Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie

En partenariat avec France Stratégie

PARTIE 1 : INTRODUCTION

L’actualité illustre fréquemment le fait que l’objectif de performance économique (efficacité ; compétitivité ; croissance) peut entrer en contradiction avec des objectifs de développement durable, notamment en termes de préservation de l’environnement. L’agriculture est un secteur d’activité qui manifeste particulièrement des tensions exacerbées entre économie et écologie. Alors qu’elle s’appuie directement et largement sur l’utilisation du capital naturel (terres, photo- synthèse et plus largement fonctionnement des écosystèmes), l’agriculture est l’un des facteurs du réchauffement climatique, de la pollution des sols et de l’érosion de la biodiversité.

Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie

En ces temps de crises plurielles, notamment économique et écologique, la réconciliation de l’économie et de l’écologie est une nécessité impérieuse. Au niveau macroéconomique, ceci renvoie à l’accord de Paris1 ou encore au Green Deal s’articulant à une nouvelle réforme de la politique agricole commune (PAC). Mais cet enjeu global doit donner lieu à un enracinement au niveau microéconomique et à une déclinaison en diverses actions. C’est ainsi que l’on voit monter depuis la fin des années 2000 une véritable préoccupation autour de l’agroécologie en tant qu’alternative à l’agriculture conventionnelle, qui présente des atteintes à l’environnement. Comment inciter les exploitants agricoles à passer à des méthodes plus respectueuses de l’environnement ? Comment les convaincre de la rentabilité d’une telle conversion ? À quelles difficultés ce choix se heurte-t-il ?

Nous consacrerons le livret 1 à mieux comprendre les limites de l’agriculture conventionnelle telle qu’elle est pratiquée en France notamment, afin de nous attacher dans le livret 2, à la compréhension de l’agroécologie et de ses avantages, en nous appuyant tout particulièrement sur la note d’analyse n° 94 de France Stratégie publiée en août 2020 par Alice Grémillet et Julien Fosse et intitulée « Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie ». Cette mise en activité autour de cette publication sera l’occasion de préparer les élèves à la première étape du Grand oral, nouvelle épreuve du baccalauréat réformé à partir de la session 2021.

Références au programme

Cette mise en activité (MEA) en Sciences économiques et sociales (SES) à partir de la note de France Stratégie sur « les performances économiques et environnementales de l’agroécologie » propose d’explorer quelques pistes permettant de préparer les élèves au grand oral dès le début de la classe de première générale, en développant leur capacité à s’engager dans la réflexion, à construire une parole propre et à s’exercer aux arts oratoires. Pour cette mise en activité, les élèves sont encouragés à mobiliser leurs acquis de la classe de seconde, et à poursuivre leurs apprentissages dans le cadre du programme de l’enseignement de spécialité en SES en classe de première générale. Au-delà, le travail personnel des élèves s’inscrit dans l’ensemble du cycle terminale (première et terminale générale).

I) Généralités

On peut mettre l’accent sur certains aspects du préambule du programme de spécialité SES en classe de première générale :

  • Il s’agit de « contribuer à la formation civique des élèves grâce à la maîtrise de connaissances qui favorisent la participation au débat public sur les grands enjeux économiques, sociaux et politiques des sociétés contemporaines. […]  Comme les autres disciplines scientifiques,  les sciences économiques et sociales articulent modélisation et investigations empiriques pour rendre compte de façon rigoureuse de la réalité sociale et mettre en question les prénotions. […] Ils [les élèves] sont familiarisés avec les différentes modalités d’investigation empirique utilisées en sciences sociales (méthodes quantitatives et qualitatives). »
  • Comme tous les enseignements, cette spécialité contribue au développement des compétences orales à travers notamment la pratique de l’argumentation. Celle-ci conduit à préciser sa pensée et à expliciter son raisonnement de manière à convaincre. Elle permet à chacun de faire évoluer sa pensée, jusqu’à la remettre en cause si nécessaire, pour accéder progressivement à la vérité par la preuve. Si ces considéra- tions sont valables pour tous les élèves, elles prennent un relief particulier pour ceux qui choisiront de poursuivre cet enseignement de spécialité en terminale et qui ont à préparer l’épreuve orale terminale du baccalauréat. Il convient que les travaux proposés aux élèves y contribuent dès la classe de première. »

Prérequis en termes de SAVOIRS et objectifs liés :

La question « Comment crée-t-on des richesses et comment les mesure-t-on ? » du programme de la classe de seconde générale et technologique a permis aux élèves de comprendre que la production résulte de la combinaison de travail, de capital, de technologie et de ressources naturelles et de connaître les principaux indicateurs de création de richesses de l’entreprise (chiffre d’affaires, valeur ajoutée, bénéfice) et les principales limites écologiques de la croissance. Dans le cadre de la remobilisation de ces acquis, on pourra mettre l’accent sur les objectifs suivants : 

  • Mettre en évidence qu’une exploitation agricole est une entreprise, donc soumise à la nécessité d’équilibrer ses coûts et ses recettes afin d’assurer sa pérennité et de lui permettre de réaliser un profit.
  • Souligner qu’une exploitation agricole, comme toute entreprise, combine des facteurs de production de nature variée.
  • Montrer que les choix de facteurs de production et d’intrants d’une exploitation agricole ont des répercussions au niveau écologique et introduire la notion d’externalité négative et positive.

Référence au programme d’enseignement de spécialité SES en première générale et objectifs pouvant être poursuivis :

Quelles sont les principales défaillances du marché ?

  • Comprendre que le marché est défaillant en présence d’externalités et être capable de l’illustrer par un exemple (notamment celui de la pollution)
  • Être capable d’illustrer l’intervention des pouvoirs publics face à ces différentes défaillances.

Objectifs faisant le lien entre le programme officiel de spécialité SES de première et la note de France Stratégie :

  • Montrer que les producteurs sur les marchés agricoles standards ne supportent pas la totalité des coûts qu’occasionnent leur production et génèrent des externalités négatives en termes de pollution des sols et de réduction de la   biodiversité.
  • Souligner les différents objectifs que les pouvoirs publics (à l’échelle locale, nationale, voire européenne) pourraient être amenés à privilégier : la fourniture de services écologiques ; le principe d’équité relativement aux revenus des agriculteurs ; la protection des marchés par des labels et des contrôles certifiant la qualité des produits agricoles dont la production prend en compte les considérations   environnementales.

Prolongement dans le programme d’enseignement de spécialité SES en terminale générale :

Quelle action publique pour l’environnement ?

  • Comprendre que l’action publique pour l’environnement articule différentes échelles (locale, nationale, européenne, mondiale).
  • En prenant l’exemple du changement climatique :connaître les principaux instruments dont disposent les pouvoirs publics pour faire face aux externalités négatives sur l’environnement : réglementation, marchés de quotas d'émission, taxation, subvention à l’innovation verte ; com- prendre que ces différents instruments présentent des avantages et des li- mites, et que leur mise en œuvre peut se heurter à des dysfonctionnements de l’action publique

L’agroécologie  apparaît comme un des moyens de lutter contre le réchauffement climatique. Dans ce cadre, les pouvoirs publics sont amenés à privilégier certains instruments comme la réglementation ou les subventions à l’innovation verte. L’idée d’une taxation n’est pas à exclure en application du principe pollueur-payeur.

II) Savoir-faire

Calcul, lecture, interprétation :

  • Proportion, pourcentage  de répartition.
  • Taux de variation, coefficient multiplicateur Moyenne arithmétique simple

Lecture et interprétation :

  • Tableau à double-entrée
  • Représentations graphiques
  • Diagramme de répartition, représentation de séries chronologiques.

