Depuis la création de l’Internet, et son développement à grande échelle, les opportunités de la révolution numérique sont devenues quasi-évidentes pour tous et, de manière globale, peu d’acteurs économiques contestent aujourd’hui les bienfaits de nombreuses innovations numériques tant pour les entreprises que pour les particuliers. Mais jusqu’ici, si la révolution numérique a permis l’avénement de nouvelles entreprises dominantes telles que les GAFA, le rôle central de l’entreprise n’avait jamais été menacé : tous les grands noms du numérique sont des sociétés - cotées ou encore privées. Mais l’émergence des crypto-monnaies et des blockchains, qui aura initialement procédé d’une volonté affichée de désintermédiation institutionnelle, remet ce paradigme centralisateur en question. Certains rêvent par exemple de remplacer l’entreprise telle qu’on la connaît par des organisations autonomes distribuées (distributed autonomous organizations ou DAOs), qui serviraient directement l’intérêt des particuliers et des citoyens en se passant de tiers centralisateurs - entreprises ou institutions. Notre étude portera sur les opportunités et les risques des blockchains, et de ces nouvelles formes d’organisation qu’elles pourraient permettre, en se focalisant notamment sur la valeur, ajoutée ou superflue, de l’intermédiation.