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La crise financière des subprimes

Après l'explosion de la bulle spéculative sur les nouvelles technologies en 2001, le marché immobilier américain a connu une embellie spectaculaire. La croissance a été portée en partie par le marché des subprimes, c'est-à-dire des crédits hypothécaires proposés à des ménages à fort risque, ne présentant pas les garanties financières normalement exigées pour un emprunt immobilier. Ce type de prêt passe de 120 milliards de dollars en volume en 2001 à 600 milliards en 2006.
En procédant de la sorte, les banques ont alimenté la croissance du marché immobilier, puisqu'elles ont stimulé la demande. Les emprunts contractés l'ont été le plus souvent à taux révisable. Les prêteurs ont donc répercuté sur des ménages fortement endettés la hausse des taux (rappelons que le taux directeur de la Réserve fédérale a été rehaussé de quatre points entre 2001 et 2006). Lorsque les emprunteurs ne pouvaient plus faire face à la charge de leur dette, ils revendaient le bien et pouvaient, grâce à la plus-value résultant de la hausse du marché, rembourser la banque. Les prêteurs ont par ailleurs transformé ces créances en obligations (titrisation), qu'elles ont massivement placées sur les marchés financiers. Cette technique leur permet de sortir les créances les plus douteuses de leur bilan. Début 2007, le marché des créances immobilières titrisées atteint un volume comparable à celui des bons du trésor américain !
Fin 2006, les premiers signes de ralentissement du marché immobilier sont observés. L'engrenage est alors fatal. En effet, les prix commençant à baisser, les banques ne parviennent plus à recouvrir l'intégralité des sommes prêtées. Une crise financière s'ensuit. Voici la chronologie qui a conduit à un « été noir » sur les places boursières mondiales.
 

Décembre 2006

Les prêts immobiliers aux Etats-Unis atteignent 8 400 milliards de dollars. Selon certains analystes, les «subprimes» représenteraient 12 % de ce marché. Les premiers signaux de panique sont envoyés. Le prêteur Ownit Mortgage Solutions se déclare en faillite. L'entreprise texane Sebring Capital Partners annonce également sa cessation d'activité.
 

Janvier 2007

N° 4 sur le marché bancaire américain, Wachovia annonce qu'il quitte le segment du subprime. Le n°3 JP MorganChase signale quant à lui que les défauts de paiement s'accélèrent.
 

Février 2007

Après plusieurs alertes dans le courant de l'année 2006, la banque anglo-hongkongaise HSBC relève brutalement ses provisions pour créances douteuses, les portant à 1,5 milliard de dollars. Cette décision entraîne une chute de son cours de bourse, de 1,5 % à Londres et de 2 % à Hong Kong.
Selon la banque Friedman Billings Ramsey, les défauts de paiement des clients de subprime sont à leur plus haut depuis 2000, dépassant les 10 %. 2,6 % des prêts feraient même défaut dans les six mois ! Les milieux financiers commencent à durcir leurs conditions d'achat des créances immobilières.
 

Mars 2007

Les premiers défauts de paiement touchant les classes moyennes sont enregistrés. Les clients les moins solvables ne sont pas les seuls à avoir eu recours aux subprimes. En effet, certains ménages plus aisés ont choisi ces produits financiers pour gonfler leur capacité d'emprunt.
Le nombre d'entreprises ayant revu leur stratégie en matière de subprimes ou fait faillite dépasse désormais la vingtaine. Le numéro deux sur ce segment, New Century, voit son cours de bourse chuter de 78 % en une semaine. Il licencie 300 personnes et envisage de se placer sous la protection de la loi sur les faillites. Sa cotation est suspendue quelques jours plus tard. Ses créanciers lui retirent leur confiance.
Mi-mars, les investisseurs marquent leur défiance vis-à-vis des banques européennes, dont ils craignent qu'elles soient contaminées par le début de crise américaine. Les bourses mondiales sont frappées par un mouvement de méfiance et accusent une chute marquée des cours. Les agences de notation dégradent leur appréciation sur les obligations adossées à des créances immobilières.
Aux Etats-Unis, plusieurs responsables politiques démocrates, majoritaires au Congrès, envisagent une loi pour restreindre l'offre de crédit et limiter les saisies immobilières touchant les ménages les plus pauvres. La Maison-Blanche souhaite plutôt laisser agir le marché et évacue tout risque de contagion. La Réserve fédérale choisit de maintenir son taux directeur inchangé, pour contenir les risques inflationnistes. L'idée d'un meilleur encadrement des pratiques bancaires fait son chemin, y compris parmi les acteurs du marché. Une étude révèle que près de la moitié des prêts accordés aux Etats-Unis en 2006 l'ont été sans quasiment aucune vérification.
A la fin du mois, au Royaume-Uni, un premier signal d'alerte est émis. Le groupe bancaire Kensington, qui a en portefeuille 150 000 contrats de type «subprime», annonce la démission de son directeur général et publie un avertissement sur résultat. De nombreux ménages ont subi la hausse des taux et se sont retrouvés en situation d'insolvabilité.
 

