Question 3. L'accès aux formations diplômantes est socialement différencié

Sommaire

Document 1. Pourcentage de bacheliers dans une génération

Facile

Champs : France métropolitaine jusqu’en 1996, puis France hors Mayotte.

Sources : Depp ; ministère en charge de l’agriculture, Insee

Questions : 

1) Complétez la phrase : En 1976, en France, sur 100 personnes d’une génération, …. avaient le baccalauréat, tandis qu’en 2017, sur 100 personnes d’une génération, …….. avaient le baccalauréat. Le pourcentage de bacheliers a donc été multiplié par …….. entre 1976 et 2017.

2) Comment peut-on expliquer l’augmentation du % de bacheliers ?

Document 2 Accès au baccalauréat selon le milieu social

Facile

 

Source: L'état de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en France (n°11 - Juillet 2018) - Insee (enquête Emploi)

  1. Faites une phrase donnant la signification de la donnée correspondant aux enfants de cadres et professions intermédiaires.

  2. En quoi le document 2 permet-il de nuancer le constat fait à partir du document 1 ? Justifiez en vous appuyant sur des données chiffrées.

Document 3 Pourcentages

Facile

Pourcentages de jeunes âgés de 25 à 29 ans déclarant détenir un diplôme de l’enseignement supérieur, selon le milieu social (2014-2016)

Source : L’état de l’enseignement supérieur et de la recherche, 2018

  1. Faites une phrase donnant la signification de la donnée correspondant aux enfants d’employés et d’ouvriers.

  2. A l’aide d’un calcul de votre choix, comparez le % d’enfants de cadres et professions intermédiaires diplômés de l’enseignement supérieur à celui des enfants d’ouvriers et d’employés.

  3. Quelle conclusion les documents 2 et 3 permettent-ils de tirer ?

Document 4 Répartition des lycéens selon leur origine sociale à la rentrée 2017 (en %)

Facile

Source : MEN

  1. Choisissez la bonne proposition :

  1. A la rentrée 2017, sur 100 enfants de milieux favorisés, 23.4 étaient en filière scientifique.

  2. A la rentrée 2017, sur 100 élèves en filière scientifique, 23.4 étaient de milieu favorisé.

  1. Montrez les différences de choix de filières selon l’origine sociale.

Document 5 Origine sociale

Facile

Origine sociale des nouveaux bacheliers s’inscrivant dans l’enseignement supérieur en 2016 (en %)

 

Source : L’état de l’enseignement supérieur et de la recherche, 2018 - MESRI-DGESIP/DGRI-SIES

 

  1. Quelles sont les différences entre une CPGE (Classe préparatoire aux grandes écoles) et une STS (Section de technicien supérieur) ?

  1. A l’aide de données, illustrez chacune des affirmations suivantes :

  1. Les enfants d’agriculteurs exploitants sont moins présents dans l’enseignement supérieur que les enfants d’employés.

  2. Les enfants de professions libérales, de cadres et d'enseignants sont surreprésentés dans les CPGE et sous-représentés dans les filières STS.

  3. Les enfants d’ouvriers sont surreprésentés dans les STS et sous-représentés dans les CPGE.

Document 6 : Sociologie de l'éducation

Facile

Ce sont surtout Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron qui ont fait de la sociologie de l'éducation une préoccupation importante de la sociologie contemporaine en publiant Les Héritiers (1964) et La Reproduction (1970). […] Leur thèse centrale est que l'école reproduit les inégalités sociales à travers des méthodes et des contenus d'enseignement qui privilégient implicitement une forme de culture propre aux classes dominantes. La pratique du cours magistral, qui se fonde sur l'usage d'un langage cultivé sans en dévoiler les mécanismes, induit une « complicité cultivée » entre les enseignants et les élèves des milieux culturellement favorisés, déjà accoutumés à ce type de rapport au langage. Sous couvert d'universalisme, l'école leur permettrait en fait de faire fructifier le « capital culturel » que leur transmettent leurs parents.

Source : Sciences Humaines n° 161, Juin 2005.

