L'importance des étrangers dans la population active : résidents et entrants

Héran, François, Immigration, marché du travail, intégration, coll. ''Rapport du commissariat général au plan", p. p 24

Disponible sur http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr

Ce document, issu d'un rapport du commissariat général au Plan, reprend les données du recensement de 1999. On constate que, si les étrangers représentent 7,4% de la population totale, leur proportion s'élève à 8,6% au sein de la population active. Ce chiffre diffère d'ailleurs d'autres données INSEE (les étrangers sont évalués selon les enquêtes à 8,1 ou 8,6% de la population active). La part des étrangers dans les flux entrants sur le marché du travail s'élève en moyenne à 12,5% des entrées durant la décennie 1990, ce qui s'avère important.

 

 

Les difficultés d'insertion des immigrés sur le marché du travail

 

 

Près de 100 000 entrées annuelles sur le marché du travail,soit 12,5% des entrées Catherine Borrel et Michel Glaude ont présenté au nom de l'INSEE les résultats majeurs du recensement de 1999 sur la population immigrée, au sens défini en 1991 par le Haut Conseil à l'intégration : ensemble des personnes nées étrangères à l'étranger et installées en France depuis un an au moins (p.105).

En 1999, cette population représente : 7,4% de la population recensée en métropole (9,5% pour les hommes, 7,7% pour les femmes), soit 4,3 millions de personnes ; 8,6% de la population active (avec une majorité d'hommes : 59%) ; 9% de la population active salariée hors fonction publique.

Les effectifs dénombrés au recensement permettent à l'INSEE d'actualiser l'estimation des flux annuels : le solde des entrées et des sorties (celles-ci comprenant aussi bien les décès que les départs) dépassait 100 000 par an à la fin des années 1990. Si l'on inclut les étudiants qui séjournent en France pour une durée officielle d'un an, le nombre d'entrées atteint 120 000. Une des difficultés est de tracer la frontière entre l'immigration "à vocation temporaire" et l'immigration "à vocation permanente", selon la terminologie du HCI. La discussion menée au sein du séminaire à ce sujet conduit à penser qu'il convient à la fois de maintenir la distinction et de mesurer précisément les occasions où elle est franchie. Les données fournies pour la première fois en 2001 sur la conversion des cartes de séjour temporaires en titres d'une validité supérieure à un an ont été exploitées par Xavier Thierry : elles montrent que plus de 37 000 immigrants temporaires obtiennent de séjourner plus longtemps ou de se présenter légalement sur le marché du travail. Plus de 6 600 étudiants ont profité de ces conversions en 2001.

Partage