Avril 2007

New Century fait faillite.
Des mesures sont prises pour venir en aide aux emprunteurs en difficulté. Les établissements financiers sont encouragés à restructurer les prêts et à alléger la charge des emprunts.
 

Mai 2007

Le marché immobilier aux Etats-Unis enregistre une nouvelle baisse. Le président de la Réserve fédérale évacue à nouveau tout risque de contagion de la crise des subprimes.
 

Juin 2007

Les banques généralistes sont affectées par la crise. La hausse trimestrielle du profit de Goldman Sachs n'est que de 1 %. Bear Stearns, n°5 aux Etats-Unis, annonce un résultat trimestriel en baisse de 10 %. Les banques doivent désormais diversifier leurs activités et trouver d'autres relais de croissance.
Bear Stearns est contraint à la fermeture de deux de ses fonds d'investissement spécialisés dans les créances «subprimes» titrisées. Ses créanciers refusent de lui maintenir leur confiance. Son cours de bourse chute de 19 % en quelques jours.
Sur les places boursières, les investisseurs marquent leur inquiétude. Les primes de risque liées aux obligations les plus hasardeuses augmentent brutalement.
 

Juillet 2007

L'autorité boursière britannique, la FSA, annonce des actions disciplinaires à l'encontre de cinq prêteurs, à qui elle reproche leur laxisme dans les conditions d'octroi des prêts immobiliers.
Les agences de notation dégradent leur appréciation sur les instruments financiers liés aux «subprimes».
Cette crise alimente les inquiétudes sur l'évolution de l'économie américaine et accentue la baisse du dollar face à l'euro, qui multiplie les records historiques.
Les pertes liées à la crise des «subprimes» atteindraient entre 100 et 200 milliards de dollars, selon les analystes. La crise se mondialise. Un fonds australien est à son tour menacé de fermeture, tandis que les banques européennes apparaissent de plus en plus exposées, du fait de leurs activités sur le marché obligataire. Les places financières craignent désormais une restriction sévère du crédit, qui gripperait l'économie américaine et aurait des répercussions considérables sur l'ensemble de l'économie mondiale. Les bourses enregistrent des reculs considérables, l'indice Dow Jones revenant à son niveau de 2003.
Fin juillet, les stocks immobiliers sont au plus haut depuis 1992. La spirale de baisse des prix n'en est donc qu'à ses débuts. Les ménages les plus aisés connaissent eux aussi des difficultés pour rembourser leurs emprunts. La crise gagne les autres marchés.
 

Août 2007

1er août
Le gouvernement fédéral allemand impulse une opération de sauvetage du fonds IKB, très actif sur le marché immobilier américain et menacé de faillite. Les banques publiques, privées et coopératives sont invitées à prendre des participations dans un fonds de secours.

2 août
American Mortgage Home Investment, une entreprise spécialisée dans le crédit immobilier, annonce qu'il ne peut plus accorder de prêts, faute de pouvoir trouver des liquidités auprès de ses financeurs. Il ne peut plus honorer ses engagements et annonce sa fermeture.

6 août
Le PDG de Bear Stearns démissionne, suite à l'effondrement de deux fonds d'investissement de la banque américaine.