Sensibilisation : Documents et exercices

DOCUMENT 1

ressources pédagogiques SES bac 2020 2021

Enquête BVA  menée pour le compte du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt en janvier 2015 auprès de 655 agriculteurs constituant un échantillon représentatif des 311 106 agriculteurs professionnels français.  Infographie réalisée par la revue Entraid’

QUESTIONS : Q1. Quels sont les grands enseignements de ce sondage ? (Vrai ou Faux)

Q2. Agroécologie : quelle popularité auprès des agriculteurs ?

Facile

D’après ce sondage, l’agroécologie est-elle populaire auprès des agriculteurs ?

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D’après ce sondage, l’agroécologie semble populaire. Une grande majorité d’agriculteurs (mais cela masque probablement une grande diversité d’appréciation et d’adhésion selon leur catégorie) ont déjà mis en place des démarches allant dans le sens de la conciliation de l’agriculture avec la préservation de   l’environnement.

Q3. Méthodologie

Modéré

Quel problème pose ce type de sondage ?

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Le caractère déclaratif des réponses fournies par les agriculteurs interrogés ne permet pas de vérifier le degré réel d’engagement dans cette démarche ni la qualité des démarches engagées. Ce problème se retrouve généralement dans ce type de sondage.

DOCUMENT 2

ressources pédagogiques SES bac 2020 2021

Source : CITEPA - FORMAT SECTEN - avril 2019 (lien)

Questions :

Q1. Sur 100 tonnes de gaz à efet de serre (GES) émises en France en 2017, combien sont liées à l’agriculture/sylviculture ?

Facile

Combien de tonnes de gaz sont liées à l’agriculture/sylviculture ?

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L’agriculture/sylviculture est responsable de 19 % des émissions de GES donc sur 100 tonnes de GES émises, 19 sont issues de l’activité agricole.

Q2. Part de l’agriculture dans les émissions de GES entre 1990 et 2017 ?

Facile

Comment cette part de l’agriculture dans les émissions de GES a-t-elle évolué entre 1990 et 2017 ?

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La part de l’activité agricole et sylvicole dans les émissions de GES en France a augmenté de 2 points de pourcentage.

DOCUMENT 3

Vidéo Le Monde : « Pesticides : pourquoi la France en consomme de plus en plus »

Vidéo publiée par Mouna El Mokhtari, le 18 août   2018

Questions :

Q1. Quelle proportion de la surface cultivée ...

Facile

Quelle proportion de la surface cultivée se fait en agriculture biologique en France ?

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« Le bio représente plus de 6% de la surface cultivée en France. »

Q2. Lien entre l’agriculture biologique et l’utilisation de pesticides ?

Facile

Quel lien peut-on faire entre l’agriculture biologique et l’utilisation de pesticides ?

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En passant à la culture biologique, les agriculteurs s’interdisent d’utiliser les produits phytosanitaires de synthèse et notamment les pesticides (cf. document 9).

Q3. Usage des pestitices

Facile

Pourquoi l’usage de pesticides s’est-il fortement développé en France après la seconde guerre mondiale ?

 

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L’agriculture avant la seconde guerre mondiale était peu productive. Or, avec le baby-boom, il a fallu produire davantage de de ressources alimentaires pour nourrir une population en forte augmentation. Dans l’extrait de l’allocution du président Charles de Gaulle, celui-ci fait référence à l’importance « de la qualité, du rendement et de la concur- rence » : il s’agit bien de favoriser la modernisation de l’agriculture qui utilisait, à cette époque, des méthodes traditionnelles, jugées archaïques et peu compétitives.

Q4. Illustrez par des données chifrées...

Facile

Illustrez par des données chiffrées le fait que la productivité de l’agriculture s’est considérablement accrue entre la fin de la seconde guerre mondiale et aujourd’hui.

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En 1960, les méthodes utilisées permettaient de produire 25 quintaux de blé par hectare (ha), alors qu’en 2018, il était possible d’en produire  70.

Q5.Interdiction des persticides

Facile

Que redoutent les agriculteurs français si l’utilisation de pesticides leur est interdite ?

 

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Si l’utilisation des pesticides leurs est interdite, les agriculteurs français redoutent de constater une réduction des rendements agricoles et craignent en conséquence de perdre une partie de leurs revenus, qui, pour beaucoup d’entre eux, sont faibles. De plus, ils redoutent de devoir faire face à une concurrence qu’on pourrait qualifier de « déloyale » de la part des agriculteurs d’autres pays qui pourraient ne pas être soumis aux mêmes normes phytosanitaires. En effet, si la France est le seul pays à interdire l’usage de pesticides à ses agriculteurs, ces derniers subiront des pertes de rendement qui feront augmenter le coût unitaire de leurs produits, les obligeant alors à augmenter leurs prix pour rester rentables. Face à une concurrence qui n’est pas soumise aux mêmes contraintes, les produits agricoles français risqueraient de ne pas se vendre. Cela pourrait conduire un certain nombre d’agriculteurs français à faire faillite.

Q6. Que met en évidence l’étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA)

Facile

Que met en évidence l’étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) en association avec le centre national de la recherche scientifique (CNRS) publiée dans la revue Nature en juillet 2016 dont il est question dans la vidéo ?

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Cette étude met en évidence qu’il est possible de diminuer considérablement l’utilisation de pesticides sans perte de rendement. Cela met en évidence, en creux, combien l’usage de ces produits dans l’agriculture française n’est pas optimisé, et qu’en conséquence ceux-ci sont surconsommés. Il y aurait donc une marge de manœuvre pour réduire leur utilisation, ce qui induirait une baisse des coûts de production (puisque l’achat de ces produits représente un coût pour l’agriculteur) avec maintien des rendements, donc du chiffre d’affaires.

POUR ALLER PLUS LOIN :

Retrouver le lien vers cette étude à la fin du livret 2 dans la rubrique « Ressources pour approfondir les recherches ». Vous pouvez lire ci-dessous la traduction du résumé (abstract) de cet article  :

 

Q7. Quelles sont les alternatives ?

Facile

Quelles sont les alternatives envisagées à l’usage des pesticides dans la vidéo ?

 

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Certains pesticides peuvent être remplacés par des filets de protection, des produits de confusion sexuelle ou des pièges à hormones.

Documents et exercices (suite)

DOCUMENT 4

Le plan Ecophyto s’inscrit dans les conclusions du Grenelle de l’environnement de 2008, ainsi que des orientations de la directive-cadre européenne de 2009 consacrée à l’« utilisation durable des pesticides ». Il vise à réduire l’utilisation, les risques et impacts des produits phytopharmaceu- tiques. Lors de son lancement, en 2009, le plan avait été baptisé « Ecophyto 2018 » car l’objectif principal était de réduire l’utilisation de pesticides de 50% à l’horizon 2018. Cet objectif n’a pas été atteint : devant le constat d’une mise en place très lente et de résultats très faibles en la matière, le gouvernement a confié au député Dominique Potier une mission parlementaire pour rénover le plan. Ce travail a abouti à la mise en place en 2015 du plan Ecophyto II puis en 2018 du plan Ecophyto II+ [Nda].

 

 

Q1. Quels sont les objectifs du plan Ecophyto II mis en place par le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ?

