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Rencontre avec des DRH

Transformation des métiers et des compétences: à quoi et comment préparer la "Génération Z"?

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Camille Olléon

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Sandrine Aboubadra-Pauly

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Chantal Dardelet

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Le monde change ? L’école aussi ! Parcours postbac: mises à disposition de nouveaux outils, nouvelles ressources et conseils utiles pour aider vos élèves. 

Animé par Corinne Nardot, IA-IPR de l'académie de Versailles, groupe économie et gestion. 

Abstract:

Nés entre 1995 et 2010, ils ont entre 7 et 22 ans, appartiennent à la génération Z et sont issus pour la grande majorité d’entre eux de parents de la génération X. Entre la génération Y, née entre 1978 et 1994, souvent définie comme hyper individualiste et hédoniste et celle qui n’a pas encore de nom officiel mais que certains nomment déjà génération Alpha et qui est née dans le numérique, les Z auraient des aspirations contradictoires. Comme les Y, ils sont partagés entre la quête de liberté et la quête sociale, le fait d’être rebelle et la quête identitaire, le désinvestissement et l’engagement… Ils sont cependant beaucoup plus dans le collaboratif que les Y. Le lien importe plus que le bien. Ils ont besoin de partager pour montrer qu’ils ont un statut.

Les Z attendent de l’entreprise d’apprendre en continu, l’entreprise est pour eux une école, elle a une fonction apprenante. Ils sont au cœur d’un nouveau rapport à la compétence et au savoir, d’un nouveau rapport à la fidélité, non plus absolue mais choisie, et d’un nouveau rapport au lien social, combinant le virtuel et le physique.

Les réseaux sociaux, internet, leur relation multicanale leur ont appris à donner leur avis. Ils sont multi-tâches, hyperconnectés, hypra-méga-mobiles et pour certains déjà entrepreneurs de leur vie (Youtubers, blogueurs…). 50% de cette génération passerait son temps libre à acquérir de nouvelles connaissances comme le design, la production vidéo et autres moyens de développement d’applications : ils « live-stream », co-construisent, produisent leurs vidéos. La Génération Z préfère agir que regarder.  Celui qui a autorité, n’est plus celui qui sait mais celui qui fait.

Ainsi les publications sur la génération Z témoignent la peur qu’elle inspirerait à la fois aux parents, aux professeurs et aux entreprises qui s’inquiètent du choc des cultures, des nouvelles formes de leadership à acquérir alors même qu’elle commence à entrer sur le marché du travail. Celui-ci est marqué par une augmentation du nombre de transitions professionnelles et l’importance croissante des compétences transversales à mobiliser dans diverses situations. Les articles «des Z-Ologues» évoquent la difficulté pour les entreprises à la fidéliser et à la gérer. Cependant, ils ne s’intéressent pas à tous les jeunes mais trop souvent aux diplômés que les entreprises veulent attirer et qui doivent pour cela les comprendre.

C’est donc un enjeu majeur pour les politiques éducatives de préparer tous les jeunes de cette génération à ces mobilités afin qu’elles soient choisies plutôt que subies. Elle doivent pour cela s’inscrire dans des parcours permettant à cette génération, en quête de connaissance et de sens, de profiter pleinement de son potentiel.