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Tabagisme et niveau de vie : une relation inverse

Résumé

Les études les plus récentes sur le tabagisme montrent un accroissement des clivages sociaux à l’égard de cette pratique de consommation. En effet, si on constate une certaine stabilité globale du tabagisme quotidien sur longue période (autour de 34% des 15-75 ans), la fréquence de cette pratique est nettement plus élevée pour le tercile le plus pauvre (soit les 33,3 % des personnes ayant le revenu par unité de consommation le plus faible) que pour les deux autres terciles, en particulier le tercile des personnes aux revenus les plus élevés.

Les études les plus récentes sur le tabagisme montrent un accroissement des clivages sociaux à l’égard de cette pratique de consommation. En effet, si on constate une certaine stabilité globale du tabagisme quotidien sur longue période (autour de 34% des 15-75 ans), la fréquence de cette pratique est nettement plus élevée pour le tercile le plus pauvre (soit les 33,3 % des personnes ayant le revenu par unité de consommation le plus faible) que pour les deux autres terciles, en particulier le tercile des personnes aux revenus les plus élevés.

En 2016, l’écart des fréquences du tabagisme quotidien entre les deux groupes extrêmes atteint 16,6 points, de 37,5 % pour le tercile le plus pauvre à 20,9 % pour le tercile le plus aisé.

Par ailleurs, les évolutions sur longue période confirment que la stabilité globale du tabagisme cache, en réalité, des tendances socialement très marquées. La fréquence de cette pratique de consommation recule en effet très nettement, entre 2000 et 2016 pour le tercile le plus aisé (de 28,3 % à 20,9 %) alors qu’elle progresse de 5,6 points pour le tercile le plus pauvre, de 31,9 % à 37,5 % des personnes concernées.

Cette aggravation des inégalités devant le tabagisme confirme que les pratiques sociales obéissent souvent à d’autres déterminants que la seule logique des revenus.