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Les principales définitions

La mondialisation financière est le processus par lequel le marché des capitaux ou du financement devient unifié au niveau mondial. La globalisation financière est synonyme, dérivée de l’anglais « globalization ».

La balance des paiements est l’état comptable en partie double qui enregistre les flux de biens, services, capitaux, devises entre résidents et non résidents d’un pays. Elle intègre la balance courante pour les biens (balance commerciale), services, revenus et transferts (balance des invisibles). Elle comprend aussi la balance ou le compte financier qui recense les flux de capitaux et de monnaie. Les soldes de ces balances sont les différences entre deux flux de sens inverse.

Le taux de change d’une monnaie est le prix relatif, la valeur de cette monnaie dans une autre ou plusieurs autres. Il est bilatéral lorsqu’il s’exprime en fonction d’une autre monnaie. Il est effectif lorsqu’il est exprimé en fonction d’un panier de devises de pays partenaires.

Le taux de change nominal se différencie du taux de changé réel qui indique la valeur d’une monnaie d’un pays en termes de pouvoir d’achat d’une monnaie d’un autre pays. Le taux de change réel se calcule en multipliant le taux de change nominal par le rapport des niveaux généraux des prix des deux pays impliqués.

Un risque de change existe lorsque l’alea sur la valeur d’une monnaie durant la réalisation d’une transaction, entraine des coûts ou des gains potentiels. Il est possible de prévenir cet aléa (on parle alors de se « couvrir contre le risque de change ») en effectuant par exemple une transaction à terme.

Le marché des changes, en anglais foreign exchange ou for ex est le lieu fictif de confrontation entre offreurs et demandeurs de devises, sur lequel s’échangent les différentes devises. Il est au comptant ou spot lorsque l’échange de devises est immédiatement réalisé. Il est à terme ou forward lorsque les modalités de cet échange sont convenues à l’avance. Ces contrats peuvent être standardisés ou non, dans des quantités prévues à l’avance (on parle alors de contrats futures), nécessairement réalisés ou optionnels (c’est le cas des options de change).

Une politique de change est une action délibérée des pouvoirs publics, utilisant l’achat ou la vente de devises en vue d’atteindre les objectifs habituels des politiques macroéconomiques. La politique de monnaie forte en est un exemple, visant la compétitivité, la maîtrise de l’inflation, la croissance économique par le maintien d’une devise qui s’apprécie et joue le rôle de monnaie internationale de référence. Une dévaluation, quant à elle, utilise le moyen de la baisse de la parité d’une monnaie dans le cadre d’un système de changes fixes pour améliorer la compétitivité prix des produits d’un pays et alors son solde courant.

Un système monétaire international ou régime monétaire international est un ensemble d’organisations, de règles, de pratiques qui régissent les relations, les échanges de devises entre les pays. Il s’agit en particulier de modalités de conversion entre les monnaies, de modes d’obtention de liquidités ou de modalités de surveillance des marchés des changes.

On distingue systèmes de changes fixes et systèmes de changes flottants (ou flexibles). Les premiers se différencient des seconds par l’existence de parités fixées (irrévocablement ou non) entre les monnaies.  Ils induisent de la part des autorités monétaires l’usage des réserves de change (achat ou vente) pour maintenir le taux de change fixé au préalable, malgré les fluctuations résultant des opérations des agents sur le marché des changes. A l’inverse, les régimes de flottement laissent varier les taux de change au gré des opérations de change, selon la loi de l’offre et de la demande. Il existe des systèmes ou régimes de flottement pur ou impur. Dans ce dernier cas : les autorités monétaires se réservent le droit d’intervenir en cas de variations jugées excessives ou problématiques du taux de change.

Un régime de gold standard est un cas particulier de régime de changes fixes qui organise la parité entre les monnaies sur la base de leur convertibilité en or. Dans un régime de gold exchange standard, une partie des monnaies est échangeable en or tandis qu’une partie se contente d’être échangeable en ces monnaies de référence.

Les points d’or (entrée et sortie), en cas de système d’étalon or, sont les bornes entre lesquelles, du fait de la parité or d’une monnaie, il est plus intéressant pour les agents économiques d’effectuer les transactions internationales en or. A l’extérieur de ces bornes, il est plus intéressant d’échanger en devises.

Une monnaie internationale est une monnaie qui s’échange librement sur le marché des changes (absence de règle qui en limite l’usage ou de contrôle des changes). Elle est ainsi acceptée comme monnaie de règlement international ou comme moyen d’intervention pour un Etat ou une organisation financière/monétaire internationale.

Un système financier assure la mise en relation entre des agents économiques pour leur financement. Il s’agit d’un ensemble d’organisations, de règles, de pratiques qui régissent les relations de financement entre les agents.

Les marchés financiers sont les lieux fictifs de confrontation entre agents économiques à besoin et à capacité de financement, sur lesquels s’établissent placements et financements.

Un marché financier est considéré comme efficient (il y a plusieurs types d’efficience, dans ce cas il s’agit d’efficience informationnelle) lorsque les agents économiques incorporent toutes les informations disponibles dans leurs achats et ventes d’actifs. Ainsi le prix d’échange en sera le reflet total, vrai.

La déréglementation financière est le mouvement, le processus par lequel les règles contraignant les agents économiques sur leur financement/ leurs placements sont peu à peu abandonnées. Cela peut passer en particulier par la privatisation des acteurs du financement qui n’est alors plus « administré ». Le terme de dérégulation est parfois utilisé par francisation du terme anglo-saxon.

Le décloisonnement des marchés financiers est le mouvement, le processus par lequel les contraintes d’accès à certains financements ou placements pour certains agents économiques sont peu à peu supprimées. Ce décloisonnement peut être géographique (suppression des barrières nationales) ou fonctionnel (suppression des barrières entre les acteurs et les différents marchés).

La désintermédiation correspond elle aussi à un processus, par lequel le rôle des intermédiaires financiers se réduit peu à peu dans le financement. Il est souvent associé à une marchéisation, c’est-à-dire une augmentation du rôle des marchés financiers. La désintermédiation peut être au sens large ou restreint si l’on intègre ou non les activités de marché des intermédiaires financiers. Dans le cas où l’on isole les activités d’intermédiation (crédit bancaire en particulier), on parle d’intermédiation au sens restreint. Ce processus de désintermédiation peut être vu comme le résultat des processus de décloisonnement et de déréglementation.

L’AMF ou autorité des marchés financiers, créée en 2003, est l’autorité administrative indépendante chargée de surveiller le fonctionnement des marchés financiers (pour leur partie réglementée). Elle est l’équivalent français de la SEC américaine (Securities and Exchange Commission). Depuis 2010, une autorité du contrôle prudentielle complète son action.

Une bulle spéculative a lieu lorsque le prix d’un actif, en particulier d’une devise, s’éloigne durablement  et cumulativement de son prix d’équilibre, du fait de comportements mimétiques des agents économiques. Elle comporte une phase de formation, puis de gonflement et d’éclatement. Elle peut être considérée comme rationnelle lorsque la conscience de la déconnexion existe chez les agents économiques (mais ils ont une espérance de gain en la suivant), irrationnelle si les agents n’ont pas conscience des fondamentaux de cet actif, en particulier une monnaie.

Une règle prudentielle est une disposition contraignante destinée à prévenir le risque de faillite bancaire et ainsi de crise financière associé. La plus connue est sans doute celle fixée au sein de la Banque des Règlements Internationaux au sortir du krach de 1987 : le ratio de solvabilité Cooke.

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