8 août
WestLB Mellon Asset Management, filiale de la banque publique allemande WestLandesBank et de la Bank of New York Mellon Corp., annonce le gel de l'un de ses fonds d'investissement.
Le premier assureur mondial AIG estime que la crise des subprimes pourrait lui coûter jusqu'à 3,25 milliards de dollars, du fait des actifs investis sur ce segment.
L'agence de notation Standard's & Poors s'attend à des résultats très dégradés pour le secteur bancaire.
La Banque d'Angleterre annonce une hausse de son taux directeur dans les prochaines semaines, afin de contenir l'inflation autour de 2 % d'ici deux ans.
Les banques françaises perdent entre 3 et 6 % à la Bourse de Paris, du fait de leur implication sur le marché des subprimes. Certains analystes reprochent aux banques françaises leur manque de transparence quant à leur exposition à cette crise.

9 août
Alors que les agences de financement immobilier Fanny Mae et Freddie Mac, très proche du gouvernement américain, proposent de soulager le marché immobilier en injectant des liquidités, le président Bush fait part de ses réserves.
BNP Paribas Investment Managers annonce la fermeture de trois de ses fonds d'investissement, qui font face à des difficultés financières suite à la crise des subprimes. Le cours de bourse de la banque française perd 3,37 % en une journée.
La Banque centrale européenne et la Réserve fédérale injectent plusieurs millions d'euros de liquidités sur le marché bancaire pour rassurer les investisseurs, sans grand effet. Les principaux indices boursiers enregistrent des baisses conséquentes.

10 août
L'ensemble des valeurs du CAC 40 finit à la baisse à la Bourse de Paris.
Le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke rappelle les investisseurs américains à leurs responsabilités et évacue toute intervention significative de la banque centrale américaine. Toutefois, l'injection de liquidités par les banques centrales sur les principales places financières atteint 330 milliards de dollars.
La banque américaine HomeBanc demande à être placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. La valeur de ses pertes (4,9 milliards de dollars) équivaut à celle de ses actifs (5,1 milliards de dollars). Parmi ses créanciers figurent plusieurs banques européennes, dont la Deutsche Bank et la Société générale.
Les pertes de Citigroup, première banque américaine, sur le segment des subprimes s'élèveraient à 700 millions de dollars, selon une information du Financial Times. Le leader du prêt immobilier aux Etats-Unis Countrywide annonce quant à lui des perturbations à venir sur ses résultats.

12 août
La Deutsche Postbank estime son exposition aux subprimes à environ 200 millions d'euros, ce qui inquiète les investisseurs. Une filiale de la Deutsche Bank annonce par ailleurs que les pertes de l'un de ses fonds frôleraient le milliard d'euros.

13 août
La banque américaine Goldman Sachs annonce une rallonge de 2 milliards de dollars dans son fonds d'investissement, en grande difficulté.

14 août
Dommage collatéral : le leader sur le marché américain du bricolage Home Depot annonce une baisse de plus de 20 % de son bénéfice trimestriel. Sa politique d'acquisition est remise en cause.
Les pertes estimées de Citigroup sont réévaluées à 1 milliard de dollars. Un analyste estime que les pertes des investisseurs sur des produits de crédit vont s'élever à 150 milliards de dollars dans le monde.

16 août
Le prêteur immobilier Country Financial Worldwide annonce le lancement d'un emprunt de 11,5 milliards de dollars auprès de 40 banques américaines, afin de faire face à ses difficultés.
L'indice boursier allemand, le DAX, revient à son niveau d'avril, après plusieurs jours de baisse consécutifs. Sur toutes les places boursières mondiales, la crise des subprimes s'étend. La Bourse de Francfort perd 2,36 %, celle de Paris 3,26 % et celle de Londres 4,10 %. Les bourses des pays émergents connaissent la baisse la plus importante depuis 2000 et l'éclatement de la bulle Internet. L'indice compilant la valeur boursière des banques européennes chute à nouveau. La cotation des banques françaises a chuté d'environ 20 % en un mois.
Les mises en chantier aux Etats-Unis atteignent leur niveau le plus bas depuis 10 ans.
Les agences de notation sont fortement critiquées. Elles ont en effet participé à la création des instruments financiers à l'origine de la crise, avant de devoir porter une appréciation objective sur leur intérêt pour les investisseurs.
Les appels à la baisse des taux de la BCE et de la Réserve fédérale se multiplient.

