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Sommes-nous de plus en plus riches ?

Résumé

L'INSEE évalue chaque année le patrimoine de la France et des Français. Il ne faut évidemment pas confondre cette approche avec les mesures habituelles de l'activité économique qui évaluent des flux qu'il s'agisse du PIB ou du Revenu disponible par exemple. En 2011, ce patrimoine économique national c'est-à-dire le stock des actifs détenus par les agents économiques (appelés aussi secteurs institutionnels) est évalué à 13 620 milliards d'euros . Pour mieux rendre compte de l'évolution de ce stock, l'INSEE le met en relation avec la valeur de certains flux économiques annuels comme le Produit intérieur net ou le Revenu disponible net.

Evolution des stocks patrimoniaux des grands secteurs institutionnels rapportés aux flux macroéonomiques

Sources : Insee et Banque de France, comptes nationaux base 2005.

En 2011, le patrimoine national net (ensemble des actifs détenus moins les dettes) représente l'équivalent de 7,9 années du Produit intérieur net. Le patrimoine des ménages équivaut, quant à lui, à 7,9 années également de leur revenu disponible brut. Enfin, les fonds propres des sociétés non financières ont une valeur accumulée qui correspond à 2 ans et demi de leur valeur ajoutée nette en 2011. Le patrimoine net des administrations publiques et les fonds propres des sociétés financières sont comparés, quant à eux, à la valeur du produit intérieur net.

La tendance générale est au ralentissement de la progression de la valeur des différents éléments du patrimoine national. Ainsi, le patrimoine des ménages continue d'augmenter mais plus lentement en raison du ralentissement de l'évolution de la valeur des actifs non-financiers (terrains, logements représentant 74 % du patrimoine des ménages) et de la légère baisse de la valeur des actifs financiers (placements auprès des sociétés financières).

Le patrimoine net des administrations publiques est, depuis 2007, à la baisse du fait de l'augmentation du poids de la dette publique.

Quant aux sociétés financières ou non-financières, elles subissent une évolution assez similaire. Par exemple, les fonds propres des SNF diminuent ; ils ne représentent plus en 2011 que l’équivalent de 6,9 années de leur valeur ajoutée nette contre 7,2 années fin 2010.