  1. Qu’est-ce qu’un cours magistral ?

  2. En quoi favorise-t-il la réussite des enfants des classes dominantes ?

  3. Expliquez la phrase soulignée.

Document 7

Facile

Dans un livre intitulé L'Inégalité des chances (1972), […] R. Boudon part du postulat […] de l'acteur social rationnel, emprunté aux théories économiques. De son point de vue, les inégalités sociales observées dans les parcours scolaires sont le résultat de la juxtaposition de stratégies divergentes, adoptées consciemment par les familles en fonction des informations dont elles disposent et de leur manière d'évaluer les avantages et les coûts d'une poursuite d'études. « L'éventualité de devenir, par exemple, instituteur, écrit R. Boudon, n'est pas perçue de la même manière par le fils d'un ouvrier et par le fils d'un membre de l'académie des sciences. » Le fils d'ouvrier se satisfera d'un statut qui constitue pour lui une progression sociale notable, alors qu'il anticipera négativement le coût psychologique et financier d'études longues, ce qui ne sera évidemment pas le cas du fils d'universitaire.

Source : Sciences Humaines n° 161, Juin 2005.

  1. Donnez des exemples d’avantages et de coûts de la poursuite d’étude.

  2. Expliquez le passage souligné.

 

Document 8. Des parcours scolaires d’enfants de milieu populaire

Facile

C’est sur les conseils de ses professeurs du lycée que Mathieu, fils d’ouvrier, a suivi une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) et intégré HEC(1). Ce sont aussi des enseignants de lycée qui ont guidé Laura (Essec(1)), fille d’un ouvrier et d’une employée immigrés portugais, vers la CPGE. Ces élèves ne possèdent pas véritablement au départ d’informations sur l’orientation, leur famille ayant une faible connaissance du système scolaire. Ils profitent, en revanche, la plupart du temps, de circonstances et de rencontres avec des acteurs extérieurs à la famille pour s’informer et confirmer leurs orientations. La figure de l’enseignant comme aiguilleur scolaire est récurrente et patente. Si les conseils d’orientation peuvent être ponctuels pour certains, ils jalonnent, pour d’autres, l’ensemble de la scolarité. Erwan (qui fait Polytechnique(1)) déclare avoir eu des professeurs décisifs dans ses choix d’orientation tout au long de son parcours scolaire : à l’école primaire, une institutrice l’oriente vers un collège doté d’une classe européenne ; au collège, un professeur lui déconseille de prendre une option technologique tandis qu’un autre l’encourage notamment à s’inscrire dans un lycée renommé ; au lycée, il apprendra l’existence des CPGE ; enfin en CPGE, un enseignant lui donnera des conseils stratégiques pour augmenter ses chances d’atteindre l’X (école polytechnique).

Les orientations successives engagent inexorablement en fermant et en ouvrant des portes. Les enseignants éclairent le chemin vers la riuscita, la « bonne issue ». S’ils forment et informent, d’autres acteurs guident ces élèves de milieux populaires dans les carrefours de l’orientation scolaire. Par exemple, Stéphanie, normalienne(2), fille d’employés non diplômés, bénéficiera de l’intervention dans son orientation du père de sa meilleure amie : « Il m’a déjà fait part de l’existence des classes préparatoires, qu’évidement je ne connaissais pas, et que je n’aurais, sans doute pas, connues sans lui (…), il m’a dit qu’il fallait que j’aille à Henri IV. » […] Ces élèves, en se saisissant des informations absentes de leur cercle familial, maintiennent voire renforcent leur excellence au fil des épreuves scolaires.

(1)Grandes écoles de commerce ou d’ingénieur.

(2)Diplômée de l’Ecole Normale Supérieure, école qui propose une formation en 4 ans de haut niveau, dans des domaines variés : lettres et langues, arts et design, sciences humaines et sociales, droit, économie et management, sciences et technologies, sport.

Source : « Parcours de réussite en milieu populaire », Castets-Fontaine Benjamin, Sciences Humaines, Octobre 2011.

Questions : 

1) A l’aide du texte, complétez le tableau ci-dessous :

2) D’après les statistiques étudiées dans ce chapitre, pourquoi peut-on qualifier les parcours de ces jeunes de trajectoires improbables ?

3) Comment l’auteur explique-t-il ces trajectoires ?

L'accès au baccalauréat a progressé.

Le baccalauréat, créé en 1808 est longtemps resté un diplôme élitiste, réservé à une minorité. A partir des années 70, sous l’effet de plusieurs réformes du système éducatif, comme la création du baccalauréat technologique en 1968 et du baccalauréat professionnel en 1985, le pourcentage de bacheliers dans une génération a beaucoup augmenté. Aujourd’hui, presque 80% des personnes d’une même génération sont bachelières (Document 1).

Ce phénomène est un aspect du processus de massification scolaire, c’est-à-dire de l’allongement de la durée des études et de l’accès d’une large partie de la population à un niveau de qualification élevé.