17 août
La banque publique régionale allemande SachsenLandesBank est à son tour dans la tourmente. Un consortium bancaire lui accorde 17,3 milliards d'euros de lignes de crédit pour lui éviter la faillite.
Les places boursières mondiales connaissent un «vendredi noir», qui incite la banque centrale américaine à réagir. Le Réserve fédérale annonce en effet une baisse de son taux d'escompte (taux de prêt aux établissements financiers), ce qui donne un peu de souplesse aux marchés financiers. La Banque centrale européenne, de son côté, injecte des liquidités sur le marché monétaire.

20 août
Deux nouvelles faillites sont annoncées aux Etats-Unis, celles des prêteurs First Magnus et Quality Home Loan. De plus, Accredited Home Lenders annonce la suppression de 60 % de ses effectifs salariés. Plusieurs banques annoncent des réductions d'effectifs et la fermeture de certains fonds spécialisés. Le nombre d'entreprises ayant pris des mesures sévères suite à la crise des subprimes atteint désormais la centaine. Une quinzaine d'établissements financiers a fait faillite.
Bank of America sauve Countrywide Financial de la faillite, en injectant 2 milliards de dollars.
La crise gagne l'Espagne, qui a connu une flambée immobilière spectaculaire ces dernières années. L'autorité de régulation des marchés financiers de ce pays exige des organismes financiers qu'ils publient des informations précises sur leur niveau d'exposition aux subprimes.

23 août
BNP Paribas annonce la réouverture prochaine des trois fonds gelés au début du mois.
L'intermédiaire financier américain Sentinel fait à son tour faillite. L'onde de choc se répercute sur le groupe français Capital Fund Management (CFM), dont l'un des fonds d'investissement dépendait fortement de Sentinel. Les pertes de CFM atteindraient 400 millions de dollars.

26 août
En Allemagne, la banque régionale publique du Bade-Wurtemberg annonce le rachat de SachsenLB, qui échappe de justesse à la faillite.
L'indice de confiance des consommateurs américains est en chute libre.

27 août
Le prix médian des logements américains est en baisse pour la première fois depuis 50 ans. Tous les indicateurs immobiliers dans ce pays sont dans le rouge.

30 août
Le Premier ministre français François Fillon réunit le secteur bancaire afin de l'encourager à plus de transparence.

 

Septembre 2007

Au début du mois, la crise s'éloigne. Les indices boursiers ont remonté progressivement la pente, malgré une nervosité persistante des investisseurs.
Toutefois, la spirale n'est pas totalement terminée. Les banques sont fragilisées et plus exposées à des opérations hostiles et des prises de participation assorties d'exigences en termes de management et de gestion. C'est le cas par exemple de l'investisseur Eric Knight, qui entre au capital de HSBC avec des revendications fortes. Les pertes cumulées du secteur financier sont estimées à 150 milliards de dollars suite à la crise des subprimes. En Grande-Bretagne, Victoria Mortgages, une petite entreprise spécialisée dans le subprime, annonce sa fermeture. Le fonds Global Alpha, de Goldman Sachs, a perdu près d'un quart de sa valeur suite à la crise.
Les effets secondaires se font sentir au-delà du seul secteur financier. Certains marchés de matières premières, comme le cacao, enregistrent des chutes brutales dues notamment à la revente rapide par les fonds d'investissement de contrats long terme, pour financer leurs pertes sur le segment du subprime. L'assurance souffre également de cette crise. Le vaste mouvement de titrisation qui portait le secteur depuis le début de l'année marque le pas, les investisseurs étant échaudés. 
L'inquiétude revient à la mi-septembre. La huitième banque britannique (et cinquième prêteur immobilier du pays) Northern Rock fait face à une crise de liquidités. La Banque d'Angleterre lui accorde un prêt en urgence. Une première depuis 1973. Northern Rock n'est pas victime d'investissements dans le subprime, mais ne parvient plus à refinancer les crédits accordés aux particuliers. La machine s'emballe, puisqu'à l'annonce de ces difficultés les clients sont pris de panique et retirent en un week-end 2 milliards de livres sterling. La Banque d'Angleterre est montrée du doigt. Contrairement à la BCE et à la FED, elle s'est toujours refusée à injecter des liquidités sur le marché. Quelques jours avant les difficultés de Northern Rock, elle avait consenti une baisse des dépôts bancaires obligatoires. Une décision trop tardive, selon les acteurs du marché.
Par ailleurs, la banque Bear Stearns annonce des résultats en baisse de 60 % par rapport à ses prévisions.

