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Melchior et Paris School of Economics - Ecole d’Economie de Paris  vous font partager des ressources utiles pour enrichir vos cours de SES.

En collaboration étroite avec PSE, Melchior va relayer chaque semaine un article choisi pour sa proximité avec les programmes d’enseignement et son originalité.  

Voici le premier article sélectionné pour illustrer le thème de la mondialisation en TES : "Augmenter les droits de douane ou déprécier sa monnaie : quel est l'instrument le plus efficace pour réduire le déficit commercial?" 

Depuis la fin de l'été 2018, la moitié des importations américaines venant de Chine sont taxées, avec un droit de douane s'élevant à 11% en moyenne. Parallèlement, le Yuan s'est déprécié d'environ 8% par rapport au dollar depuis le début de l'année 2018. Alors, la Chine a-t-elle intérêt à déprécier sa monnaie si Donald Trump exécute sa menace en taxant tous les produits chinois? 

En étudiant les élasticités pour un panel de 110 pays entre 1989 et 2013, Agnès Benassy-Quéré, Matthieu Bussière et Pauline Wibaux en concluent que le droit de douane a trois fois plus d'impact sur le commerce que le taux de change. Les deux instruments sont donc loin d'être des armes protectionnistes équivalentes. Ainsi, la Banque populaire de Chine serait donc contrainte de déprécier le Yuan de façon irréaliste.

Dans les deux cas, la hausse des droits de douane et la variation des cours du change à la baisse peuvent être efficaces à court terme sur l'économie du pays mais pas à long terme. 

Lire l'article publié par PSE