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Dossier corrigé

Peut-on encore mener une politique budgétaire de relance aujourd’hui ?

Les  difficultés des politiques de relance aujourd’hui

Les politiques budgétaires ont constitué un outil central de relance

Le risque d’équilibre de sous-emploi

L’effet multiplicateur d’une relance budgétaire

Plus efficace par les dépenses publiques que par la baisse de la fiscalité

Mais ont aujourd’hui perdu en efficacité

La contrainte extérieure et l’ouverture internationale réduisent l’efficacité des politiques de relance et en a fait échouer certaines (ex de la relance Mauroy)

Les anticipations des agents riquent fort de rendre inefficace une politique de relance (Friedman et l’équivalence ricardienne)

Ce qui s’est traduit par l’adoption de règles budgétaires limitant les déficits et dettes publics

La relance reste néanmoins possible

Une relance qui intègre les contraintes

La relance ne doit être ni à contre-emploi ni à contre courant des principaux partenaires économiques et commerciaux

Une politique de relance doit éviter les risques d’incohérence temporelle et être crédible pour éviter que des anticipations contraires n’en annulent l’efficacité

Une relance n’est réellement possible que si le déficit structurel est nul ou faible.

Une relance qui utilise

les stabilisateurs automatiques en cas de récession modérée

les outils de la relance discrétionnaire en cas de récession grave comme celle de 2009

et s’appuie sur une coordination internationale, notamment européenne pour la France

 

L’Etat est-il le problème ou la solution ?

1)  Le consensus autour de la régulation étatique du marché dans l’après guerre

a) L’Etat, un acteur de la solution à la « Question Sociale » des débuts du capitalisme

  • La régulation concurrentielle du XIX° siècle
  • Et l’idéologie libérale qui la sous-tend
  • Incapable de répondre aux problèmes soulevés par les transformations économiques et sociales du capitalisme

b) Un Etat qui réconcilie efficacité économique et justice sociale dans le cadres des économies capitalistes

  • La révolution keynésienne
  • Accompagne et légitime une conception social-démocrate ou « welfariste » des rapports entre la société et de l’Etat
  • L’Etat, solution non révolutionnaire à la Question Sociale

c) Un Etat régulateur, et non seulement contrôleur du capitalisme

  • Un Etat Correcteur des carences du marché
  • Un Etat Orientateur et Régleur de l’activité économique
  • Un Etat Garant de la justice sociale et de la cohésion sociale

2) Sa remise en cause dans les années 80

a) Une régulation en panne

  • Les difficultés de la régulation étatique (conjoncturelle et structurelle)
  • La critique des monétaristes et de la nouvelle macroéconomie
  • L’Etat : un éléphant dans un magasin de porcelaine

b)Une nouvelle question sociale

  • Face à la nouvelle question sociale
  • L’inefficacité de l’Etat Providence … quand on a le plus besoin de lui
  • La responsabilité de l’Etat Providence dans la persistance / l’apparition de cette question sociale

c) Un acteur inadapté

  • Un Incapable (ex : l’objectif d’égalité devant l’école) et un menteur (cf Public Choice) ?
  • Un Outil entre les mains des puissants (cf marxisme et sociologie critique) ?
  • Un Dinosaure inadapté au nouveau contexte de mondialisation ?

3) Vers un nouveau contrat entre Etat et Société ?

a) Ouvrir la « boite noire » Etat

  • Abandonner la fiction d’un Etat rationnel garant d’un intérêt général indépendant des intérêts individuels, comme celle de l’Etat Absent, simple « avaliseur » des comportements individuels
  • Concevoir l’action de l’Etat en tant qu’acteur stratège au milieu d’acteurs stratèges
  • Evaluer la politique publique et l’action de l’Etat, pour la re-définir : réduire l’ambition pour améliorer l’efficacité

b) La redéfinition des rôles de l’Etat :

  • Ne faire que ce que le marché ne sait pas faire
  • Intégrer le cadre international de l’économie, et donc de l’exercice de l’action de l’Etat (coordination des politiques économiques et sociales, intégration des économies…)
  • Tenter la réconciliation entre Efficacité et Justice : le renouveau des théories de la justice (et le dépassement de la conception « musgravienne » de l’action de l’Etat, où l’action sociale est quasi-indépendante de l’action économique).

c) L’Etat dans l’économie de marché et non plus au-dessus, ou en-dehors

  • L’Etat, responsable de ses actes : la nécessaire crédibilité de l’action publique face au marché …
  • L’Etat, améliorant une économie de marché
  • L’Etat, acteur définissant les cadres d’exercice des actions des autres acteurs

Conclusion, l’Etat modeste, mais l’Etat acteur

 

La protection de l’environnement est-elle soluble dans  l’économie  de marché ?

A priori, c’est l’économie de marché qui est responsable de la détérioration de l’environnement

Le développement de l’économie de marché est contemporain de la révolution industrielle et des activités économiques néfastes pour l’environnement et les  ressources naturelles

La dégradation de l’environnement constitue une exterrnalité négative, c’est à dire un des principaux échecs des mécanismes du marché

Pourtant, il est possible d’intégrer la protection de l’environnement dans l’économie de marché

Les micro-économistes ont étudié les défaillances du marché

Et proposé des solutions pour les corrriger par des incitations et en internalisant les externalités grâce à des taxes ou des quotas

Même si cette intégration rencontre des difficultés

La difficile question de la mesure de la valeur des biens environnementaux et de la quantité de pollution  « optimale » du point de vue du marché

L’environnement consitue un bien public mondial qui risque de ne pas être protégé faute d’une gouvernance mondiale ou du moins internationale

Des diffficultés de réconcilier écologie politique et économie de l’environnement

 

Y a-t-il encore place pour une politique industrielle en France ?

La politique industrielle française apparaît dépassée

Après l’âge d’or de la politique industrielle française dans l’après-guerre

La concurrence s’exerçant sur un marché libre est a priori devenu le meilleur moyen d’orienter efficacement les activités économiques des entreprise

Tandis que l’ouverture internationale et la construction européenne rendent obsolètes les politiques industrielles nationales

En réalité, elle a simplement évolué

Il reste place pour une politique industrielle classique, plutôt dans un cadre européen (ex d’Airbus et du TGV)

La prise en compte des rendements croissants donne de nouvelles justifications économiques à l’action publique (nouvelles théories du commerce internationale et de la croissance endogène)

Mais les formes de l’action publique ont évolué : l’Etat  oriente et accompagne plus qu’il ne dirige (ex des pôles  de compétitivité)

Étude de l’institut de l’entreprise

En cours de construction

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