Cependant, des inégalités d'accès au baccalauréat et aux études supérieures selon l'origine sociale persistent…

Cependant, cette massification, sous la forme de progression de l’accès au baccalauréat, cache des inégalités sociales. En effet, encore aujourd’hui, les enfants issus de milieu populaire ont moins de chances d’accéder au baccalauréat que les enfants issus de milieu supérieur (Document 2). Ces inégalités se retrouvent dans l’enseignement supérieur (document 3). On peut donc dire que l’accès au baccalauréat et aux études supérieures est influencé par l’origine sociale, c’est-à-dire par le milieu social de parents.

… ainsi que des inégalités de choix des filières.

Des inégalités s’observent dans l’accès au baccalauréat et aux études supérieures mais également dans le choix des filières d’enseignement. En effet, le choix du baccalauréat est influencé par l’origine sociale : par exemple, dans les baccalauréats généraux, les enfants de milieu très favorisé sont plus présents en filière scientifique, tandis que les enfants de milieu défavorisé sont plus présents en filière littéraire (Document 4). On constate aussi des inégalités dans le choix du type de baccalauréat : les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures et d’artisans, commerçants chefs d’entreprise sont surreprésentés dans les filières générales, tandis que les enfants d’ouvriers et, dans une moindre mesure d’employés, sont surreprésentés dans les filières professionnelles. Comme le baccalauréat général conduit davantage à des études longues et le baccalauréat professionnel à des études courtes, voire à une insertion immédiate sur le marché du travail, ces inégalités de choix de filières dans le secondaire ont des conséquences sur les études supérieures.

En effet, les enfants de milieu supérieur s’orientent davantage que les autres vers des études longues et sélectives. L’exemple le plus frappant est celui des classes préparatoires aux grandes écoles, qui recrutent les meilleurs élèves de filières le plus souvent générales. Ce sont des études généralistes qui préparent à des concours d’entrée dans les grandes écoles et donc à des études longues: écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, IEP… Les étudiants qui sortent de ces formations postulent à des postes de cadres dirigeants. Inversement, les sections de techniciens supérieurs accueillent proportionnellement plus d’enfants d’ouvriers ou d’employés que d’enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures. Ces sections, préparant au diplôme du BTS, recrutent des élèves issus de bacs professionnels et technologiques en priorité. Ce sont des études de deux ans, professionnalisantes, qui s’accompagnent de stages et peuvent se faire en alternance. Elles débouchent en général sur des emplois de professions intermédiaires. (Document 5)

Ainsi, même si l’école s’est massifiée, en donnant accès aux études à une part de plus en plus large de la population, elle ne s’est pas complètement démocratisée : les enfants n’ont pas tous les mêmes chances d’accéder au baccalauréat ou à l’enseignement supérieur et lorsqu’ils y ont accès, leur choix de filière est conditionné par leur origine sociale.

De nombreux sociologues se sont penchés sur ces inégalités scolaires selon l’origine sociale pour les expliquer.

Ces inégalités scolaires peuvent s’expliquer par des inégalités de dotation en capital culturel…

Dans Les Héritiers (1964) et La reproduction (1970), Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron expliquent que les enfants de milieu supérieur sont fortement dotés en capital culturel, ce qui facilite leur compréhension des attentes de l’école et leurs apprentissages scolaires. Le capital culturel est l’ensemble des ressources culturelles (savoirs, savoir-faire ou compétences, maîtrise de la langue et des arts) détenus par un individu et qu’il peut mobiliser. Il est transmis par les parents à leurs enfants. Par exemple, les parents de milieu supérieur organisent des sorties culturelles (musée, théâtre) et utiliser un type de langage qui est valorisé par l’école. L’école, s’adresse à tous les enfants avec les codes culturels des milieux supérieurs (langage, référence à des œuvres d’art ou des œuvres littéraires…) et valorise ainsi les enfants issus de milieux favorisés (Document 6).

… et par des stratégies familiales différentes selon le milieu social.