Facile

La plaquette précise qu’il s’agit d’un plan « pour accompagner [les agriculteurs] à préparer [leur] exploitation aux enjeux de demain ». Au niveau national, il vise à favoriser le développement de l’agroécologie et à réduire l’utilisation de produits phytosanitaires de 25 % d’ici à 2020 et de 50% à 2025 sans nuire à la compétitivité de l’agriculture  française.

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Note à l’intention du professeur : On pourra faire remarquer aux élèves que ces évolutions révèlent une démarche fondée sur les essais et erreurs successifs ; chaque transformation du plan à chaque étape vise à répondre au mieux aux objectifs fixés, en prenant davantage en compte les progrès de la connaissance et de la recherche et en réorientant les efforts là où l’action précédemment engagée n’a pas montré sufflsamment d’éfficacité (il peut également arriver que des groupes de pression fassent valoir leurs intérêts spécifiques et infléchissent le contenu ou les contours du  plan).

Q2. Par quels moyens est-il prévu d’atteindre les objectifs que le plan Ecophyto s’est fixés ?

Facile

Par quels moyens est-il prévu d’atteindre les objectifs que le plan Ecophyto s’est fixés ?

Voir la correction

Il est prévu de favoriser la diffusion d’informations sur les pratiques économes en produits phytosanitaires mais néanmoins performantes, c’est-à-dire consistant à utiliser ces produits de manière raisonnée. Pour cela, il est nécessaire de développer la recherche scientifique pour progresser dans la connaissance des pratiques de biocontrôle3 afin de renforcer la compréhension du fonctionnement des écosystèmes et de réduire par consé- quent l’usage des pesticides ainsi que celle des produits phytosanitaires nocifs pour les sols, l’air et plus généralement pour la santé.

DOCUMENT 5

Les ventes des produits phytopharmaceutiques sont déclarées chaque année par les distributeurs au titre de la redevance pour pollutions diffuses et versées dans la banque nationale des ventes des distributeurs de produits phytopharmaceutiques (BNVD). La présente note rend compte des données provisoires des ventes agrégées à l’échelle de la France entière pour l’année 2019 issues des déclarations réalisées début 2020.

(…) Par ailleurs, les quantités de substances actives4 vendues ne reflètent ni la quantité appliquée, ni la période d’application des traitements. En effet, l'année 2019 (tout comme 2015) est marquée par la hausse de la redevance pour pollutions diffuses au 1er janvier 2019. Les agriculteurs ont eu tendance à stocker des produits phytopharmaceutiques à l’approche de la fin de l’année précédente afin d’anticiper cette hausse.

 

 

Q1.Quel est le sens de la donnée statistique « 35 314 » pour l’année 2019 ?

Facile

Quel est le sens de la donnée statistique « 35 314 » pour l’année 2019 ?

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Selon des données provisoires du ministère de l’agriculture, 35 314 tonnes de substances actives (hors usages en AB et hors produits biocontrôle) ont été vendues en 2019.

Q2. Quel est le sens de la donnée statistique « 35 314 » pour l’année 2019 ?

Facile

Quel est le sens de la donnée statistique « 35 314 » pour l’année 2019 ?

Voir la correction

« La quantité des produits phytopharmaceutiques hors usage en agriculture biologique et biocontrôle a diminué de 44 % entre 2018 et 2019. » : Comment ce résultat a-t-il été  obtenu ?

Q3. Comment la moyenne triennale 2017-2018-2019 (aftchée en 2019) est-elle calculée ?

Facile

Comment la moyenne triennale 2017-2018-2019 (afichée en 2019) est-elle calculée ?

Q4. Calculez la moyenne triennale 2016-2017-2018 (aftchée en 2018).

Facile

Calculez la moyenne triennale 2016-2017-2018 (afichée en 2018).

Q5. « La moyenne triennale montre une diminution de 12% entre 2018 et 2019. » : Retrouvez ce résultat.

Facile

La moyenne triennale montre une diminution de 12% entre 2018 et 2019.

Retrouvez ce résultat.

Q6. « La valeur triennale 2017-2018-2019 est la plus basse depuis 2009-2010-2011. »

Facile

Vérifiez cette affirmation.

Q7. Comment les décrochages de 2015 et de 2019 s’expliquent-ils selon le document 5 ?

Facile

Comment les décrochages de 2015 et de 2019 s’expliquent-ils selon le document 5 ?

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Quand on observe le graphique ci-dessus, on constate que les années 2014 et 2018 sont marquées par des pics de ventes de produits phytopharmaceutiques hors usage en agriculture biologique et  biocontrôle.

« L'année 2019 (tout comme 2015) est marquée par la hausse de la redevance pour pollutions diffuses au 1er janvier 2019. Les agriculteurs ont eu tendance à stocker des produits phytopharmaceutiques à l’approche de la fin de l’année précédente afin d’anticiper cette hausse. ». Ce passage de l’article paru sur le site du ministère explique les quantités supérieures vendues ces deux années par la tendance des agriculteurs à en acheter davantage un peu avant l’augmentation de la redevance5 et à les stocker. Ce qui fait augmenter artificiellement les quantités vendues l’année n-1 par rapport à l’année n (année d’augmentation de la redevance).

Note à l’attention du professeur : on pourra faire remarquer aux élèves que les consommateurs de tabac ont tendance à adopter le même type de comportement juste avant une hausse du prix des   cigarettes.

Q8. quelle tendance de l’évolution des valeurs moyennes triennales entre 2011 et 2018 se dégage-t-elle ?

Facile

Au-delà de la baisse de la quantité vendue de produits phytopharmaceutiques hors usage en agriculture biologique et biocontrôle de 2019 mise en évidence dans vos réponses aux questions 5 et 6, quelle tendance de l’évolution des valeurs moyennes triennales entre 2011 et 2018 se dégage-t-elle ?

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On observe qu’entre 2011 et 2018 se dégage une légère tendance à la hausse de la quan- tité vendue de produits phytopharmaceutiques hors usage en agriculture biologique et biocontrôle en France. En passant de 52 246 tonnes en 2011 à 56 897,33 tonnes en 2018, la quantité des produits phytopharmaceutiques hors usage en agriculture biolo- gique et biocontrôle a augmenté de 8,9 %.

Q9. Calculez le coeficient multiplicateur

Facile

Calculez le coefficient multiplicateur de la quantité de substances actives utilisables en produits biocontrôles et/ou en agriculture biologique entre 2009 et 2019 et formulez le sens du résultat obtenu.

Document 6

Q1. Que met en évidence cette diapositive extraite du diaporama de présentation de la note de France Stratégie ?

Facile

Que met en évidence cette diapositive extraite du diaporama de présentation de la note de France Stratégie ?

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Cette diapositive montre que le secteur agricole participe, du fait de ses méthodes et de ses intrants, à la perte de biodiversité : de nombreuses espèces animales ont disparu du fait de la perturbation des écosystèmes induite par la simplification6 des paysages agricoles, par l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse (pesticides, herbi- cides, antibiotiques, …) et par le changement climatique. Les études scientifiques menées à ce sujet sont convergentes quant à une diminution du nombre d’espèces animales et végétales.

 

6 Standardisation des cultures sur de vastes surfaces, disparition des haies, arbres…

 

 

Synthèse

Facile

À partir de vos réponses aux questions des documents 1 à 6, quelle conclusion peut-on tirer de la situation paradoxale dans laquelle on se trouve, entre une agroécologie qui est populaire au niveau déclaratif mais qui est néanmoins peu développée dans les faits ?

