Question 2. L'équilibre du marché et l'introduction d'une taxe forfaitaire

Synthèse

bulletin officiel SES seconde

L’équilibre du marché selon les économistes

Ce qu’on appelle le « marché » existe depuis très longtemps, et on sait aussi qu’on peut en rencontrer une très grande diversité dans notre économie. Il y a autant de marchés que de biens et services marchands (pétrole, biens immobiliers, nourriture, marché boursier, puces informatiques...). Dans ces conditions, puisqu’il existe une grande variété de marchés, il faut établir une définition générale, qui s’applique à tous les marchés. D’autant plus que les innovations conduisent toujours à l’émergence à de nouveaux marchés (à l’image du e-sport).

Les offreurs sont les producteurs et les demandeurs sont les consommateurs. Un très grand nombre de nos échanges quotidiens ont lieu sur des marchés. Sur un marché, quel qu’il soit, se fixe un prix auquel se réalisent des transactions. Le marché est encadré par des institutions (règles juridiques, protection de la propriété privée, etc.)

Sur un marché libre et où la concurrence est forte, les courbes « normales » d’offre et de demande ne se croisent qu’en un seul point. À ce prix d’équilibre (pe), les transactions des uns et des autres correspondent à leurs souhaits. Il n’y a, ainsi, ni rationnement de l’offre, ni rationnement de la demande. Même si, très souvent, de nombreux acheteurs potentiels sont exclus par le prix, leurs ressources ne leur permettant pas d’entrer sur le marché. Il existe donc toujours une combinaison prix-quantités qui permet d’égaliser l’offre et la demande.

  • En cas de déséquilibre sur le marché, la variation du prix permet de rétablir l’équilibre. Une demande supérieure à l’offre pousse le prix à la hausse, ce qui conduit certains demandeurs à renoncer et incite les offreurs à développer leur offre. Le processus se poursuit jusqu’à ce que l’équilibre soit atteint.
  • Un mécanisme inverse se produit lorsque l’offre est supérieure à la demande : la baisse des prix attire de nouveaux demandeurs, tandis que certains offreurs sont moins incités.

Offre et demande

Les effets de la taxe forfaitaire sur le marché

L’État dispose de différents instruments pour modifier l’équilibre sur un marché : il peut jouer sur les prix par des systèmes de taxes (fiscalité) et de subventions (aides financières de l’Etat). Il peut enfin jouer sur les règles en modifiant la réglementation existante.

Une taxe est une prestation monétaire perçue par voie d’autorité et à titre définitif par l’Etat. La taxe vise à couvrir les charges liées à un service public particulier. L’instauration d’une taxe sur un marché réduit les quantités échangées, augmente le prix payé par le consommateur et diminue le prix reçu par le producteur.

L’impact de la taxe dépend des élasticités prix de l’offre et de la demande (le côté le plus inélastique du marché paie une part plus importante). La mise en place d’une taxe sur les quantités produites modifie, d’une part, le prix payé par les consommateurs et, d’autre part, le prix réellement reçu par les producteurs.

La hausse du prix payé par les consommateurs et la baisse du prix reçu par les producteurs réduisent leurs surplus respectifs sur le marché (c’est-à-dire le gain qu’ils retirent de l’échange) et ce d’autant plus qu’il y aura moins de quantités échangées.

Seul le gouvernement, qui récupère les recettes fiscales, voit son surplus s’accroître du montant de ces recettes fiscales.

La taxe peut être utilisée pour lutter contre les défaillances de marché, soit les situations dans lesquelles le fonctionnement du marché conduit à une allocation inefficace des ressources. Un exemple classique est celui des externalités négatives de pollution : l’instauration d’une taxe peut alors faire converger le coût privé de la pollution vers son coût social et inciter les agents économiques à changer leurs comportements…c’est-à-dire moins polluer.

Courbe

Notions

Mécanisme selon lequel les prix diminuent lorsque l'offre est supérieure à la demande et augmentent lorsque la demande est supérieure à l'offre
Structures sociales qui servent de cadres à l'action des individus, et qui sont dotées d'une certaine stabilité dans le temps
Situation dans laquelle l'offre et la demande ne sont pas égales ; les quantités échangées se font alors au niveau le plus bas de l'offre ou de la demande
Versement obligatoire des agents économiques à l'Etat ou à une collectivité publique.
Coefficient mesurant la réaction relative d'une variable (offre ou demande par exemple) à la réaction relative d'une autre variable (les prix par exemple).