Exercice
Exercice de cours

Question 2. Pourquoi acheter à d’autres ce que l’on pourrait faire soi même ?

Difficultés 
Exercice 1

Selon l’Equipe du 4 mars 2006, en 2005 Zinedine Zidane aurait perçu 14,6 millions d’euros… n’incluant pas les revenus issus de ses placements. Pour 2006, on parle déjà de plus de 9 millions d’euros en contrats publicitaires ! Circulant dans des véhicules de luxe,  Zidane décide cependant d’effectuer lui-même la vidange de sa Porsche ; comme il connaît bien la procédure, il ne lui faut que ¾ d’heure pour la réaliser. Il aurait pu mettre à profit ce temps à tourner une publicité pour une grande marque de chaussure de sport ! Cela lui aurait rapporté 50 000 € ! La vidange de sa Porsche aurait pu être effectuée, en 1h45, par son voisin garagiste, qui n’a cependant pas l’habitude de ce genre de véhicule. Ce voisin garagiste pourrait gagner 100 €, dans le même temps, dans son activité professionnelle ordinaire. L’intérêt de l’échange est double.

  1. De quoi dispose Zidane dans l’opération de vidange de sa Porsche ?
  2. Pourquoi a-t-il intérêt à ne pas la faire cependant ?
  3. Quel est l’intervalle de rémunération permettant à Z Zidane et à son voisin de gagner à cet échange ?
Difficultés 
Exercice 2

Soient deux pays développés et deux types de production dont les niveaux de productivité  sont les suivants. Dans le pays A, il faut 1 salarié pour produire 4 voitures et 1 salarié pour produire 2 machines outil ; dans le pays B, il faut 1 salarié pour produire 6 voitures  et 1  salarié pour produire 4 machines outil.

  1. Complétez le tableau en calculant le nombre d’ouvriers pour produire 1 unité.

nombre d’ouvriers pour produire une unité

A

B

machines outils

½ = 0,5

 

automobiles

 

 

 

  1. Quelle serait l’analyse d’A. Smith concernant les échanges entre ces deux pays ?
  2. Quelle serait la nuance apportée par D. Ricardo ?
  3. Complétez le texte suivant à l’aide du tableau ci-dessus.

En autarcie, il faut respectivement 0,5 et …. ouvrier pour fabriquer une machine outil et une voiture dans le pays A. En revanche, il n’en faut que …. et …. dans le pays B.

  1. Complétez le tableau suivant en calculant les rapports d’échange internes.

 

A

B

coût de la machine outil / automobile

0,5 /  0,25 =

 

coût de l’automobile / machine outil

 

 

  1. Complétez le texte ci dessous.

Dans le pays A, le coût de production d’une machine-outil est …. fois plus élevé que celui de la fabrication de la voiture : 1 machine-outil sera échangée contre …. voitures. Dans le pays B, le coût de production d’une machine-outil est …. fois élevé que celui de la fabrication de la voiture : donc 1 machine-outil sera échangée contre …. voitures. Le pays B a donc intérêt à se …. dans la production de …. , qu’elle exportera dans le pays A, car elle obtiendra en échange, deux voitures du pays A en contrepartie de l’exportation de machines outil, donc …. voitures en plus que si l’échange s’était fait entre agents du pays B. Dans le pays A, le coût pour produire une automobile correspond à 50 % de celui de la fabrication de la machine outil …. donc une automobile sera échangée contre la moitié d’une machine outil ; dans le pays B. le coût, pour produire une voiture correspond à …. fois (- 32 %) celui de la fabrication de la machine-outil : donc 1 voiture sera échangée contre 0,68 machine-outil. Le pays A a donc intérêt à se …. dans la production d ' …. qu’il exportera dans le pays B, car elle obtiendra, 0,68 machine outil du pays B en contrepartie c'est-à-dire …. machine outil en plus que si l’échange s’était fait dans le pays A.

Difficultés 
Exercice 3

Question : Montrez, en complétant le schéma, que le commerce extérieur est source de croissance par le biais des importations :

hausse du pouvoir d’achat des ménages / développement de la croissance pour économies partenaires / hausse des revenus des économies partenaires / hausse de la consommation de produits étrangers pour économies partenaires / développement des exportations  nationales / hausse du PIB national / transferts de technologie / hausse de la productivité / extension des marchés.

