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Cours de Formation et emploi : 1. Le diplôme : un passeport pour l'emploi?

Question 1 : Quelle relation y a-t-il entre le niveau et la nature des études poursuivies et l’accès à un emploi plus ou moins qualifié ?

Découverte

Document 1 : Espérance de scolarisation à 15 ans.

Document 1 : Espérance de scolarisation à 15 ans.

  1. Faire une phrase donnant du sens aux chiffres correspondant aux années scolaires 1985/1986 et 2010/2011
  2. Quelle périodisation peut-on faire à propos de l’espérance de scolarisation depuis 1985/1986 ?
  3. Comment évolue l’écart de scolarisation dans le secondaire et le supérieur entre 1985/1986 et 2010/20111 ?
  4. Proposez un paragraphe de synthèse concernant l’évolution de l’espérance de scolarisation depuis 1985/1986.
Document 2 : Répartition des sortants de formation initiale selon le plus haut niveau obtenu

Pour l’année scolaire 1984/86, la répartition n’est pas disponible à partir des enquêtes emploi

  1. Quel est le critère caractérisant les élèves sortis du système scolaire ?
  2. Choisir parmi les items de lecture ci-dessous, celui qui est le plus rigoureux.
  • Parmi 100 élèves sortis de leurs études entre 1984 et 1986, 21 avaient un niveau d’étude supérieur au bac.
  • Parmi 100 élèves ayant un niveau d’étude supérieur au bac, 21 étaient sortis de leurs études entre 1984 et 1986.
  • D’après l’INSEE, sur 100 français sortis de leurs études entre 1984 et 1986, 21 avaient un niveau d’étude supérieur au bac.
  • Parmi 100 élèves sortis de leurs études entre 1984 et 1986, 21 avaient un niveau d’étude supérieur au bac, d’après l’INSEE.
  • Sur 100 élèves sortis de leurs études entre 1984 et 1986, en France métropolitaine, 21 avaient un niveau d’étude supérieur au bac, d’après l’INSEE.

3.Choisir parmi les items de lecture ci-dessous, celui qui convient.

  • D’après l’INSEE, le nombre d’élèves de France métropolitaine sortis du système scolaire en 1984/1986 avec un diplôme d’études supérieur au bac a doublé.
  • D’après l’INSEE, le poids des élèves de France métropolitaine sortis du système scolaire en 1984/1986 avec un diplôme d’études supérieur au bac a doublé.
  • D’après l’INSEE, le poids des élèves de France métropolitaine sortis du système scolaire en 1990/1992 sans aucun diplôme ou brevet des collèges a baissé de 10%.

4. Proposez une phrase de synthèse concernant l’évolution du niveau de formation initiale, en France métropolitaine, depuis 1984/1986.

Document 3 : Répartition des filières dans l’enseignement supérieur.

1.Complétez la phrase suivante : en 2011, sur 100…, ...étaient inscrits à  l’université, ...étaient inscrits dans des IUT, …étaient inscrits en STS, et …étaient inscrits dans d’autres établissements ou formation.
2. Répondre par Vrai ou Faux :

  •  Les effectifs dans l’enseignement supérieur n’ont pas évolué depuis 1980.
  •  L’essentiel des étudiants se concentre à l’université.
  • Le poids des étudiants à l’université, depuis 1980, augmente.

3. Sachant que le nombre d’étudiants est passé de 1,2 millions à 2,3 millions entre 1980 et 2011,calculez, le nombre d’étudiants universitaires en 1980 et 2011.

4.Pourquoi peut-on dire que le poids des étudiants à l’université a diminué alors que son nombre a augmenté ?

Document 4 : Taux d'emploi selon le plus haut diplôme obtenu, en moyenne annuelle.

Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans et plus

Source : Insee, enquêtes Emploi, (calculs Insee)

1. Par quel rapport (fraction : numérateur et dénominateur) se matérialise le taux d’emploi ?
2. Compléter la phrase suivante : en 1982, sur 1000..., ayant un diplôme de l’enseignement supérieur, …étaient en activité.
3. Faire une lecture avec le chiffre en caractères gras.
4. Complétez la phrase suivante : globalement, plus le niveau de diplôme est …, et plus la probabilité d’être en activité… ; cependant, on observe que le niveau de..., seul, ne suffit pas pour avoir une chance supérieur d’être en emploi, notamment lorsqu’on observe ceux qui possèdent...
5. Comment évolue ce taux d’emploi :

  • Pour l’ensemble des personnes de plus de 15 ans de la France métropolitaine ?
  • Pour chacune des catégories de personnes de plus de 15 ans de la France métropolitaine  selon leur niveau de diplôme ?

6. Comment peut on interpréter ce résultat ?
7. Pourquoi peut-on dire que le diplôme est un passeport pour l’emploi (approche statique et dynamique).

 

Document 5 : Statuts d'emploi et types de contrats des actifs occupés sortis depuis 1 à 4 ans de formation initiale et selon le diplôme en 2012

Champ : France métropolitaine

Source : Insee, enquête Emploi.