Selon Raymond Boudon, les inégalités scolaires s’expliquent par des différences de stratégies scolaires des familles. Pour guider leurs enfants dans leurs choix d’orientation, les familles font des calculs coûts-avantages. Par exemple, pour décider de la poursuite d’études longues, les familles vont comparer les coûts liés aux frais d’inscription, au logement ou encore au retardement de l’entrée dans la vie active, aux avantages en termes de salaires et de facilités d’insertion sur le marché du travail. Or, l’estimation de ces coûts et de ces avantages dépend du propre vécu scolaire et professionnel des parents : les parents peu diplômés et peu qualifiés auront tendance à surestimer les coûts des études longues et à en sous-estimer les avantages. C’est le processus inverse pour les parents de milieu supérieur. De plus, chaque parent se réfère à sa propre position sociale pour envisager celle de son enfant. Devenir instituteur pour une enfant d’ouvrier est considéré par sa famille comme une réussite sociale alors que ce peut être considéré comme un échec dans les familles de milieu supérieur. Les familles de milieu modeste auront donc tendance à orienter leurs enfants vers des études plus courtes que les familles de milieu supérieur (Document 7).

Toutefois, des parcours scolaires improbables existent.

Depuis quelques décennies, de nombreuses études sociologiques se penchent sur des parcours scolaires qualifiés d’improbables ou d’atypiques, parce qu’ils ne correspondent pas aux tendances tirées des statistiques. Ces études s’intéressent ainsi aux parcours scolaires brillants d’enfants de milieu populaire, ou au contraire à l’échec scolaire des enfants de classe supérieure. Ils montrent le rôle déterminant joué par les conseils d’orientation des professeurs ou de l’entourage (Document 8) mais aussi par les croyances de l’élève dans ses capacités ou encore son engagement de réussite auprès de ses parents et ses enseignants.

Exercice 1 Connaître les principales inégalités scolaires

Facile

Exercice 1      Connaître les principales inégalités scolaires *

Complétez le texte à l'aide des termes suivants: classes préparatoires aux grandes écoles, longues, d’origine, baccalauréat, des études supérieures, milieu social, plus, courtes.

Les statistiques montrent que l’accès aux formations diplômantes est socialement différencié, c’est-à-dire que la scolarité des enfants est influencée par le …………………………………..….. de leurs parents (appelé aussi milieu social ……………………). Le milieu social peut être assimilé au groupe socioprofessionnel des parents. On distingue six groupes d’actifs : les agriculteurs exploitants, les artisans, commerçants et chefs d’entreprises, les cadres et professions intellectuelles supérieures, les professions intermédiaires, les employés et les ouvriers.

On constate que les chances d’accéder au ……………………………… et de faire ………………………………………………………………… ne sont pas les même selon le milieu social d’origine : les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures ont ……………………. de chances d’être bacheliers puis diplômés du supérieur que les enfants d’employés par exemple.

Des inégalités se constatent aussi au niveau des filières choisies : les enfants milieu supérieur sont surreprésentés dans les études …………………. et les filières plus prestigieuses (ex :…………………………………………………………………) et les enfants de milieu populaire dans les filières …………………… (ex : STS).

Exercice 2 Connaître les notions importantes

Facile

Reliez chaque notion à sa définition:

Exercice 3 Expliquer les inégalités scolaires

Modéré

Exercice 3      Expliquer les inégalités scolaires **

Vrai ou Faux? Corrigez lorsque la proposition est fausse

  1. Les familles de milieu supérieur sont plus dotées en capital culturel que les familles de milieu populaire.
  2. Pierre Bourdieu explique les inégalités scolaires par les inégalités de dotation en capital culturel.
  3. L’école utilise les cades culturels des milieux populaires lorsqu’elle s’adresse aux élèves.
  4. A même niveau scolaire de leurs enfants, les parents font les mêmes choix d’orientation, quel que soit leur milieu social.
  5. Selon Raymond Boudon, les familles font des choix rationnels d’orientation.
  6. Les familles de milieu populaire orientent davantage leurs enfants vers des filières longues car elles surestiment les coûts de ces études par rapport à leurs avantages.

Exercice 4 Lire et analyser des % de répartition

Difficile

Exercice 4      Lire et analyser des % de répartition

  1. Choisissez la bonne proposition :
  1. En 2017, sur 100 agriculteurs exploitants, 1.7 avaient le bac général.
  2. En 2017, sur 100 enfants d’agriculteur, 1.7 avaient le bac général.
  3. En 2017, sur 100 admis au bac général, 1.7 étaient des enfants d’agriculteurs.
  1. Comparez la répartition des bacheliers selon la PCS de leurs parents au poids de ces PCS dans la population active (deux dernières colonnes du tableau). Que constatez-vous ?
  2. Quelles sont les groupes socioprofessionnels dont les enfants sont surreprésentées parmi les diplômés du bac général ? Du bac technologique ? Du bac professionnel ?
  3. L’origine sociale a-t-elle une influence sur l’accès au baccalauréat ? Justifiez votre réponse

Exercice 5 Expliquez des statistiques en s’appuyant sur un auteur

Modéré

Exercice 5      Expliquez des statistiques en s’appuyant sur un auteur

Alors que 66 % des enfants de cadres, d'enseignants, de chefs d'entreprise et de professions libérales entrés en sixième en 2007 et ayant obtenu une note comprise entre 8 et 10 au contrôle continu du brevet des collèges demandent une seconde générale et technologique, les enfants d’ouvriers (qualifiés ou non qualifiés) sont environ deux fois moins nombreux, avec les mêmes résultats.