Difficultés 
Exercice 4 - Les effets contradictoires de l’échange

On souligne souvent les bienfaits du libre-échange mais le commerce international a tendance à faire augmenter la production des secteurs exportateurs et diminuer celle des secteurs importateurs ; dès lors la demande de facteurs de production (hommes / machines / ressources naturelles) augmente avec la demande des produits exportés vers le reste du monde tandis qu’elle diminue pour les produits importés du reste du monde qui rentrent en concurrence avec la production nationale. Quel est alors, par exemple, le solde d’emploi issu du commerce entre pays développé et un pays à bas salaires ? La thèse de P.-N. Giraud est éclairante. Pour ce professeur d'économie à Mines ParisTech, il existe trois types de salariés : les « exposés » à la concurrence internationale des Pays à Bas Salaires et à Capacité Technologique (PBSCT) : on y retrouve toute une palette d’emplois, de l’ouvrier du textile  à l’informaticien ; les « compétitifs » qui possèdent des qualifications et des savoirs faire leur permettant de produire des biens (Airbus, TGV, vins…) que les nouveaux venus sur la scène économique et commerciale ne peuvent imiter ; les « protégés » produisant des biens et services qui ne peuvent voyager (coiffeur, enseignant, assistante sociale…). Giraud indique ensuite que l’échange entre un pays riche (France) et un pays à bas salaires (Chine) commence par détruire plus d’emplois « d’exposés » qu’il ne créée d’emplois « compétitifs »… parce que ces derniers se vendent plus cher ! Echanger du travail qualifié, cher, consistant à fabriquer des Airbus, contre du travail non qualifié, peu coûteux, consistant à fabriquer des jouets, est la raison d’être de l’échange et en fait tout l’intérêt pour les deux pays. Le bilan de cet échange reste nuancé : éventuellement équilibré en termes commerciaux, mais déséquilibré en termes d’emplois. En effet, l’achat d’une chemise importée à 15 € se substitue à celle achetée, 35 €, à un producteur français. Le consommateur français y gagne 20 € en pouvoir d’achat et peut utiliser ce surplus en restauration, loisirs. Ce qui accroît son bien-être et la production nationale de services. De plus, les 15 € finiront par revenir en France et par engendrer un flux de 15 € d’exportation. Le problème est que l’exportation supplémentaire d’Airbus créée moins d’emplois que n’en supprime l’importation de chemises ! Face à cette destruction initiale d’emplois, avec les PBSCT, l’enjeu est celui du chômage et de la capacité à créer des emplois suffisamment compétitifs et protégés pour compenser cette perte initiale.

  1. VRAI ou FAUX

a-    Un pays riche comme la France exporte des biens à forte valeur ajoutée.
b-    Un pays comme la Chine exporte des biens à forte valeur ajoutée également.
c-    L’exportation de produits à faible valeur ajoutée par la Chine contribue à détruire de l’emploi non qualifié en France.
d-    L’échange de jouets, d’ordinateurs et d’équipements périphériques contre des Airbus entre la Chine et l’Europe s’inscrit dans la thèse libérale du commerce internationale dont Smith et Ricardo sont les pères.
e-    L’échange peut être négatif en terme d’emplois et équilibré commercialement.

  1. Commentez la phrase soulignée.
  2. Complétez le texte à l’aide des mots suivants :

importations / supérieure / consommation / exportons / innovation / croissance / compétitifs / inférieure / protégés /  déséquilibré. Le commerce entre un pays riche et un pays à bas salaires et à capacité technologique peut être initialement …. en termes d’emplois. En effet, la valeur ajoutée par emploi est …. à la moyenne pour les biens que nous …. et …. à la moyenne pour les biens chassés par les …. . Le chômage risque alors d’augmenter du fait de ces spécialisations. Il faut donc trouver des ressorts à la …. interne pour créer des emplois de …. et de …. . Si le nombre d’emplois de compétitifs augmente, la masse salariale qui leur sera distribuée augmentera également, provoquant une hausse de la …. dont pourront profiter les protégés et une limitation du solde net de destruction d’emploi. La création d’emplois qualifiés de compétitifs passe aussi par un énorme effort d’ …. .

Difficultés 
Exercice 5

Alors que Nike et Reebok font fabriquer toutes leurs chaussures à l’étranger (Chine, Vietnam), New Balance est la seule à fabriquer une partie de sa production dans ses propres usines américaines. Sur les 36 millions de paires de basket vendues en Amérique par New Balance en 2004, 8 millions avaient été fabriquées (intégralement ou en partie) aux Etats-Unis ; les autres avaient été importées de Chine où elles avaient été fabriquées par des contractuels comme Pou Chen. 2 des 8 millions de paires sont fabriquées (collage des semelles et des dessus en provenance de Chine) par une usine située à Ontario, en Californie, et qui appartient à Pou Chen, firme taïwanaise qui est le principal contractuel de New Balance à l’étranger. Les 6 autres millions de paires sont assemblées dans les usines de New Balance. 400 000 d’entre elles sont constituées de composants entièrement américains ; pour 2 millions de paires, New Balance coud tout le dessus. Toutes les autres paires sont assemblées en attachant des semelles fabriquées en Chine à des dessus mêlant matériaux chinois et américains. La réussite commerciale de New Balance dépend de sa capacité à répondre à la demande des détaillants : satisfaire les commandes très vite, limiter les stocks au strict minimum et pouvoir réassortir immédiatement, alors que les contractuels chinois imposent un délai de 4 à 6 mois entre la réception de la commande et la livraison du produit. La capacité à offrir rapidement des biens aux consommateurs s’avère l’un des principaux avantages par rapport à une fabrication moins coûteuse à l’étranger.

Source : Suzanne Berger, Made in Monde, coll. « Points », Seuil.

Question : VRAI ou FAUX

a-    Nike et Reebok ont délocalisé des usines en Chine et au VietNam pour produire des paires de chaussures.
b-    Nike et Reebok ont passé des accords des entreprises sous traitantes en Chine et au VietNam pour produire des paires de chaussures.
c-    La Chine et le VietNam s’appuient sur des avantages absolus en termes de coûts salariaux pour promouvoir leurs exportations et leur développement.
d-    New Balance s’inscrit exactement dans la logique productive de Nike et Reebok.
e-    New Balance fonde une partie son avantage sur les prix de ses produits et sur la compétitivité prix.
f-    New Balance fonde une partie son avantage sur les délais de livraison  de ses produits et sur la compétitivité qualité.
g-    New Balance fonde son avantage à la fois sur une compétitivité prix et une compétitivité qualité.
h-    Une partie de la production de New Balance se substitue à des importations en provenance de pays à bas salaires.