 

Octobre 2007

CFM estime pouvoir recouvrer la moitié des 400 millions de dollars perdus à l'été dans la crise des subprimes.
Plusieurs géants bancaires annoncent des perspectives en très forte baisse. La Deutsche Bank estime ainsi ses charges liées aux subprimes à 2,2 milliards d'euros. UBS (Suisse), Citigroup (Etats-Unis, première banque mondiale) ou encore Merill Lynch (Etats-Unis), qui provisionne près de 8 milliards de dollars, annoncent des résultats négatifs au troisième trimestre. A la fin du mois, le PDG de Merill Lynch Stanley O'Neal est contraint à la démission.
La crise de l'été entraîne par ailleurs plus de 6 000 suppressions de postes à la City, la place financière de Londres. Les banques françaises semblent, selon une communication de la Banque de France, peu exposées. BNP Paribas annonce ainsi que son exposition aux subprimes est inférieure à 100 millions d'euros.
La Réserve fédérale américaine annonce pour la fin de l'année une nouvelle réglementation, plus stricte, sur les conditions d'octroi de prêts aux personnes les plus fragiles. La SEC, autorité de contrôle des opérations de bourse aux Etats-Unis, lance plusieurs enquêtes sur la transparence des comptes et d'éventuels délits d'initiés.
Les agences de notation dégradent continument leur appréciation sur les obligations adossées à des emprunts immobiliers. Pour secourir ce segment de marché, trois établissements bancaires (Citigroup, Bank of America et JP Morgan Chase) annoncent la création d'un fonds spécial de 80 milliards de dollars, qui financera l'acquisition de titres délaissés par les investisseurs depuis la crise.

 

Novembre 2007

La crise n'est pas terminée. Les grandes banques sont de plus en plus fragilisées. Citigroup annonce à son tour le départ de son PDG, Charles Prince. Ses provisions liées aux subprimes sont portées à plus de 13 milliards de dollars, ce qui ampute son activité financière. Les principales banques d'investissement américaines auraient perdu jusqu'à un quart de leurs fonds propres.
L'organisation internationale des commissions de valeur (OICV), qui rassemble les autorités de surveillance des marchés financiers, lance un groupe de travail sur l'information publique relative aux produits financiers structurés.
Le Japon, jusqu'ici épargné, est à son tour touché par la crise. Une grande banque d'investissement aurait perdu plus de 600 millions d'euros sur les marchés financiers liés aux subprimes.
Les pertes cumulées de l'industrie financière atteindraient 400 milliards de dollars, selon une note de la Deutsche Bank.

Eléments de conclusion

En quelques mois, le secteur de la finance a été ébranlé par une crise que personne n'avait vu venir. La crise n'est pas totalement terminée. Les grandes banques sont fragilisées et doivent mettre au point une nouvelle stratégie pour redresser la barre. Celles qui, à l'instar d'HSBC, avaient depuis longtemps diversifié leurs activités s'en sortent nettement mieux que celles qui avaient largement misé sur le subprime. Par ailleurs, l'impact de cette crise sur le marché immobilier devra être observé avec attention.
Cette crise a par ailleurs mis en avant le besoin de transparence de la finance mondialisée. Transparence des banques, dans leur exposition aux différents risques présents sur les marchés financiers. Transparence des agences de notation, qui ont sans doute trop tardé à alerter les investisseurs sur les risques liés aux instruments obligataires. Et transparence des instruments eux-mêmes. La complexité des opérations de titrisation rend en effet indispensable une information précise sur leur composition exacte et sur leur corrélation avec l'économie réelle

Synthèse réalisée avec les sites Internet des Echos et du Monde.
 

 

 

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