Graphique

Small is beautifull ?

Résumé

La structure des appareils productifs français et allemand diffère de manière significative, notamment en ce qui concerne la contribution des Petites et Moyennes Entreprises à la production, à l'emploi et aux exportations.

En France, 43 % de l'emploi des PME est concentré dans les entreprises de moins de 10 salariés contre 31 % seulement outre-Rhin. A l'inverse, les entreprises de 10 à 49 salariés ne totalisent que 32 % de l'emploi PME contre 37 % en Allemagne et la différence est encore plus marquée pour celles de 50 à 249 salariés avec un tiers de l'emploi PME en Allemagne contre moins d'un quart en France.

Les PME sont donc plus souvent des "petites " en France (voire même des " très petites ") et des " moyennes " en Allemagne et cette différence de taille moyenne a des répercussions notables sur les performances économiques des deux pays, en particulier sur la capacité à maintenir une vocation industrielle : les PME allemandes, contrairement à leurs homologues françaises atteignent plus fréquemment la " taille critique " qui leur permet, par exemple, d'avoir accès à des conditions de financement plus favorables pour leurs besoins d'investissements, d'effort de recherche ou de trésorerie courante.

Par ailleurs, cet avantage de taille moyenne est un atout pour s'intégrer efficacement aux filières d'exportation. A côté des motifs liés à la compétitivité structurelle des produits allemands, caractérisés par des niveaux de gamme plus élevés qu'en France, cette présence des PME allemandes dans les échanges internationaux est un des facteurs qui expliquent que l'Allemagne n'est pas, contrairement à la France, touchée par un mouvement de désindustrialisation de ses structures économiques.