 

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Ainsi, même si l’agroécologie apparaît populaire dans le sondage dont les résultats sont présentés dans le document 1, il est difficile de mesurer l’engagement réel des agriculteurs dans ce domaine dans la mesure où l’on observe, ces dernières années, un accroissement  de la part des émissions de gaz à effet de serre (GES) dues à l’activité agricole (document 2), une hausse du volume de pesticides vendus (documents 3 et 4), – et ce, malgré une volon-  té politique affichée de voir diminuer leur utilisation (document 5) – ainsi qu’une érosion importante de la biodiversité (document   6).

PARTIE 2 : INTRODUCTION

Alors que les agriculteurs français déclarent massivement mettre en œuvre des démarches agroécologiques, force est de constater que les externalités négatives liées à l’agriculture demeurent importantes.

L’agriculture représente environ 1/5 des émissions de GES. Elle participe donc au processus de réchauffement climatique. L’agriculture française reste une grande utilisatrice de pesticides, herbicides et  autres produits phytosanitaires, malgré une évolution vers des pratiques et des intrants plus respectueux de l’environnement, ce que les pouvoirs publics encouragent. Certaines pratiques agricoles contribuent grandement à l’érosion de la biodiversité. Pourtant les agriculteurs, même s’ils sont favorables au développement de méthodes plus respectueuses de l’environnement pour lutter contre les externalités négatives que la production agricole induit, expriment des craintes quant à la rentabilité économique de leur activité, dans un contexte marqué par la faiblesse des revenus d’une partie importante des agriculteurs et  par le caractère exacerbé de la concurrence sur les marchés de produits agricoles. Comment sortir de cette situation tout en produisant suffisamment pour conserver l’indépendance alimentaire de notre pays ? Comment convaincre les agriculteurs de l’opportunité, écologique certes, mais surtout économique, de s’inscrire dans des démarches agroécologiques plus exigeantes,  permettant de  réduire  drastiquement  les atteintes à l’environnement et préserver la santé des consommateurs, tout en leur assurant une meilleure rémunération de l’activité agricole ? Ce type de questionnement est l’objet du livret 2.

Documents et exercices

Document 7 : La webconférence de présentation de la note de France Stratégie

Visionnez la webconférence donnée par les auteurs lors de la parution de la note :

Vous pouvez télécharger le diaporama de présentation utilisé lors de cette webconférence

Lire le dossier de présentation de la note de France Stratégie sur LES PERFORMANCES ÉCONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTALES DE L’AGROÉCOLOGIE

3. Relevez deux ou trois solutions préconisées par les auteurs de la note de France Stratégie.

Facile

Relevez deux ou trois solutions préconisées par les auteurs de la note de France Stratégie.

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  • Mieux corréler les aides publiques, notamment celles de la PAC, aux exigences environ- nementales ;
  • Accroître l’investissement public en R&D pour favoriser l’innovation et les gains de productivité agricoles afin de mieux accompagner le passage à l’agroécologie ;
  • Communiquer davantage auprès des consommateurs au sujet des référentiels de l’agroécologie moins connus (HVE, Fermes DEPHY, etc.) ;

 

 

 

DOCUMENT 8

L’agriculture française assure à notre pays une autosuffisance alimentaire relative. Elle n’en est pas moins à l’origine d’atteintes à l’environnement et se caractérise par la faiblesse des revenus de nombreux agriculteurs. Ces écueils mettent en question la durabilité du modèle agricole prédominant ou « conventionnel ». L’agroécologie est une des solutions portées par les pouvoirs publics pour assurer la transition de l’agriculture vers la durabilité et ainsi répondre aux défis du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Elle répond également aux attentes des consommateurs en matière d’alimentation durable et de « natu- ralité » de l’offre alimentaire. Mais cette transition est-elle rentable pour les agriculteurs ?

 […]

 L’agroécologie repose sur l’utilisation optimale des ressources apportées par la nature pour développer une agriculture recourant le moins possible aux intrants de synthèse, qu’il s’agisse d’engrais, de pesticides ou d’antibiotiques, et ainsi accroître l’autonomie des exploi- tations agricoles.

 Alice Grémillet et Julien Fosse, Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie,

La note d’analyse n°94, France Stratégie, Août 2020.

Questions : 1

Facile

1.   À partir du document 7, comment peut-on caractériser l’agriculture française

2.   Complétez le schéma avec les termes suivants :

3.   D’après le schéma que vous venez de compléter, l’agriculture française est- elle plutôt une « agriculture conventionnelle » ou « agroécologique »

4. Qu’est-ce qu’une externalité ?

5. D’après la question 4, comment peut-on caractériser les atteintes à l’envi- ronnement en termes économiques ?

6.Qui sont les victimes des externalités négatives de l’agriculture ?

7. Relevez la définition de l’agroécologie.

8. Comment l’agroécologie agit-elle sur les externalités ?

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1.Trois caractéristiques apparaissent dans les deux premières phrases du document 8 :

L’agriculture française assure l’autosuffisance  alimentaire –  c’est-à-dire la  satisfaction  de tous les besoins alimentaires par la production nationale – de la France ;

elle apporte de faibles revenus aux agriculteurs exploitants : 30 % des agriculteurs perçoivent des revenus agricoles inférieurs à 350 € par mois1.

elle occasionne  d’importantes  atteintes  à l’environnement2.

 

1.  Ce chiffre fait débat :

https://www.sudouest.fr/2019/1½2/qui-sait-combien-gagnent-reellement-les-agriculteurs-6856640-10407.php  Il reste que les agriculteurs exploitants ont le taux de pauvreté le plus élevé de toutes les catégories socio-professionnelles : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3566521

Pour en savoir plus sur le inégalités de revenus agricoles : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4923961

2. Voir livret 1

 

2.   Complétez le schéma avec les termes suivants :

3.   D’après le schéma que vous venez de compléter, l’agriculture française est- elle plutôt une « agriculture conventionnelle » ou « agroécologique »

Les trois cases du bas du schéma renvoient exactement aux caractéristiques de l’agriculture française relevées dans les deux premières phrases du document 7 (question 1). On peut donc dire que l’agriculture française s’inscrit plutôt dans l’agriculture conventionnelle dans la mesure où le schéma montre que les caractéristiques de l’agriculture française correspondent majoritairement aux conséquences de l’agriculture conventionnelle.

 

4. Qu’est-ce qu’une externalité ?

Une externalité est une conséquence positive ou négative de l’action d’un agent économique sur un autre ou sur la collectivité sans que cela fasse l’objet d’une compensation monétaire. Une externalité peut donc être positive – si l’activité d’un agent économique génère des effets favorables au bien-être d’un autre agent économique – ou négative – si ces effets sont au contraire nuisibles. Une externalité est une des situations de défaillances de marché. Ces notions d’externalité et de défaillance de marché sont présentes dans le programme de spécialité SES de la classe de première :

 

5. D’après la question 4, comment peut-on caractériser les atteintes à l’environnement en termes économiques ?

Les atteintes à l’environnement occasionnées par l’activité économique, notamment agricole, constituent une externalité négative.

 

6. Qui sont les victimes des externalités négatives de l’agriculture ?

Les consommateurs peuvent être victimes, par exemple, de résistances aux antibio- tiques (ou antibiorésistances) lorsqu’ils ingèrent régulièrement de la viande provenant d’élevages d’animaux auxquels des antibiotiques ont été administrés. Ce procédé est destiné à faire barrage à certaines maladies dans le bétail ou/et à favoriser la croissance des animaux. Ces traitements médicamenteux, peuvent, à terme, être lourds de consé- quences en matière de santé publique. La production végétale n’est pas exempte de problèmes sanitaires : on peut se référer à l’« affaire » du glyphosate (https://agriculture.- gouv.fr/quest-ce-que-le-glyphosate) ou à celle des perturbateurs endocriniens

(https://www.anses.fr/fr/content/les-perturbateurs-endocriniens).

