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Taux de change de la livre : un effet Brexit ?

Résumé

                                                                Source : Insee, L'économie Française, Comptes et Dossiers, Edition 2017
                                                                Source : Insee, L'économie Française, Comptes et Dossiers, Edition 2017

Le taux de change effectif réel (TCER) de la livre britannique, c'est-à-dire la moyenne pondérée des taux de change avec tous les partenaires commerciaux du Royaume Uni, s'est déprécié de plus de 20 % entre 2005 et fin 2016 (échelle de droite, base 100 en 2005). Comme on le voit ici, la baisse des taux de change de la livre n'est pas un fait nouveau mais s'est accentuée depuis l'annonce du Brexit (juin 2016).

Sur les dix dernières années, le taux de change de la livre en euro est passé de 1,45 à 1,19 euro. Quant à la conversion livre-dollar, elle a, elle aussi, chuté puisque qu'une livre ne vaut plus que 1,25 dollar environ fin 2016, alors qu'elle s'échangeait contre 1,75 dollar en 2006.

La dépréciation de la livre a un certain nombre d'effets positifs à court terme pour l'économie britannique. Elle stimule à moyen terme les exportations en renforçant la compétitivité-prix des entreprises exportatrices du Royaume-Uni. Elle contribue à diminuer les importations en renchérissant les prix des produits importés, l'impact global sur le commerce extérieur tenant à l’élasticité-prix relative des exportations et des importations britanniques.

Evidemment, cette évolution des taux de change affecte certains partenaires commerciaux du Royaume Uni, en particulier l'Irlande dont les échanges avec le Royaume-Uni représentent une part importante dans son commerce extérieur.