Exercice
Exercice de cours

Question 2 : Le chômage : une question de demande insuffisante ou de coûts trop élevés ?

Difficultés 
Exercice 1 (*)

Évolution de l'indicateur synthétique de confiance des ménages*.

  1. Comment évolue (tendance globale) le moral des ménages, mesurée par l'indicateur synthétique de confiance, depuis 2007 ?
  2. En prenant comme point de départ la baisse de moral des ménages Français, complétez le cercle vicieux ci-dessous les items suivants :

baisse du moral des ménages français/moindre consommation/davantage d'épargne/report d'achat important/risque d'augmentation du chômage/moindre investissement/augmentation du chômage/moindre production.

Difficultés 
Exercice 2 (***) a : Coût du travail et des salaires (bruts) horaires dans l’industrie.

  1. Complétez la phrase suivante : l’augmentation du coût du travail, entre 2000 et 2008, est de 43,8% en France et de 21,8% en Allemagne pour l’industrie. Le coût du travail dans l’industrie est pratiquement … en 2008 dans les deux pays, alors qu’il était …fois plus élevé en en Allemagne en 2000. La hausse du coût du travail dans l’industrie Française a donc contribué à réduire l’avantage dont elle disposait en termes de compétitivité-…
  2. Comment passe-t-on du salaire brut au coup salarial.
  3. Pourquoi peut-on dire que les salariés de l'industrie française coûtent cher et gagnent peu ?
  4. Que proposeriez-vous de diminuer pour rendre de la compétitivité à l'industrie française ?
Difficultés 
Exercice 2 (***) b : Coût du travail et des salaires (bruts) horaires dans les services

1.répondre par Vrai ou Faux.

Entre 2000 et 2008, les salaires brut en Allemagne et en France ont progressé dans les mêmes proportions.

En 2000 et en 2008, les salaires bruts en Allemagne et en France sont à peu près au même niveau.

2. Comment évolue l'écart de coût du travail, entre l'Allemagne et la France, dans le secteur des services ?

3. Comment s'explique l'évolution de cet écart ?

Difficultés 
Exercice 3 (***)

L'être humain étant rationnel, lorsqu'il existe une occasion de profit, il sait la saisir. Si on peut employer une personne, quelle qu'elle soit, à un coût qui est inférieur à ce qu'elle rapporte, on l'emploie. S'il existe des SDF c'est donc que personne n'a intérêt à utiliser leurs capacités présentes. Pour quelle raison? Prenons un SDF quelconque. Il existe forcément un niveau de rémunération et un coût de son travail tel qu'il puisse être rentable d'acheter ses services. Mais voilà: la législation interdit d'embaucher en dessous d'un certain niveau de salaire, auquel s'ajoutent toutes sortes de cotisations obligatoires. Le salaire minimum est donc une monstrueuse machine à créer de la pauvreté et de l'exclusion. Il repose sur l'idée, elle aussi choquante, que tous les «travailleurs» sont interchangeables et qu'ils doivent donc tous recevoir un salaire minimum identique, alors que chacun est différent et a une productivité différente à un moment donné. On oublie aussi que l'être humain n'est pas immuable et celui qui est peu productif à un moment, par exemple parce qu'il commence un travail auquel il n'est pas encore parfaitement adapté, peut développer de nouvelles capacités et justifier ainsi peu à peu un salaire de plus en plus élevé. Le drame du salaire minimum c'est qu'il constitue une barrière à l'entrée et qu'il empêche ceux-là mêmes qui en auraient le plus besoin ­ par exemple ceux qui n'ont pas eu la chance d'obtenir une formation initiale suffisamment poussée ­ de développer leurs potentialités.

Si on supprimait le salaire minimum, ceux qui sont actuellement payés au niveau correspondant ne verraient pas baisser leur salaire: s'ils sont employés, c'est bien que leur productivité est supérieure au salaire minimum. La seule conséquence de cette suppression serait de permettre l'entrée sur le marché du travail d'une foule de personnes dont la productivité «à un moment donné» est inférieure au salaire minimum et de leur donner la chance d'améliorer leur sort. Dans le climat terrorisant de la «pensée unique» qui domine notre pays, il faut du courage pour réclamer la suppression du salaire minimum. On a tôt fait d'interpréter cette position comme l'expression du désir de favoriser les «patrons» aux dépens des salariés. On l'aura, je l'espère, compris, il s'agit, bien au contraire, de donner leur chance aux moins favorisés.

Source : P salin, 29 mai 1995, Libération.

 

  1. Pourquoi, pour Pascal salin, est-il paradoxal qu'il existe des individus sans emploi ?
  2. Qui, pour lui, et donc responsable de cette situation ?
  3. Que propose-t-il de faire pour que le chômage et l'exclusion diminuent ?
  4. Finalement, que compare un chef d'entreprise pour décider d'embaucher ?
  5. Quel raisonnement fait-il ?

 

À Lire

Lecture sur ce thème.

Florence Aubenas, Le quai du Ouistreham, points, 2010

Jérôme Gauthier, Coût du travail et emploi, la découverte

Champsaur P. (2012), « Augmenter le Smic détruit des emplois », Le Monde.fr, 22 juin.

Daniel Pennac, Jacques Tardy, la débauche, folio, 2012

Le site du CNDP : www.CNDP.fr/entrepôt/themadoc/formation-et-emploi.

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