Ces analyses mettent donc en évidence, qu’au-delà des disparités de résultats scolaires, les processus de choix dans l’orientation sont marqués par des inégalités sociales qui leur sont propres. Comme le montre l’étude de la filière du lycée la plus prestigieuse, c’est la détermination et la constance dans les aspirations des familles les plus favorisées qui est fortement en lien avec l’orientation future de leurs enfants.

Source : Inégalités sociales et migratoires, Comment l’école amplifie-t-elle les inégalités? Rapport Scientifique Sept. 2016, Cnesco.

 

  1. Quel est le pourcentage d’enfants d’ouvriers ayant entre 8 et 10 au contrôle continu du brevet des collèges qui demandent une orientation en seconde générale et technologique ?
  2. Quel est ce pourcentage pour les enfants de cadres, d’enseignants et de professions libérales ?
  3. Comment Raymond Boudon expliquerait-il ces différences de choix d’orientation ?

Exercice 6 Analyser un texte

Difficile

Exercice 6      Analyser un texte

 

Les résultats de PISA 2015

Les tests du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) sont organisés tous les trois ans par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Depuis les années 1990, ils imposent une norme mondiale d’évaluation des systèmes éducatifs. 72 États et "économies partenaires" participent aux tests PISA (la Chine ayant intégré le programme en 2015). Les sciences sont le domaine majeur d’évaluation de l’enquête PISA 2015 (mathématiques en 2012, compréhension de l’écrit en 2009). Les domaines mineurs de l’enquête sont la compréhension de l’écrit, les mathématiques et la résolution de problèmes.

Publiés fin 2016, les résultats de l’édition 2015 placent la France au 27e rang des 72 pays participants aux enquêtes de l’OCDE (elle était 22e en 2009, 25e en 2012), au 21e rang si l’on ne considère que les 35 pays membres de l’OCDE.

Les résultats de la France en sciences et en mathématiques se situent dans la moyenne des pays de l’OCDE, tandis que la performance en compréhension de l’écrit est légèrement au-dessus de la moyenne. Les résultats montrent toutefois que la France favorise la réussite d’une élite, celle des enfants qui réussissent le mieux tandis qu’elle est de moins en moins capable de faire réussir les enfants les moins privilégiés. La ministre en charge de l’éducation a ainsi souligné que "la France est le pays du grand écart avec une école efficace pour une grande majorité de ses élèves mais qui ne parvient pas à faire réussir 20 à 30% d’entre eux".

L’enquête PISA met en évidence l’écart croissant entre les élèves français les plus forts et les élèves les plus faibles, cette évolution étant due à la dégradation des performances scolaires des élèves les moins bons. La France apparaît de moins en moins capable de faire réussir les élèves les plus fragiles et son école ; elle est en train de devenir duale, avec deux groupes extrêmes qui grossissent et s’éloignent. Le niveau socio-économique explique plus de 20% de la performance obtenue par les élèves de 15 ans, contre 13% en moyenne dans l’OCDE. Seuls la Hongrie et le Luxembourg se situent également à un niveau supérieur à 20%. En 2015, comme en 2006, 8% des élèves français se situent parmi les plus performants, alors que 22% figurent parmi ceux en difficulté. En France, près de 40% des élèves issus d’un milieu défavorisé sont en difficulté, soit une proportion supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE (34%). Les élèves des milieux les plus défavorisés ont quatre fois moins de chances de réussir que les autres, c’est la proportion la plus élevée des pays de l’OCDE.

Source : vie-publique.fr

  1. Par qui sont organisées les enquêtes PISA ?
  2. Combien de pays y ont participé en 2015 ?
  3. Quel est l’objectif de cette enquête ?
  4. Selon l’enquête PISA 2015, les résultats du système éducatif français sont-ils satisfaisants ? Répondez à cette question avec au moins deux arguments contradictoires.

Newsletter

Suivre toute l'actualité de Melchior et être invité aux événements