Exercice
Exercice de cours

Question 8. Comment mesurer le niveau de la délinquance ?

Difficultés 
Exercice 1 - Sociologie de la délinquance

Une fois les chiffres de la délinquance obtenus, il convient de les analyser avec précaution. En effet, les chiffres officiels ne mesurent pas seulement le niveau atteint par la délinquance et la criminalité, mais aussi et avant tout l'activité policière. Ce qui incite à décortiquer avec rigueur ces statistiques.

Source: Fillieule Renaud (2001), Sociologie de la délinquance, Paris, PUF

  1. Choisissez un titre adapté au document :

a) Les chiffres de la délinquance

b) Les règles méthodologiques en matière de mesure de la délinquance

c) Les limites des statistiques officielles de la délinquance

        2. Expliquez la phrase soulignée.

Difficultés 
Exercice 2 - Les statistiques de la délinquance

L’insécurité et la délinquance sont au cœur du débat public. L’une ne recouvre toutefois pas totalement l’autre (...). La statistique publiée chaque année par le ministère de l’intérieur, la plus connue et commentée, ne couvre qu’en partie la délinquance. Son évolution reflète la propension des victimes à se plaindre autant que l’initiative des services de police : deux éléments dont les variations se surajoutent à celle propre de la délinquance. En fait, la délinquance est un phénomène social complexe et mouvant qui présente une physionomie très différente selon qu’on la saisit du point de vue des victimes ou lors de son appréhension puis de son traitement par l’appareil répressif. Différentes sources sont donc à utiliser pour tenter d’éclairer le processus qui va de l’acte initial à son éventuelle sanction.

L’augmentation observée ces dernières années porte surtout sur les faits de violence, tandis qu’au contraire les vols – qui constituent toujours la grosse part de la délinquance – semblent plutôt en régression. Apparaît aussi l’accent mis par les pouvoirs publics sur la répression de l’usage de drogue et, surtout, sur la sécurité routière (42% de l’ensemble des condamnations). Ressort également qu’une grosse part (presque les trois quarts) des affaires déférées à la justice sont classées sans suite, ce qui est notoire, mais ce qui l’est moins est qu’elles ne sont pas « poursuivables » faute d’auteur connu ou, à un moindre degré, de base juridique. Celles effectivement traitées conduisent pour moitié à une condamnation tandis qu’une sur cinq encore fait l’objet de diverses alternatives aux poursuites.

Source: Insee.fr, Les statistiques de la délinquance, Bruno Aubusson, Nacer Lalam, René Padieu, Philippe Zamora, 2002-2003

  1. Quelle différence y a-t-il entre la délinquance et l’insécurité ?
  2. Expliquez la phrase soulignée.
  3. Quelles sont les différentes sources permettant d’évaluer la délinquance en France ?
  4. Vrai ou faux ?

a) Le nombre de vols a augmenté.

b) Les violence physiques ont augmenté.

c) 42 % des affaires de délinquance sont classées sans suite par les tribunaux.

d) La moitié des actes de délinquance portés devant les tribunaux donne lieu à une condamnation.

e) 42 % des délits en matière de sécurité routière donnent lieu à une condamnation.

f) 42% des délits en matière de sécurité routière donnent lieu à une condamnation.

Difficultés 
Exercice 3 - Part en % des plaintes pour agression dans l'ensemble des plaintes

Source : IAURIF, enquête « Victimation et sentiment d’insécurité en île-de-France », 2001 et 2009

Note de lecture: ITT signifie interruption temporaire de travail.

  1. Comment ces données ont-elles été récoltées ?
  2. Formulez une phrase indiquant le sens des 2 valeurs en gras.
  3. Vrai ou faux ?

a) Le nombre de plaintes pour des agressions a baissé en Ile-de-France entre 2001 et 2009.

b) Le nombre d’agressions a baissé en Ile-de-France entre 2001 et 2009.

c) En 2001, en Ile-de-France, l’ensemble des dépôts de plaintes pour agression ne représentait que 6,4 % du total des plaintes.

d) Les agressions par un proche sont plus fréquentes que les agressions sexuelles.

Difficultés 
Exercice 4 - Choisir dans la liste les propositions exactes
  1. Les enquêtes de victimation sont des séries statistiques construites par le police.
  2. Le « chiffre noir » désigne les actes délinquants moins graves.
  3. Les actes peu graves sont sous-estimés dans les statistiques policières.
  4. L’évolution législative a conduit à considérer comme des délits des actes qui ne l’étaient pas.
  5. Le « chiffre noir » désigne les actes délinquants non comptabilisées par les données officielles.
  6. L’incrimination de certains comportements a fait baisser les statistiques policières.
Difficultés 
Exercice 5 - La "boîte noire"

Dans le débat qui perdure autour des chiffres de la délinquance, les enquêtes de victimation sont réputées moins "manipulables" que les chiffres du ministère de l'intérieur. Ces derniers sont parfois dénoncés comme une "boîte noire" et le ministère accusé de donner des consignes pour infléchir les statistiques dans un sens politique, notamment sur la délinquance "sans victime", absente des enquête de victimation : immigration, stupéfiants...(...)

Source: Le Monde.fr, 23/11/2010

  1. Explicitez ce que le texte appelle la « boîte noire » et la « délinquance sans victime »
  2. Pourquoi le texte affirme-t-il que les enquêtes sont moins « manipulables » ?