Exercice
Exercice de cours

Question 5. Comment les réseaux sociaux fonctionnent-ils ?

Difficultés 
Exercice 1 - Nouveaux réseaux : nouvelles normes et nouvelles valeurs

Question ouverte (réponse spontanée) posée aux utilisateurs de Twitter :

Quel mot symbolise le mieux ce que vous pensez de Twitter?

Échantillon de 306 utilisateurs de Twitter. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne.

Source : IFOP, du 18 octobre au 4 novembre 2010

  1. Qu'est-ce que l'entreprise Twitter ?
  2. Présentez les informations principales du document. Quelle est la place des valeurs ?
  3. Qu’est-ce que la fracture numérique ?
Difficultés 
Exercice 2 - Mobiliser son réseau pour obtenir un emploi

"Les réseaux sociaux existent depuis longtemps (Lyons Club, Rotary et autres Clubs d’affaires) ; ce qui change aujourd’hui, c’est leur forme et l’impact du Web 2.0 sur ce mode de communication. En effet, des applications internet (profils, messages, forums, etc.) aident à se créer un cercle de relations, permettent de trouver des partenaires commerciaux, un emploi, …

Le fonctionnement est très similaire d’un réseau à l’autre : création de son profil en indiquant un certain nombre de données personnelles et de centres d’intérêt, puis invitation de son réseau personnel à rejoindre le réseau.

Le principe est que chaque contact qui accepte l'invitation accroît le réseau de nouveaux contacts. Les arrivants inscrivent à leur tour leurs contacts et ainsi de suite..., jusqu'à ce le monde entier soit relié.

La base des réseaux sociaux se trouve dans la théorie des «six degrés de séparation» qui démontre qu'il existe, en moyenne, six intermédiaires entre deux personnes prises au hasard dans le Monde.

Aujourd’hui, que vous soyez entrepreneur, indépendant, professionnel libéral, du moment que vous développez une activité commerciale, vous êtes concerné par le phénomène."

La Lettre Electronique des Experts-Comptables, Mai 2009, N° 64

  1. Qu'est-ce qu'un réseau social ?
  2. Qu'est-ce que la théorie des "six degrés de séparation" ?
  3. Pourquoi selon-vous, l'Ordre des experts comptables présente-t-il les "réseaux à ses membres" ?
Difficultés 
Exercice 3 - La force des liens faibles selon Mark Granovetter

La principale conclusion de ce texte consiste à souligner que les expériences personnelles des individus dépendent étroitement de certains aspects de la structure sociale qui se situent à un niveau plus élevé, bien au-delà de la portée ou du contrôle d'individus particuliers. Le développement de la théorie sociologique passe donc nécessairement par une analyse des relations entre les niveaux macro et micro. Or, une telle analyse met en lumière un certain nombre de paradoxes : les liens faibles, souvent dénoncés comme une source d'aliénation pour les individus, apparaissent ici au contraire comme des instruments indispensables aux individus pour saisir certaines opportunités qui s'offrent à eux, ainsi que pour leur intégration au sein de la communauté ; au contraire, les liens forts qui engendrent la cohésion sociale, se traduisent par une fragmentation de l'ensemble social. "

Source : Mark Granovetter, Le marché autrement, Éditions Desclée de Brouwer, 2000

  1. Faut-il opposer expériences personnelles et structure sociale ?
  2. Qu'est-ce qu'un « lien faible » et un « lien fort » ?
  3. Pourquoi les liens faibles sont-ils importants ? Donnez un exemple.
Difficultés 
Exercice 4 - Le déclin du capital social selon Robert Putnam

L’Observateur de l’OCDE : Comment l’idée de capital social pourrait-elle s’appliquer à l’éducation ?

R. Putnam : Il faut davantage creuser cette question, mais certains domaines semblent déjà très prometteurs. Quelques idées viennent à l’esprit, même si je souhaite insister sur le fait qu’elles ne s’appliquent pas qu’à l’éducation, mais aux leviers d’action de nombreux domaines.

