Exercice
Exercice de cours

Question 2. De la socialisation de l'enfant à la socialisation de l'adulte : continuité ou rupture ?

Difficultés 
Exercice 1 - Texte à trous

Reconstituez le texte avec les mots suivants (certains peuvent être utilisés plusieurs fois) : familiale, affective, associations, primaire, enfance, profession, secondaire, rattrapage.

La socialisation ne s’arrête pas à l’âge adulte. En effet, les sociologues distinguent la socialisation ………………., qui se déroule pendant l’…………… et la socialisation …………………… Ces deux formes de socialisations se distinguent tant par la qualité des agents qu’elles mobilisent que par ce qu’elles produisent. En effet, la socialisation …………………. comprend avant tout la socialisation ………………….., par l’Ecole, par les professionnels de l’enfance. Elle est forte, …………….. et englobante. La socialisation …………………, quant à elle, met en œuvre des instances très variées, telles les ……………., la ………………. Certaines de ces instances peuvent faire office de ……………….., même si, la plupart du temps, le déroulement de la socialisation ……………………. est fortement marqué par celui de la socialisation ………………….

Difficultés 
Exercice 2 - Vrai ou faux ?
  1. La socialisation primaire comprend uniquement la socialisation familiale
  2. Les groupes de pairs peuvent faire office d’instance de socialisation
  3. Il peut y avoir socialisation dans le cadre du couple
  4. La socialisation secondaire est modelée par la socialisation primaire
  5. La socialisation primaire ne peut faire l’objet de réajustements à l’âge adulte
Difficultés 
Exercice 3 - Les pratiques culturelles à l'enfance et à l'âge adulte

  1. Faites une phrase avec chacune des données en gras.
  2. En quoi ce tableau montre-t-il l’influence de la socialisation primaire sur les pratiques culturelles des adultes ?
  3. En quoi permet-il aussi de relativiser le poids de la socialisation primaire ?
Difficultés 
Exercice 4 - Le parcours de Frédércik Taylor, inventeur du taylorisme

Les pages qui suivent visent à mettre en lumière le cheminement intellectuel de Taylor et à comprendre comment ce fils de famille philadelphien deviendra l’apprenti mécanicien de 1875, l’ingénieur de 1883, le consultant de 1893 et enfin, à partir de 1901, le théoricien et le propagandiste du scientific management.

Trois choix fondamentaux ont orienté l’existence de Frederick Taylor et son activité intellectuelle :

- à 18 ans, celui de s’engager dans la vie industrielle ; ce choix, à partir de l’apprentissage et à travers toutes les étapes d’une brillante carrière, le mènera jusqu’à la direction d’une entreprise ;

- à 37 ans, celui de quitter l’emploi salarié pour s’établir comme ingénieur consultant ;

- à 45 ans, celui de cesser toute activité rémunérée pour se consacrer à l’approfondissement et à la diffusion de sa doctrine.

Source: Pouget M., Taylor et le taylorisme, Paris, PUF, 1998.

1. En quoi les débuts professionnels de Taylor peuvent paraître étonnants au regard de sa socialisation familiale ?

2. De quelle manière Taylor va-t-il compenser son manque de capital scolaire initial ?

Difficultés 
Exercice 5 - La socialisation secondaire chez les fumeurs de marijuana

Les sensations produites par la marijuana ne sont pas automatiquement, ni même nécessairement, agréables. Comme pour les huîtres ou le Martini dry, le goût pour ces sensations est socialement acquis. Le fumeur éprouve des vertiges et des démangeaisons dans le cuir chevelu ; il a soif; il perd le sens du temps et des distances. Tout ceci est-il agréable ? Il n'en est pas sûr. Pour continuer à utiliser la marijuana, il lui faut opter pour l'affirmative. Sinon, il préférera éviter ce type d'expérience, peut-être authentique, mais désagréable. Les effets de la drogue tels qu'on les ressent pour la première fois peuvent être physiquement désagréables ou du moins, ambigus :

« Ça commençait à faire effet, mais tu sais, je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je ne me sentais pas bien du tout. Je marchais, je tournais autour de la pièce, en essayant de sortir. Au début, ça me faisait peur, c'est tout ce que ça me faisait. Je n'avais pas l'habitude de ce genre de sensation. »

[…] En aucun cas l'utilisation ne continuera si les effets ne sont pas redéfinis comme agréables. En règle générale, cette redéfinition s'opère par l'interaction avec des utilisateurs plus expérimentés qui, de diverses manières, apprennent au novice à prendre plaisir à ces impressions qui lui font si peur au début. Ils peuvent le rassurer en minimisant l'importance des sensations déplaisantes et en expliquant qu'elles sont temporaires ; en même temps, ils peuvent attirer son attention sur les aspects agréables.

Source : Becker H., Outsiders. Etudes de sociologie de la déviance, Paris, Métailié, 1985.

  1. En quoi devenir fumeur de marijuana implique-t-il de redéfinir ses normes et valeurs ?
  2. D’après Howard Becker, qui joue ici le rôle d’instance de socialisation à cette pratique ?