 Les agriculteurs eux-mêmes, lorsqu’ils manipulent ces produits hautement toxiques,  car en très forte concentration, peuvent développer des pathologies graves voire mortelles. À ce sujet, « l’affaire Paul François contre Monsanto » est éloquente : https://www.liberation.fr/terre/2020/10/2/la-condamnation-de-monsanto- confirmee-dans-l-affaire-paul-francois_1803046

 Les pertes de biodiversité nuisent au potentiel d’innovations des économies. En effet, de nombreux projets de R&D sont orientés vers la découverte des propriétés de la faune et la flore et la disparition d’une partie des écosystèmes rend impossible leur découverte qui aurait bénéficié aux perspectives des entreprises et à la variété des produits pour les consommateurs.

L’agriculture génère des effets néfastes sur d’autres agents économiques sans qu’ils soient compensés monétairement. L’agriculture ne supporte donc pas la totalité des coûts qu’elle engendre. De ce fait, ses coûts de production étant moins élevés, les agriculteurs peuvent vendre leurs produits à un prix plus faible que celui qui couvrirait    la totalité des coûts effectivement engendrés. Il y a bien externalité négative, ou effet externe négatif. Dans cette situation, on parle de défaillance de marché car le prix auquel les produits agricoles sont vendus n’intègre pas la totalité des coûts (on rappelle que l’item du programme de la classe de première dans lequel cette mise en activité se place est :  Quelles sont les principales défaillances du  marché   ?).

Note à l’attention du professeur : Si les élèves ont déjà étudié les courbes de coût marginal et de coût moyen du producteur, il peut être intéressant de leur faire remobiliser leurs connaissances à ce sujet afin qu’il fasse apparaître graphiquement l’externalité :

En présence d’externalités négatives, la courbe de coût marginal social se situe «  au-dessus »  de    la courbe de coût marginal privé, l’écart entre les deux courbes résultant des coûts de production  qui ne sont pas pris en charge par le producteur. Il apparaît alors que pour un prix de marché donné, la quantité produite réellement Q*2 est supérieure à celle qui serait réalisée si le producteur tenait compte de la totalité des coûts Q*1. Il y a donc surproduction.

Le schéma ci-dessus concerne un producteur. Mais comme, en règle générale, c’est l’activité elle-même qui est porteuse d’externalités, on peut l’étendre au marché du bien ou du service produit, dans notre cas, les biens agricoles. Au niveau du marché des biens agricoles, on aura donc   le schéma suivant  :

 

 

Pour que les mécanismes du marché (l’auto-régulation marchande) assurent une allocation optimale des ressources, il faudrait que les agriculteurs supportent la totalité des coûts inhérents  à leur activité productive et cela, comme l’indique le schéma, les obligerait à produire moins et conduirait le marché à fixer un prix plus élevé. Il y a surproduction des biens à externalités négatives. Il y a défaillance de marché dans le sens où, en cas d’externalités négatives, les mécanismes de marché ne conduisent pas à une situation d’allocation optimale des ressources qui impliquerait un prix plus élevé et une quantité offerte plus faible. De manière symétrique, les biens et services à externalités  positives  sont sous-produits.

 

 7. Relevez la définition de l’agroécologie.

« L’agroécologie repose sur l’utilisation optimale des ressources apportées par la nature pour développer une agriculture recourant le moins possible aux intrants de synthèse, qu’il s’agisse d’engrais, de pesticides ou d’antibiotiques, et ainsi accroître l’autonomie des exploitations agricoles. » (Document 7, Alice Grémillet et Julien Fosse, Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie, La note d’analyse n°94, France Stratégie, Août 2020.)

 

 8. Comment l’agroécologie agit-elle sur les externalités ?

En cherchant à faire disparaître les atteintes de l’agriculture à l’environnement, l’agroécologie participe à la réduction des externalités négatives (émissions de GES provoquant le réchauffement climatique, pollutions des sols et perte de biodiversité par usage des produits phytosanitaires, etc.)

DOCUMENT 9 : Un exemple de référentiel en agroécologie, l’agriculture biologique

L’AB est une certification européenne et nationale qui relève des signes officiels de qualité.

Pour les productions végétales, le cahier des charges intègre des interdictions d‘utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais de synthèse. Ces exigences impliquent en pratique des modifications du système de production pour gérer la fertilisation et protéger les plants des bioagresseurs3. Pour les élevages, le cahier des charges impose une alimentation exclusivement issue de l’agriculture biologique et la limitation des traitements vétérinaires, ainsi que des parcours extérieurs de plein air.

La transition vers l’agriculture biologique est financée par des aides spécifiques de la politique agricole commune (PAC) appelées « aides à la conversion ». Après la conversion, l'agriculteur peut bénéficier d'une aide spécifique dite « au maintien », financée depuis 2017 par les Régions et les agences de l'eau et mise en œuvre de manière ciblée sur certains territoires, ainsi que par un crédit d'impôt. in 2018, 41 600 exploitations représentant 2 millions d’hectares étaient cultivées en bio, soit 7,5 % de la surface agricole utile (SAU) française – en hausse d’un point par rapport à l’année précédente –, environ 9,5 % des exploitations agricoles nationales et 14 % des emplois agricoles nationaux.

[…]

L’agriculture biologique est […] définie par le règlement communautaire n° 834/2007 du 28 juin 2007. Elle vise à établir un système de gestion durable de l’agriculture, notamment par une amélioration de la qualité du sol, de l'eau, des végétaux et des animaux et d’un développement de la biodiversité.

Depuis 2011, durant la phase de conversion, l'agriculteur peut bénéficier d'aides spécifiques qui s'ajoutent aux aides au revenu versées à tous les agriculteurs (aides directes ou droit à paiement de base). Après la conversion, l'agriculteur peut bénéficier d'une aide spécifique dite « au maintien », financée depuis 2017 par les Régions et les Agences de l'Eau, les autorités de gestion ayant la possibilité de les mettre en œuvre de manière ciblée, en s'appuyant sur des critères de priorisation des dossiers. Les aides à la conversion et au maintien sont financées par le deuxième pilier de la PAC. En outre, les exploitations biologiques en conversion peuvent également bénéficier depuis 2017 d’un crédit d’impôt de la part de l’État. Les activités entrant dans ce champ sont décrites dans l’article 63 du Code général des impôts. Les entreprises agricoles doivent avoir un minimum de 40 % de leur recette qui relève de la production biologique. Le crédit d’impôt s’applique à l’impôt sur les bénéfices, peu importe le régime d’exploitation. Son montant a été fixé pour les années 2018-2020 à 3 500 euros par an. L’aide à la conversion vise à accompagner la phase de transition et l’aide au maintien à rémunérer les éventuels surcoûts post-transition, c’est-à-dire le manque à gagner lié au changement de système.

Alice Grémillet et Julien Fosse, Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie,

La note d’analyse n°94, France Stratégie, Août 2020.

3. Être vivant s'attaquant aux plantes (puceron, mildiou, plante adventice,   etc.).

Questions : 2

Facile

1.  Quelles sont les caractéristiques du référentiel de l’agriculture biologique (AB) ?

2.  En quoi le cahier des charges de l’agriculture biologique et le label associé constituent- t-ils une forme d’intervention de l’État destinée à limiter les externalités négatives de l’agriculture conventionnelle ?