Commençons par le capital humain et le capital social. Ces deux types de capital sont clairement reliés au sein d’une sorte de cercle vertueux, l’éducation tendant à augmenter le capital social et, simultanément, le capital social tendant à accroître les performances éducatives. Le déclin du capital social aux États-Unis aurait pu être encore plus prononcé si la qualité et la force de notre enseignement universitaire n’avaient pas été ce qu’elles sont. Néanmoins, il faut aller plus loin. On a pu montrer que l’éducation civique, les services obligatoires rendus à la collectivité et même les activités extrascolaires telles que le sport et la musique avaient des effets à long terme sur l’implication civique des étudiants qui y avaient été exposés. (…)

L’Observateur de l’OCDE : La situation aux États-Unis est-elle différente de celle d’autres pays de l’OCDE ?

R. Putnam : Dans Bowling Alone, j’ai soutenu que de très nombreuses formes de capital social (liens familiaux et amicaux, associations civiques, partis politiques, syndicats, groupes religieux, etc.) avaient connu un déclin aux États-Unis au cours des 30 ou 40 dernières années, après avoir progressé pour la plus grande part du XXe siècle. Dans d’autres pays, de nombreuses personnes pensent qu’un recul similaire des liens communautaires et familiaux s’est également produit. Mais je n’ai jamais soutenu que le capital social était synchronisé avec un seul métronome mondial. L’année 1945 (ou l’année 1989) a eu des significations très différentes pour la vie sociale et politique des États-Unis, de la France, de la Pologne ou de l’Irlande. Par exemple, le calendrier et le rythme de l’apparition de la télévision, qui a eu une influence importante sur les connexions sociales, ont beaucoup varié avec le lieu. Ainsi, il est important d’accorder de l’attention aux réseaux sociaux et aux normes de réciprocité, que l’évolution soit à la hausse ou à la baisse dans un pays donné et à un moment donné.

© L’Observateur de l’OCDE, N°242, Mars 2004

  1. Qu’est-ce que le capital social ?
  2. Qu'est-ce que le capital humain ?
  3. Y a-t-il selon R. Putnam une causalité entre capital social et capital humain ?
  4. Comment R. Putnam décrit-il l’évolution du capital social aux États-Unis ? Pourquoi ?
Difficultés 
Exercice 5 - Le capital social, une réalité "difficile à cerner"

"Avec le concept de "capital social", les relations sociales, les normes et les valeurs partagées, et la confiance facilitent la coordination ou la coopération entre les individus ou les groupes. Indéniablement, la popularité du concept doit beaucoup à son promoteur le plus actif, l’américain Robert Putnam (…)

Mais curieusement, (…), il apparaît que l’on ne sait pas, ou pas bien, le mesurer.

(…) Le capital social demeure difficile à cerner : les travaux académiques mobilisent certes toujours les mêmes notions (réseaux, normes de réciprocité, confiance et valeurs partagées), mais le sens dans lequel elles sont employées et la façon dont elles sont combinées varient selon les auteurs et selon les questions abordées. La notion de réseau par exemple est employée aussi bien pour désigner un ensemble de relations qu’un ensemble de personnes, voire même un lieu ; le réseau peut être conçu comme le moyen d’accéder à des ressources exclusives, ou comme le « lieu » privilégié de la production de normes susceptibles d’affecter toute la société. Les normes sont au gré des auteurs des valeurs morales ou éthiques internalisées par les acteurs, ou des règles dont la force repose sur l’effectivité des sanctions qui s’appliquent aux comportements déviants."

Source : Sophie Ponthieux, Le concept de capital social, analyse critique, Insee - 2004

  1. Pourquoi la notion de capital social est-elle "difficile à cerner" selon S.Ponthieux ?
  2. Quels les différents sens du mot « réseaux » que l’on retrouve dans les définitions du capital social ?
  3. Pourquoi certaines études sur le capital social peuvent-elles manquer de la rigueur nécessaire au travail scientifique ?