 

1.Quel est le poids des salariés dans la population active, en 2012 ?
2.Qu’est ce qu’un emploi atypique ?
3.Pourquoi la somme des chiffres de la dernière colonne (notamment) est-elle supérieure à 100 ?
4. Identifiez les réponses acceptables et parmi elles, celle qui est la plus précise :

  •  En France métropolitaine, sur 100 actifs sortis de leur scolarité entre 2008 et 2012, 93,4  étaient des salariés, d’après l’INSEE.
  •  En France métropolitaine, sur 100 actifs occupés, sortis de leur scolarité entre 2008 et 2012, 93,4  étaient des salariés, d’après l’INSEE.
  •  En France métropolitaine, sur 100 actifs occupés sortis de l’enseignement supérieur long entre 2008 et 2012, 93,4  étaient des salariés, d’après l’INSEE.

5.vrai ou faux ?

  • Plus le niveau de diplôme est élevé et plus la probabilité d’avoir un CDI est forte.

6. Complétez les phrases suivantes :

  •  La probabilité d’avoir un emploi sous forme de CDI est …plus forte pour un diplômé de l’enseignement supérieur long que pour quelqu’un qui a peu ou pas de diplôme.
  •  La probabilité d’avoir un emploi intérimaire est presque…plus forte pour quelqu’un qui a peu ou pas de diplôme par rapport à un diplômé de l’enseignement supérieur long.

7.Proposez une synthèse des liens entre niveau de formation et nature des emplois occupés.

 

Document 6 : Taux de chômage selon le niveau de diplôme obtenu et le nombre d’années écoulées depuis la fin de la formation initiale.

Champ : France métropolitaine
Source : INSEE, enquête emploi
  1. Quel constat, en terme de niveau, peut-on faire, quel que soit le nombre d’années écoulées depuis la fin de la scolarité ?
  2. Quel constat, en terme d’évolution des écarts, peut-on faire, quel que soit le nombre d’années écoulées depuis la fin de la scolarité ?
  3. Quelle information peut-on tirer de la comparaison entre les deux graphiques ? Comment peut-on l’expliquer ?

Approfondissement

FAISONS LE POINT`

La démocratisation de l’école permet l’accès à l’emploi à un plus grand nombre.

En 30 ans, la durée moyenne de scolarisation à 15 ans, en France augmente sensiblement, passant de 4,7 ans à 6,5 ans ! Cette augmentation provient de la durée de scolarisation des filles, notamment. Finalement, aujourd’hui, plus de 90% de la population de plus de 15 ans est scolarisée ; le taux d’accès d’une classe d’âge au baccalauréat augmente ; le taux de réussite au baccalauréat général atteint désormais, environ  80%. L’enseignement supérieur se démocratise également : il accueillait 1,2 millions d’étudiants en 1980 contre 2,3 millions en 2011 ! Cet accueil se fait essentiellement encore au sein des universités.  Cette démocratisation s’explique, d’une part,  par un accroissement de l’offre de scolarité : les pouvoirs publics ont mis en place des politiques volontaristes d’éducation passant par la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans (1959) et, surtout, le collège unique (1975). Finalement la répartition des sortants de formation initiale selon le plus haut niveau obtenu traduit une élévation du niveau de formation : à la fin des années 2000, seuls 17 % des élèves sortent du système scolaire sans diplôme ou avec le brevet des collèges ! D’autre part, la demande de l’appareil productif en main d’œuvre qualifiée a aussi poussé les familles à orienter de plus en plus leurs ressources vers la scolarisation de leurs enfants, et ce, dans un contexte de chômage de masse. Le diplôme devient alors un passeport pour l’emploi.

Quels liens entre diplômes et emplois ?

Le niveau de qualification s’est accru. Celle-ci provient de la formation initiale, acquise au sein du système scolaire et elle peut être complétée par la formation professionnelle et l’expérience. A la fin des années 2000, 67% des sortants du système scolaire avaient au moins le baccalauréat ! Plus le niveau de diplôme est élevé et plus,  globalement, le taux d’emploi de l’individu sera élevé : ainsi, le taux d’emploi d’un diplômé du supérieur est de 73% en 2006 contre à peine plus de  29% pour un sortant du système scolaire sans diplôme ou avec le CEP. Dans un contexte de chômage élevé et persistant, le marché du travail tend à accueillir plus facilement ceux qui sont les plus diplômés. D’autre part, plus le niveau de diplôme est élevé et plus l’accès à un emploi typique (CDI / temps de travail égal à la durée légale du travail) sera élevé : 57,5 % des diplômés du supérieur, sortis du système scolaire depuis 2008,  ont accès à un CDI dans le secteur privé en 2012, contre seulement 46% de ceux qui n’ont qu’un Brevet, CEP ou sont sans diplôme. Le taux de chômage est beaucoup plus élevé pour les moins diplômés que pour les diplômés du supérieur …même si ce taux se réduit avec la sédentarisation dans la vie active. On observe cependant que le diplôme est une protection relative contre le chômage et non pas une protection absolue ! En effet, même très diplômé, on peut tout e même être au chômage !

À lire

Lecture sur ce thème :

T Couppié, JF Giret, A Lopez, obtenir un emploi dans on domaine de formation : un enjeu très relatif dans l’insertion des jeunes, INSEE, 2009

Marie Duru Bellat : L'inflation scolaire. Les désillusions de la méritocratie, Éditions du Seuil, 2006

 

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