Description:

Mécanismes et concepts

EXEMPLE 1-De la variable démographique au marché du travail et à la croissance

A- la variable démographique est une variable complexe qui joue sur le marché du travail

1-elle joue de manière quantitative : le nombre d’hommes détermine en partie le nombre de travailleurs

11-trop d’hommes entraine le risque de chômage…

12-…pas assez entraine un marché du travail tendu et la nécessité de recourir à une main d’œuvre immigrée : voir les débats d’actualité

Synthèse : le nombre d’hommes a donc des conséquences à la fois sur la structure (c’est-à-dire les caractéristiques du marché du travail) et le fonctionnement par exemple à travers les politiques mises en place pour pallier les difficultés (nombre de jeunes et politiques spécifiques d’emploi).

2-elle joue de manière qualitative : qui sont ces travailleurs, comment sont ils formés par exemple ?…

21-la répartition Hommes/Femmes sur le marché a des conséquences :

211-en termes de salaires

212-en termes de types de contrats, à temps complet ou à temps partiel

213-en termes de comportements sur le marché. Par exemple les enquêtes révèlent que les hommes et les femmes ne considèrent pas les « 35 heures » de la même façon.

22-la répartition Jeunes/adultes/travailleurs âgés.

221-la question du taux d’emploi : en France par exemple le taux d’emploi est particulièrement faible pour les travailleurs âgés de plus de 50 ans.

222-la question des types de contrats : les jeunes en France sont davantage concernés par les contrats à durée déterminée et l’intérim. 

23-la qualification

231-niveau de qualification

232-le type de qualification : plus industrielle ou plus tertiaire

 

B- le marché du travail influence la croissance : le niveau de la croissance et ses caractéristiques.

1-la structure et le fonctionnement du marché du travail ont des conséquences sur le niveau de la croissance

11-Si «  il n’y a de richesse que d’hommes »(Bodin), la présence sur le marché du travail d’un grand nombre d’hommes favorise la croissance économique.

112-un nombre élevé de travailleurs c’est une quantité de travail importante qui doit permettre une hausse des productions puisque le travail est un des facteurs de la croissance.

113-pour un même nombre de travailleurs, l’augmentation du temps de travail de chacun permet une augmentation des productions : ainsi les études de l’INSEE ont montré que la croissance est plus forte les années au cours desquelles le nombre de jours chômés est plus faible.

12- cependant, une quantité de travail importante peut se traduire par un excès d’offre de travail et donc du chômage.

121 En effet il ne suffit pas de vouloir augmenter les quantités produites, pour que cela se traduise par de la croissance il faut que ces quantités trouvent des débouchés.

122-un nombre important de travailleurs n’a pas de conséquences positives sur la croissance si les qualifications offertes par les travailleurs ne correspondent pas à ce qui est recherché par les entreprises. Dans ce cas on parle d’inadéquation Offre/Demande de qualifications et le résultat est un chômage structurel.

123- un même niveau de croissance peut être atteint avec un nombre plus faible de travailleurs puisque la quantité de travail n’est pas le seul facteur d production

Au total la présentation de ces mécanismes permet de :

  • a-montrer les interférences entre la variable démographique et la variable économique
  • b-montrer les interférences entre l’Offre et la Demande

 

EXEMPLE 2- de l investissement à la croissance

C’est la même démarche que pour l’exemple n°1,

Donnons quelques pistes :

A-L’investissement nécessaire à la croissance

1-Investissement = augmentation de la quantité de capital

Le capital est un facteur de production, l’augmentation de la quantité de capital augmente donc les possibilités de production des entreprises et puisque le PIB = Somme des VA, cela contribue à la hausse du PIB qui est la croissance

2-au niveau macroéconomique, c’est le mécanisme du multiplicateur qui est au cœur de la relation investissement-croissance.Ce mécanisme est développé dans un autre chapitre

B-Mais la relation doit être affinée :

1-il faut prendre en compte la dimension qualitative : quel type d’investissement pour quelle croissance. C’est notamment la question de l’innovation. Cela impose de faire des choix : il faut choisir dans quel secteur investir mais au sein d’un même secteur, il faut choisir les créneaux : ainsi si il apparait peu logique de réaliser des investissements de capacité dans l’industrie automobile, à l inverse réaliser des innovations dans le domaine des motorisations économes et non polluantes peut être rentable : voir les stratégies de BMW à ce sujet. La question de l’innovation a été développée par Schumpeter.

2-mais investir c’est aussi financer une opération coûteuse : comme le montre Böhm-Bawerk, l’investissement est un détour de production ; c'est-à-dire qu’on se détourne de la production finale pour se tourner vers une stratégie dont on attend un retour important mais ceci est risqué puisque on engage aujourd’hui des sommes d’argent importantes sans connaitre ni la date ni le montant du retour sur investissement. Il s’agit donc d’ANTICIPATIONS. Cela est d’autant plus difficile que la situation des firmes et de l économie en général est dégradée et que la demande finale est insuffisante et/ou que son évolution est mal contrôlée.

Ces mécanismes permettent de mettre en avant les relations offre/demande comme dans le 1er exemple et aussi la question du financement de l’opération.

Étude de l’institut de l’entreprise

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