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1.  Quelles sont les caractéristiques du référentiel de l’agriculture biologique (AB) ?

Les exploitations agricoles dont l’activité respecte le cahier des charges de l’agriculture biologique adoptent une démarche productive qui interdit l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse (comme les engrais pour les cultures ou les antibiotiques pour les  élevages), comme celle d’organismes génétiquement modifiés (OGM)4. Cela vaut pour la production animale comme pour la production    végétale.

 

2.  En quoi le cahier des charges de l’agriculture biologique et le label associé constituent- t-ils une forme d’intervention de l’État destinée à limiter les externalités négatives de l’agriculture conventionnelle ?

En contrepartie du respect de ce cahier des charges, les pouvoirs publics locaux, nationaux et européens garantissent la qualité de ces produits par un label facilement identifiable  par les consommateurs, permettant de différencier  ces  produits agricoles de  ceux  issus de l’agriculture conventionnelle. Avec ce gage de qualité, les consommateurs sont prêts     à acheter ces produits certifiés AB à un prix plus élevé à leurs producteurs qui, ce faisant, ont les moyens de réduire leurs atteintes à l’environnement. Il s’agit donc bien d’une manière de lutter contre les externalités    négatives.

 

À l’attention du professeur : cela peut être l’occasion d’évoquer les notions de différenciation des produits et de concurrence monopolistique.

 

DOCUMENT 10 : une transition agroécologique rentable pour l’agriculteur

La rentabilité des exploitations agricoles peut s’évaluer à l’aide de différents indicateurs économiques, en excluant les aides de la PAC car leur prise en compte biaiserait les calculs.

De meilleurs résultats économiques

Les exploitations agroécologiques présentent en général des résultats économiques à moyen terme supérieurs à ceux d’exploitations conventionnelles. C’est particulièrement le cas des exploitations en agriculture biologique (AB) qui affichent le plus souvent un gain économique au terme de leur transition, au regard d’exploitations conventionnelles comparables. […] Dans la plupart des contextes étudiés, l’AB présentait d’importants bénéfices économiques (…). Le principal élément expliquant le bénéfice observé est la réduction des charges liées à l’achat et à l’utilisation d’engrais et produits phytosanitaires de synthèse, ainsi que les prix de commercialisation des produits bio, plus élevés.

Pour l’agriculture biologique, les bénéfices observés compensent le plus souvent les coûts induits. L’utilisation réduite des engrais et produits phytosanitaires de synthèse entraîne de fait une baisse des rendements (1) et donc un volume de production plus faible. En outre, les herbicides de synthèse sont remplacés par un recours plus important au désherbage mécanique5, ce qui suppose des charges supplémentaires liées à la mécanisation et à la main-d’œuvre. À la meilleure rentabilité finale de l’AB s’ajoute le plus souvent une moindre dispersion et une meilleure stabilité du résultat d’exploitation des entreprises agricoles au sein des échantillons d’études. Cela s’explique notamment par une plus grande régularité des rendements globaux, sur l’ensemble de l’exploitation, sur le long terme et par des prix des produits qui sont moins volatils car le plus souvent contractualisés sur le moyen terme. La meilleure stabilité globale des rendements est due à la diversité des productions et à la culture de variétés rustiques qui rendent le système moins dépendant de la conjoncture climatique et moins soumis aux attaques des bio-agresseurs − la pousse des plantes adventices6 étant notamment favorisée par les retours fréquents d’une même culture sur une même parcelle. Les résultats économiques sont d’autant plus favorables à l’AB que les prix des produits en conventionnel sont faibles et que la conjoncture climatique est difficile.

[…] En agriculture biologique, les économies réalisées sur les charges, notamment sur les intrants, permettent cependant de compenser les pertes de rendements et autres coûts, une fois la transition réalisée.

(1) Une méta-analyse conduite en 2014 estimait à 19 % la baisse moyenne de rendements observée en agriculture biologique  en comparaison de l’agriculture conventionnelle, toutes productions confondues.

 

Alice Grémillet et Julien Fosse, Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie,

La note d’analyse n°94, France Stratégie, Août 2020.

4. Un  organisme génétiquement modifié  (OGM) est un  organisme (animal, végétal, champignon, micro-organisme) dont   on a modifié le matériel génétique d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement, pour lui conférer une ou plusieurs caractéristiques recherchées.

6. Les plantes adventices sont ce que l’on appelle communément les mauvaises herbes.

Regardez la vidéo :

Questions : 3

Facile

1. Complétez ce schéma avec les mots proposés en vous appuyant sur le texte du document 3.

Effets directs de la conversion à l’agriculture biologique : diminution de l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires ; hausse des prix des produits vendus par l’exploitant agricole ; plus grande diversité des productions ; culture de variétés végétales rustiques.

Autres effets : baisse des attaques de bio-agresseurs ; augmentation des coûts de main-d’œuvre et de mécanisation ; baisse des coûts des intrants ; moindre dépendance au climat ; baisse des rendements ; hausse du désherbage manuel et mécanique ; baisse du volume de la production.

2.  Quelle conclusion peut-on tirer de ce schéma une fois complété ?

3.   Récapitulons : Pour chaque agent économique, montrez que l’agroécologie présente un intérêt :

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1. Complétez ce schéma avec les mots proposés en vous appuyant sur le texte du document 3.

2.  Quelle conclusion peut-on tirer de ce schéma une fois complété ?

La rentabilité économique des fermes en agriculture biologique (AB) est meilleure et plus stable sur le temps long et à l’échelle des exploitations, grâce à la diversification des productions, et donc plus pérenne que celle des fermes en agriculture conventionnelle.

3.   Récapitulons : Pour chaque agent économique, montrez que l’agroécologie présente un intérêt :

 

DOCUMENT 11 : TABLEAUX 2 ET 3 DE LA NOTE DE FRANCE STRATÉGIE

Le tableau 2 est une présentation et une mise en comparaison des différentes études relativement à un certain nombre de critères (échelle temporelle, échelle spatiale, filière, données échantillon3,  utilisation des données, indicateurs retenus, résultats post-transition). Le tableau 3 en est le prolongement puisqu’il donne des données statistiques plus précises pour chacun des indicateurs de performance retenus (marge brute, marge directe, excédent brut d’exploitation, résultat courant) et mesure la différence de performance entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique pour chacun des critères retenus.

3.Informations relatives à l'échantillon retenu pour réaliser l'étude

Tableau 2 — Les données utilisées et leurs caractéristiques

pour estimer les coûts et bénéfices post-transition vers l’agriculture biologique

 

 

Questions : 4

Facile

1.   Les indicateurs de performance des exploitations agricoles analysées ici au moment de leur passage de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique sont définis sous le tableau 2 : Marge brute, marge directe, excédent brut d’exploitation et Résultat courant avant impôt. Pour bien com- prendre ce qu’ils recouvrent, donnez :

  • un synonyme de produit brut :
  • des exemples de charges opérationnelles :
  • des exemples de charges de mécanisation :

2.   Répondez par Vrai ou faux :

 A. L’étude menée par l’INSEE en 2013 utilise uniquement l’Excédent brut d’exploitation (EBE) comme indicateur de performance.

 B. L’analyse menée par CERFRANCE et publiée dans l’observatoire économique dans son édition 2018 met en évidence que le passage à l’agriculture biologique dans les exploitations laitières occasionne un coût supérieur aux bénéfices.

