Exercice
Exercice de cours

Question 2. Le cycle de vie des entreprises du point de vue juridique et réglementaire

Difficultés 
Exercice 1.

Les actionnaires sont propriétaires des actions, et en contrepartie, des fonds qu’ils ont mis à la disposition de l’entreprise, ils ont droit à une rémunération mais, en aucun cas ils ne sont propriétaires de l’entreprise (une société est une personne morale, et à ce titre, elle n’appartient à personne). L’évolution des marchés financiers au cours des dernières décennies a renforcé la prééminence de l’actionnaire à travers la puissance acquise par les grands organismes de gestion collective qui concentrent une part essentielle de l’épargne. La réputation de ces fonds est directement proportionnelle au niveau de leurs performances personnelles. Dans cette configuration d’un capitalisme financier dit actionnarial, les dirigeants sont censés garantir une rentabilité rapide et élevée de l’argent investi, quitte à prendre des décisions radicales en matière de politique salariale et/ou d’emploi. Cet « alignement des intérêts » entre actionnaires et dirigeants passe par une rémunération des seconds fortement indexée sur l’évolution des profits et du cours de la Bourse, en particulier par la distribution d’un nombre important « d’actions de performance » (stock-options), des actions gratuites qui sont en général définitivement attribuées au bout de plusieurs années et sous condition de remplir certains critères de performance. Celles-ci représentaient 29% des rémunérations des PDG du CAC 40 en 2016.

Patrick Artus, Marie-Paule Virard, Et si les salariés se révoltaient ?

Pour un nouvel âge du capitalisme, Fayard, 2018.

Questions

1. Pourquoi les actionnaires ont-ils acquis un tel poids dans la gouvernance des entreprises ?

2. Pourquoi et comment les actionnaires cherchent-ils à contrôler les décisions du dirigeant ?

Difficultés 
Exercice 2. Les caractéristiques des deux modèles de gouvernance de l’entreprise :

Difficultés 
Exercice 3. Les parties prenantes de l’entreprise

Connues en anglais sous le nom de « stakeholders », les parties prenantes de l’entreprise regroupent l’ensemble de ceux qui participent à sa vie économique (salariés, clients, fournisseurs, actionnaires), de ceux qui observent l’entreprise (syndicats, ONG), et de ceux qu’elle influence plus ou moins directement (société civile, collectivité locale). Les « parties prenantes » sont toutes les personnes ayant un intérêt dans les activités de l’entreprise (…)

Les entreprises socialement responsables sont non seulement transparentes envers leurs parties prenantes, mais elles veillent aussi à servir l’ensemble de leurs intérêts (ce qu’on appelle en anglais la « stakeholders value »). Elles s’opposent en cela aux entreprises pour qui le rendement à court terme est la seule et unique priorité (en anglais « shareholder value »). Ce sont des entreprises qui agissent uniquement pour satisfaire leurs actionnaires. 

Le concept de partie prenante renvoie à une vision de l’entreprise fondée sur une gouvernance négociée, c’est-à-dire où la question du bénéfice de l’actionnaire et de son augmentation ne sont pas les principaux objectifs à atteindre. C’est un modèle de gouvernance dans lequel ce sont les intérêts des acteurs de l’entreprise qui sont primordiaux, car ce sont eux qui assureront sa prospérité (…)

Source : Novethic, 2018.

 

Complétez le tableau en recherchant les intérêts privilégiés par les différentes « parties prenantes » de l’entreprise :