Graphique

Un changement de dogme de l'OCDE : l'indispensable recours aux politiques budgétaires

Résumé

Les ressorts de la croissance économique sont la demande des ménages en biens de consommation, celle des entreprises en biens d'investissement et en biens de consommation intermédiaire, la demande extérieure et la demande des administrations publiques.

Les ressorts de la croissance économique sont la demande des ménages en biens de consommation, celle des entreprises en biens d'investissement et en biens de consommation intermédiaire, la demande extérieure et la demande des administrations publiques.

Le dernier rapport de l'OCDE montre que la faiblesse de ces différents moteurs conduit à un risque d'enlisement durable de l'économie mondiale dans une croissance molle. La demande des ménages progresse peu en raison de la relative stagnation des revenus et du ralentissement des gains de productivité. Les échanges extérieurs progressent de manière exceptionnellement faible. Quant à l'investissement productif, il est lui aussi, logiquement, peu dynamique.

Il ne reste, dit l'OCDE que l'action des pouvoirs publics en particulier l'arme budgétaire pour redonner du souffle à l'activité économique. « Faute d'action publique ambitieuse, dit le rapport, l'économie restera prise au piège de la croissance molle. » Dans ce graphique, l'OCDE évalue l'impact, à court terme, de la dépense publique en points de croissance du PIB. Ainsi, pour des pays européens tels que la France et l'Allemagne, un investissement public d'un montant de 0,5 % de leur PIB génèrerait un flux d'activité supplémentaire d'environ 0,4 point du PIB. Si cette relance était concertée à l'échelle mondiale, le gain de croissance serait de 0,65 point de croissance du PIB français, de 0,75 pour l'Allemagne.

Ce dernier rapport de l'OCDE, rompant avec la position traditionnelle de cet organisme, plaide donc pour une relance budgétaire qui serait d'autant plus efficace qu'elle se ferait au niveau mondial.