Document 3. La solidarité

Facile

La solidarité mécanique est dominée par la primauté de la conscience collective définie comme « l’ensemble des croyances et de sentiments communs à la moyenne des membres d’une même société ». Dans les sociétés à solidarité mécanique, les individus ont des pratiques similaires et partagent les mêmes valeurs, croyances et sentiments. Dans ce type de société, la conscience collective est maximale et la conscience individuelle réduite à presque rien. La solidarité est maintenue par la sanction pénale qui exprime la réaction de la collectivité contre quiconque offense les sentiments collectifs. L’individu est donc soumis à une forte pression du groupe et ne peut développer une personnalité propre.

H Mendras, J Etienne (dir.), Les grands auteurs de la sociologie, Hatier, coll. Initial, 1996

 

Questions :

  1. Quelles sont les caractéristiques d’une société à solidarité mécanique.
  2. Expliquez la dernière phrase du document.

Voir la correction

  1. La solidarité mécanique décrit une forme de lien social dans laquelle les individus sont soudés par leurs ressemblances. Ils ont des pratiques, des croyances, des valeurs et des codes qui les rapprochent les uns et des autres. Les individus sont peu différenciés dans leurs comportements. On parle d’une conscience collective qui s’impose à eux. Le type de droit qui les encadre est de type répressif c’est-à-dire qu’il sanctionne lourdement ceux qui dévient de la règle prévue (droit pénal).
  2. L’ensemble de la société participe au respect des règles. Les individus se côtoient et se surveillent directement ou indirectement, ils participent aux mêmes rites, sont reliés par le même rythme (celui des fêtes de villages, autour d’un calendrier religieux précis). Personne ne peut s’échapper de la pression du groupe et la conscience individuelle ne peut se développer réellement dans ce type de société.

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