 C. L’étude menée par CERFRANCE publiée dans les Dossiers d’Agri’Scopie s’appuie sur 61 exploitations bio en Région Occitanie.

 D. Toutes les études menées sur lesquelles la note de France Stratégie s’appuie mettent en évidence un bénéfice au passage à l’agriculture biologique.

 

 

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1.   Les indicateurs de performance des exploitations agricoles analysées ici au moment de leur passage de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique sont définis sous le tableau 2 : Marge brute, marge directe, excédent brut d’exploitation et Résultat courant avant impôt. Pour bien com- prendre ce qu’ils recouvrent, donnez :

  • un synonyme de produit brut :

Recettes de la vente, chiffres d’affaires.

  • des exemples de charges opérationnelles :

Semences, produits phytosanitaires comme les pesticides ou herbicides, fertilisants (engrais), aliments, honoraires des vétérinaires, soins, antibiotiques, etc.

  • des exemples de charges de mécanisation :

Carburant, entretien matériel, amortissement matériel, …

2.   Répondez par Vrai ou faux :

 A. L’étude menée par l’INSEE en 2013 utilise uniquement l’Excédent brut d’exploitation (EBE) comme indicateur de performance.

vrai

 B. L’analyse menée par CERFRANCE et publiée dans l’observatoire économique dans son édition 2018 met en évidence que le passage à l’agriculture biologique dans les exploitations laitières occasionne un coût supérieur aux bénéfices.

Faux, cela n’est vrai que pour les élevages spécialisés en viande bovine

 C. L’étude menée par CERFRANCE publiée dans les Dossiers d’Agri’Scopie s’appuie sur 61 exploitations bio en Région Occitanie.

Faux, elle s’appuie sur la comparaison de 54 exploitations bio et 54 exploitations en conventionnel, certaines en conversion.

 D. Toutes les études menées sur lesquelles la note de France Stratégie s’appuie mettent en évidence un bénéfice au passage à l’agriculture biologique.

Faux, toutes sauf une : l’étude de CERFRANCE sur les exploitations spécialisées en viande bovine est la seule à mettre en évidence un coût supérieur au gain tiré de la conversion. Les aides de la PAC rendent ce passage rentable malgré tout.

 

Tableau 3 — Estimation des coûts et bénéfices post-transition vers l’agriculture biologique (toutes subventions exclues)

Questions : 5

Facile

3.    En prenant appui sur les tableaux 2 et 3, quel est le sens des données statistiques

« 398 (+96%) » ?

 4.   À partir des tableaux 2 et 3 (document 11) se trouvant pages 6 et 7 de la note, montrez que, même si l’on ne prend pas en compte les subventions en prove- nance de la politique agricole commune (PAC), la conversion d’une exploita- tion à l’agriculture biologique (AB) reste bénéfique.

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3.    En prenant appui sur les tableaux 2 et 3, quel est le sens des données statistiques

« 398 (+96%) » ?

L’étude de l’INRA dans le cadre du projet Ecophyto R&D, financée par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche et par le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Dévelop- pement durable et de l’Aménagement du territoire, a été menée sur 3 zones (Centre Poitou Midi-Pyrénées, Aquitaine et Languedoc Sud-Est), en 2006, sur des exploita-  tions céréalières. Elle montre que les exploitations en agriculture biologique dégagent une marge brute (MB) de 398€ par hectare et par an, soit une MB plus élevée de 96% par rapport à  une exploitation céréalière en agriculture   conventionnelle.

 

 4.   À partir des tableaux 2 et 3 (document 11) se trouvant pages 6 et 7 de la note, montrez que, même si l’on ne prend pas en compte les subventions en prove- nance de la politique agricole commune (PAC), la conversion d’une exploita- tion à l’agriculture biologique (AB) reste bénéfique.

 

Le jeu des couleurs du tableau (rouge et vert) met parfaitement en évidence que de nombreuses études concluent à une rentabilité bien supérieure des exploitations en agriculture biologique. La note de lecture fournit des indications précieuses pour com- prendre les situations faisant état d’une rentabilité supérieure en agriculture conven- tionnelle par rapport à l’agriculture biologique. De plus, les auteurs ont pris soin de ne pas prendre en compte les aides versées dans le cadre de la PAC. Une fois ces aides intégrées dans ces résultats, toutes les exploitations en AB sont rentables.

 

LEXIQUE

  • Agroécologie : « L’agroécologie repose sur l’utilisation optimale des ressources apportées par la nature pour développer une agriculture recourant le moins possible aux intrants de synthèse, qu’il s’agisse d’engrais, de pesticidesou d’antibiotiques, et ainsi accroître l’autonomie des exploitations agricoles. » (Document 7, Alice Grémillet et Julien Fosse, Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie, La note d’analyse n°94, France Stratégie, Août 2020.)
  • Agriculture biologique : L’agriculture biologique constitue un mode de production qui recourt àdes pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM, et limite l’emploi d’intrants jugés toxiques.
  • https://agriculture.gouv.fr/lagriculture-biologique-1
  • Externalités : Une externalité est une conséquence positive ou négative de l’action d’un agent économique sur un autre ou sur la collectivité, sans que cela fasse l’objet d’une compensation monétaire. Une externalité peut donc être positive – si l’activité d’un agent économique génère des effets favorables au bien-être d’un autre agent économique ou de la collectivité – ou négative – si ces effets sont au contraire nuisibles. Les atteintes à l’environnement occasionnées par l’activité économique, notamment agricole, constituent une externalité négative.
  • Défaillances de marché : situations dans lesquelles le marché, bien qu’en concurrence parfaite, n’est pas conduite à l’allocation optimale des ressources. Trois types de défaillances existent : les externalités (qu’elles soient positives ou négatives), l’existence de biens collectifs et la présence d’asymétries information (aléa moral et sélection adverse).

OBJECTIF BAC : SE PRÉPARER À L’ORAL DE 5 MINUTES DÉMARRANT L’ÉPREUVE DU GRAND ORAL DÈS LA CLASSE DE PREMIÈRE

Rappel des règles de l’épreuve du grand oral

Bulletin officiel spécial n° 2 du 13 février 2020

Épreuve orale dite « Grand oral » de la classe de terminale de la voie générale à compter de la session 2021 de l'examen du baccalauréat

DÉFINITION ET OBJECTIFS

Épreuve orale    - Durée : 20 minutes    - Préparation : 20 minutes    - Coefficient :  10

L'épreuve orale terminale est l'une des cinq épreuves terminales de l'examen du baccalauréat. Elle est obligatoire pour tous les candidats qui présentent l'épreuve dans les mêmes conditions. […]

FINALITÉ DE L'ÉPREUVE

L'épreuve permet au candidat de montrer sa capacité à prendre la parole en public de façon claire et convaincante. Elle lui permet aussi de mettre les savoirs qu'il a  acquis, particulièrement dans  ses enseignements de spécialité, au service d'une argumentation, et de montrer comment ces savoirs ont nourri son projet de poursuite d'études, voire son projet professionnel.

ÉVALUATION DE L'ÉPREUVE

L'épreuve est notée sur 20 points.

Le jury valorise la solidité des connaissances du candidat, sa capacité à argumenter et à relier les savoirs, son esprit critique, la précision de son expression, la clarté de son propos, son engage- ment dans sa parole, sa force de conviction. Il peut s'appuyer sur la grille indicative de l'annexe 1.

FORMAT ET DÉROULEMENT DE L'ÉPREUVE

L'épreuve, d'une durée totale de 20 minutes, se déroule en trois temps :

Premier temps : présentation d'une question (5 minutes)

Au début de l'épreuve, le candidat présente au jury deux questions.

