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Les grands auteurs

F. Von Hayek 

Économiste et philosophe, Friedrich August Von Hayek (1899-1992), prix Nobel d’économie en 1974, développe des thèses ultralibérales caractéristiques de l’école autrichienne en considérant que le marché est en pratique le mode d’allocation des ressources le plus efficace car il permet la meilleure adaptation possible face à la complexité de la réalité du monde.

M. Walzer

Né le 13 mars 1935, philosophe, théoricien de la société qui a notamment travaillé sur le thème de la justice. Professeur émerite à Princeton, il a publié de nombreux ouvrages sur des sujets assez variés comme le nationalisme, l'ethnicité, la justice distributive, la tolérance, la politique… Il a notamment élaboré une théorie de la guerre juste qui met l’accent sur l’importance de la dimension éthique de certaines causes qui peuvent justifier l’appel aux armes mais aussi et surtout une théorie de l'« égalité complexe ».

J. Rawls

John Rawls (1921-2002) est un philosophe libéral américain. Professeur à Harvard, il a notamment publié en 1971 Théorie de la justice dans laquelle il défend une société basée sur une justice redistributive qui réduirait les inégalités. L’ouvrage connaît un succès rapide et donne des bases théoriques aux politiques d’égalité des chances et de discriminations positives.

A. Sen

Né en 1933, Amartya Sen est un économiste et philosophe indien. Spécialiste des problématiques de la pauvreté et du développement, il a reçu le prix Nobel d’Economie en 1998 pour « sa contribution à l’économie du bien-être ». Il enseigne actuellement à Harvard.

Dès la fin des années 1960, les principales publications de Sen ont porté sur la théorie du choix social, prolongeant les travaux de Kenneth Arrow qui a prouvé que les procédures de choix collectifs (comme le vote ou le marché) ne peuvent satisfaire les critères de démocratie (théorème d’impossibilité d’Arrow). Sen promeut une théorie du choix social qui prenne en considération des éléments autres que la seule utilité des individus et permette la prise en compte des enjeux de justice sociale et de redistribution.Par ailleurs, pour Sen, les inégalités entre les individus ne s’apprécient pas au regard de leurs seules dotations en ressources mais de leurs capacités à les convertir en libertés réelles. Il introduit ainsi la notion de « capabilités ».Enfin, son influence en économie du développement s’est traduite par la création de l’IDH par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) en 1990, qui permet d’effectuer des comparaisons internationales en termes de développement.

A. de Tocqueville

A. De Tocqueville (1805-1859) est marqué par la chute de l’Ancien Régime (ses parents sont arrêtés sous la Terreur et échappent de peu à la guillotine). Ses études de droit lui permettent d’obtenir un poste de juge auditeur au tribunal de Versailles en 1827. A l’occasion d’un voyage aux Etats-Unis pour étudier le système carcéral, il mène une analyse de la société américaine et en particulier de son système politique ce qui le conduit à publier De la Démocratie en Amérique (1835). Parallèlement à ses recherches, il entame une carrière politique : il est élu député en 1839, puis conseiller général de la Manche en 1842. En 1849, il devient ministre des Affaires étrangères du président Louis Napoléon Bonaparte. Il se retire de la vie politique en 1851 et continue ses recherches sur les régimes politiques avec la publication  de L’Ancien Régime et la Révolution (1856).

Th. Piketty

Né le 7 mai 1971, économiste français. Ancien élève de l’ENS et docteur en économie, il est spécialiste de l'étude des inégalités économiques, en particulier dans une perspective historique et comparative. Directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'Ecole d'économie de Paris, il a publié de nombreux travaux historiques et théoriques consacrés à la relation entre développement économique et répartition des richesses. Ces travaux ont conduit à remettre en cause radicalement l'hypothèse optimiste de Kuznets sur le lien entre développement et inégalités, et à mettre en évidence l'importance des institutions politiques et fiscales dans la dynamique historique de la répartition des richesses. Il a notamment publié Les hauts revenus en France (2001) et Le Capital au XXIème siècle (2013).

S. Paugam

Sociologue français né en 1960, actuellement directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS, il a notamment travaillé sur « la disqualification sociale » et plus largement sur les questions de pauvreté et d’exclusion tant en France qu'à l'étranger. Il s’intéresse particulièrement à l'analyse de la reproduction et du renouvellement des inégalités, mais aussi à l'étude des fondements des liens sociaux à partir desquelles il est possible de définir et de conceptualiser différents types de ruptures sociales.

Axel Honneth

Né le 18 juillet 1949, A. Honneth est un philosophe et sociologue allemand. Il se situe dans le prolongement de la théorie critique initiée par l’Ecole de Francfort autour de la question de la reconnaissance. Axel Honneth a replacé cette notion au centre de l’analyse des structures sociales. Il propose de faire des attentes de reconnaissance le maillon essentiel des relations entre individus. Souvent envisagé dans une perspective de conflit, le processus de reconnaissance n’est, selon lui,  jamais neutre car il engage une relation entre individus où il s’agit pour  eux de dire ce qu’ils sont et qui ils sont (revendications identitaires).

G. Esping-Andersen

Gosta Esping-Andersen est un économiste et sociologue danois. Professeur de sociologie à l'université de Barcelone, ses travaux portent sur les formes prises par l’Etat-Providence ainsi que sur l’évolution des formes de protection sociale. Il a notamment publié  The Three Worlds of Welfare Capitalism (1990), Social Foundations of Postindustrial Economies (1999) et Trois Leçons sur L’Etat Providence (2008).

R. Castel

Sociologue français (1933-2013) spécialisé en sociologie du travail et en particulier sur la notion d’exclusion sociale. En 1990, il publie Les métamorphoses de la question sociale, où il analyse la constitution de la société salariale, puis son effritement à partir du milieu des années 1970 et ses conséquences : l'exclusion (ou plutôt ce qu'il appelle la désaffiliation), la vulnérabilité et la fragilisation qui frappent les individus « par défaut ».

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