Mobilité sociale

Le 1 er mars, le gouvernement Valls a annoncé la réforme prochaine du Revenu de Solidarité Active, dans son volet « activité ». La nouvelle « prime d’activité » 1 pourrait être désormais accessible aux jeunes de 18 à 25 ans qui n’étaient pas éligibles à cette prestation. Mais la question risque d’être âprement débattue car le gouvernement ne prendrait pas en compte ceux d’entre eux qui résident au domicile parental, en considérant l’ensemble des revenus du foyer fiscal. L’idée selon laquelle c’est bien la famille –et non l’Etat-Providence - qui doit soutenir financièrement cette tranche d’âge est tenace.

Ceteris paribus sic standibus est une locution latine utilisée en philosophie ou encore en sciences économiques signifiant « toutes choses étant égales par ailleurs » : elle correspond à la volonté d’isoler, dans un modèle théorique, les effets de la variation d’une variable précise sur une autre, à l’exclusion de tout autre facteur. Elle permet donc de justifier, lorsqu’elle est admise, une relation de cause à effet entre deux variables. Même controversée car difficile statistiquement à mettre en œuvre, elle fait avancer le raisonnement dans certains domaines et permet d’éviter les conclusions tirées hâtivement des chiffres couramment avancés par certains médias. Ainsi en est-il de la mobilité sociale des descendants d’immigrés : une étude très récente menée conjointement par l’Insee et l’Ined montre que, contrairement aux idées reçues, ces enfants réussissent aussi bien, voire mieux (!) que les enfants d’une population dite « majoritaire » (issus de deux parents nés en France).

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