Document 1. Précarité

Facile

« Tous ont un autre boulot et beaucoup enchaînent directement les deux, cinq ou six jours par semaine. Ça fait une semaine de 74 heures sans heures supplémentaires payées, debout tout le temps. Ils ne se plaignent jamais. Le refrain habituel est : « on s’y fait ».

J’ai déjà fait 74 heures par semaine, parfois pendant des mois, mais je ne dirai jamais que je m’y suis fait. Mon corps luttait sans cesse pour se reposer. (…) Quel est l’emploi qui à lui seul peut apporter à un individu un mode de vie confortable ? Et quand ces types ont payé pour toutes les choses qu’ils veulent, ils n’ont jamais le temps d’en profiter parce qu’ils sont toujours soit dans un restaurant soit dans un autre en train de jeter des hamburgers sur un grill. »

Iain Levison*, Tribulations d’un précaire, Liana Levi Editions, Piccolo, 2015

*Iain Levison est un romancier américain qui décrit les rouages d’une Amérique des précaires, ceux qui sont dans l’obligation de cumuler plusieurs emplois pour s’en sortir.

Questions :

Montrez que la précarité de l’emploi peut être source d’affaiblissement des liens sociaux.

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On voit ici que l’enchaînement de petits boulots mal payés aux Etats-Unis entraîne une multiplication des heures effectuées, fatigue, épuisement. Comment dans ces conditions garder des relations familiales stables, poursuivre des sorties entre amis, accepter des invitations. La précarité de l’emploi est une source d’affaiblissement des liens sociaux dans ces conditions.

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