Ces questions portent sur les deux enseignements de spécialité soit pris isolément, soit abordés de manière transversale. […]

Le jury choisit une des deux questions. Le candidat dispose de 20 minutes de préparation pour mettre en ordre ses idées et réaliser, s'il le souhaite, un support qu'il remettra au jury sur une feuille qui lui est fournie. Ce support ne fait pas l'objet d'une évaluation. L'exposé du candidat se fait sans note.

Le candidat explique pourquoi il a choisi de préparer cette question pendant sa formation, puis il   la développe et y  répond.

Le jury évalue les capacités argumentatives et les qualités oratoires du candidat.

Deuxième temps : échange avec le candidat (10 minutes)

Le jury interroge ensuite le candidat pour l'amener à préciser et à approfondir sa pensée. Il peut inter- roger le candidat sur toute partie du programme du cycle terminal de ses enseignements de spécialité et évaluer ainsi la solidité des connaissances et les capacités argumentatives du candidat.

Troisième temps : échange sur le projet d'orientation du candidat (5 minutes)

Le candidat explique en quoi la question traitée éclaire son projet de poursuite d'études, voire son projet professionnel. Il expose les différentes étapes de la maturation de son projet (rencontres, engagements, stages, mobilité internationale, intérêt pour les enseignements communs, choix de ses spécialités, etc.) et la manière dont il souhaite le mener après le baccalauréat.

Le jury mesure la capacité du candidat à conduire et exprimer une réflexion personnelle témoignant de sa  curiosité intellectuelle et de son aptitude à  exprimer ses    motivations.

Le candidat effectue sa présentation du premier temps debout, sauf aménagements pour les candidats à besoins spécifiques. Pour les deuxième et troisième temps de l'épreuve, le candidat est assis ou debout selon son choix.

Lire Le Bulletin officiel spécial n° 2 du 13 février 2020

Il s’agit ici de vous préparer au premier temps de l’épreuve c’est-à-dire la réponse de 5 minutes à une question en vous appuyant sur le travail réalisé dans les livrets 1 et 2.

Après avoir étudié la note de France Stratégie et travaillé à la mise en activité des livrets 1 et 2, quelle question adossée à l’enseignement de spécialité SES pourriez-vous envisager de présenter au jury du Grand oral en fin de terminale générale ?

Enregistrez votre prestation orale sur la base de la question présentée ci-dessus (5 minutes), en respectant les consignes de l’examen (debout, sans notes et sans support).

RESSOURCES POUR ALLER PLUS LOIN

Liens vers les documents disponibles sur internet en relation directe avec la publication de France Stratégie sur

LES PERFORMANCES ÉCONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTALES DE L’AGROÉCOLOGIE  :

Webconférence donnée par les auteurs lors de la parution de la note (Lien)

Diaporama de présentation utilisé lors de cette webconférence : (Lien)

Dossier de présentation de la note de France Stratégie : (Lien)

 

Les études et analyses sur l’agriculture biologique utilisées par les auteurs de la note de FS pour comparer les coûts et les gains en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique :

Brunet N. et al. (2009), Ecophyto R&D, vers des systèmes de culture économes en produits phytosanitaires, volet 1, Tome II : Analyse comparative de différents systèmes en grandes cultures, Étude financée par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche et par le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. (Lien)

Dubosc N., Glandières A. et Roubière M. (2016), Les dossiers d’Agri’Scopie : « Analyse économique des exploitations en grandes cultures bio », Étude réalisée par Cerfrance Midi-Pyrénées en collaboration avec la chambre régionale d’agriculture Occitanie avec la participation financière des crédits État Animation Bio. (Lien)

 

Cerfrance (2018), « Exploitations en agriculture biologique. Résultats 2016, Prévisions 2017-2018 », L’Observatoire économique, édition 2018.(Lien)

 

Dedieu M.-S., Lorge A., Louveau O. et Marcus V. (2017), « Les exploitations en agriculture biologique : quelles performances économiques ? », in « Les acteurs économiques et l’environnement », Insee Références – édition 2017, Dossier : Les exploitations en agriculture biologique,  p.   35-44.(Lien

Cerfrance ADHEO (2018), « Les fermes bio plus résistantes à la crise ? », Numéro spécial Agriculture biologique, Note de conjoncture agricole,   janvier. (Lien)

L’étude conjointe menée par l’INRA et le CNRS en 2006 mettant en évidence l’absence de baisse de rendement suite à une diminution de 50 % de l’utilisation de pesticides (document 3) : (Lien)

Émission France inter « On n’arrête pas l’éco » : débat « Nouvelle PAC : plus verte sera l’agriculture ? », 24 octobre 2020.

Mercredi 21 octobre 2020, les 27 États membres de l'Union Européenne se sont mis d'accord : les ministres de l'Agriculture sont parvenus à un accord pour mettre au point la PAC, la politique agricole commune pour la période    2023-2030.

L'accord qui doit encore être discuté par le Parlement européen stipule que des normes environnementales plus strictes que jusqu'à maintenant seront des conditions pour que les agriculteurs puissent toucher des aides européennes.

Que retenir de cette nouvelle PAC ? Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne et Chris- tian Chavagneux, éditorialiste au magazine Alternatives Economiques, ouvrent le   débat.(Lien)

A PROPOS

DU PROGRAMME ENSEIGNANTS-ENTREPRISES

  • Cette ressource a été réalisée dans le cadre du Programme Enseignants-Entreprises développé en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Retrouvez cette mise en activité sur www.melchior.fr ainsi que des cours de SES, des faits d’actualité, des notes de lecture…
  • Créé en 1975, l’Institut de l’entreprise est un think tank indépendant de tout mandat syndical ou politique. Association à but non lucratif, l’Institut de l’entreprise a une triple vocation : être un centre de réflexion, un lieu de rencontre et un pôle de formation.
     

DE FRANCE STRATÉGIE

  • Institution autonome, placée auprès du Premier ministre, France Stratégie contribue à l’action publique et éclaire le débat.
  • Elle réalise et diffuse à un public large et aux décideurs publics des études originales sur les grandes évolutions économiques et sociales, et les enjeux de soutenabilité.
  • Elle produit également des évaluations de politiques publiques à la demande du gouvernement.
  • Suivez toute l’actualité de France Stratégie : www.strategie.gouv.fr et sur les réseaux sociaux.

Les publications de France Stratégie sont des ressources que l’on peut proposer aux élèves et mobiliser dans le cadre du traitement des programmes de sciences économiques et sociales. Elles traitent de sujets qui mettent en évidence des enjeux économiques et sociétaux qui entrent en résonnance avec ce qui est enseigné.

Les activités proposées à partir de la note d’analyse « Améliorer la réglementation peut-il réduire le chômage structurel ? » ont pour objectif d’étendre ou d’approfondir certaines connaissances et de travailler des savoir-faire. À partir de la lecture et de l’analyse de documents d’experts, il s’agit de travailler de courts exercices   qui éveilleront la curiosité des élèves sur des points d’actualité et inviteront à s’interroger sur les résultats des politiques publiques. Les activités ci-dessous n’ont pas l’ambition d’utiliser chaque élément de la note d’analyse de France Stratégie ; elles constituent un guide pour s’approprier les principaux enjeux qu’elle met en exergue.

Cette proposition de mise en activité a été pensée de manière modulaire, dans un souci à la fois de liberté et de différenciation pédagogiques.

Voir aussi :