention
selon leur origine sociale et leur genre (en %)
Question 1 : Faites une phrase avec la première donnée du tableau « 47 »
Question 2 : Peut-on affirmer que les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont surreprésentés dans les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) avec ce tableau ? Qu’en déduire sur le rôle de la famille ?
Question 3 : Un débat pour la classe
Filles et garçons en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) : différences ou inégalités ?
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Question 1 : Faites une phrase avec la première donnée du tableau « 47 »
Réponse 1
Selon le Ministère de l’Éducation nationale (MEN-DEPP), 47% des enfants de cadres et professions libérales ou ayant des parents professeurs, entrés en sixième en 1995, et ayant eu un baccalauréat général avec mention, ont choisi une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE).
Question 2 : Peut-on affirmer que les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont surreprésentés dans les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) avec ce tableau ? Qu’en déduire sur le rôle de la famille ?
Réponse 2
Selon le Ministère de l’Éducation nationale (MEN-DEPP), 47% des enfants de cadres et professions libérales ou ayant des parents professeurs, entrés en sixième en 1995, et ayant eu un baccalauréat général avec mention, ont choisi une CPGE contre 35% des bacheliers généraux avec mention. Ces jeunes forment donc le groupe le plus important à accéder à cette filière de l’enseignement supérieur.
On ne peut pas affirmer, avec les données du tableau, si ce groupe est « surreprésenté » dans cette filière car il faut connaître la part des cadres dans la population pour évaluer une sur/sous-représentation.
En consultant le site de l’Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2489546) on repère que les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 18,4% des personnes en emploi en 2018 : on en déduit donc, grâce à un autre information, une surreprésentation des enfants de cadres.
Les milieux familiaux influencent la qualité des parcours dans l’enseignement primaire et secondaire, mais aussi les choix d’orientation aux différentes étapes de la scolarité dont l’entrée dans l’enseignement supérieur.
Question 3 : Un débat pour la classe
Filles et garçons en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) : différences ou inégalités ?
Réponse 3
Selon le Ministère de l’Éducation nationale (MEN-DEPP), 50% des bacheliers de l’enseignent général, entrés en sixième en 1995, et ayant eu mention ont choisi une CPGE alors qu’elles ne sont que 25% pour les bachelières dans la même situation.
Tous les élèves qui ont réussi un baccalauréat général avec une mention ne s’orientent pas en classe préparatoire dans les mêmes proportions. Malgré les mesures prises pour élargir le recrutement des CPGE et inciter tous les lycéen(ne)s qui en ont la capacité à se porter candidats on constate :
- que les enfants de cadres, quel que soit leur sexe, vont deux fois et demi plus souvent en classe préparatoire que les enfants d’ouvriers ou employés ;
- que les garçons et les filles continuent à prendre des orientations différentes : les filles vont deux fois moins en CPGE que les garçons et prennent toujours beaucoup plus souvent le chemin de l’université.
Avant de trancher entre différence et/ou inégalité entre filles et garçons, il faut identifier les nombreuses explications de cette disparité :
- les lauréates de la série S ayant une mention privilégient les formations du domaine de la santé (faculté de médecine) ;
- les titulaires d’un baccalauréat de la série S sont minoritaires parmi les bachelières des séries générales ;
- des facteurs culturels et psychologiques limitent les choix d’orientation.
Une différence est un caractère qui distingue une chose d’une autre, un être d’un autre. C’est une dissimilitude.
Les inégalités sont des différences entre individus ou groupes sociaux qui se traduisent en termes d'avantages ou de désavantages et qui fondent une hiérarchie entre ces individus ou groupes.
Les dissemblances dans les parcours scolaires, c’est-à-dire les orientations différentes conduisent à des ressources (réelles et symboliques) qui ne sont pas égales. Elles sont donc des inégalités.
Toutefois, s’il y a des inégalités d’accès entre filles et garçons, les différences peuvent s’interpréter en termes de choix (sauf à faire l’hypothèse que faire une faculté de médecine ou de droit, qui ne nécessite pas une CPGE, résulte d’une orientation moins prestigieuse qu’une école d’ingénieure).