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RSA : vers une baisse significative du nombre de bénéficiaires ?

Résumé

A l'heure où le débat politique met en exergue le revenu universel et le coût collectif qu'il représenterait, les regards se portent vers ce qui se rapproche le plus, dans nos prestations sociales actuelles, de cette logique d'un revenu de base, le RSA.

Champ : Régime général, France entière.

Le revenu de solidarité active, est un revenu d'assistance qui remplace, depuis 2009, le RMI (revenu minimum d’insertion). Il est composé de deux éléments : d'une part, le RSA socle, d’autre part, la prime d’activité. Le RSA socle concerne les personnes de plus de 25 ans ne percevant aucun revenu. Son montant dépend de la composition du ménage. Ainsi, une personne seule perçoit, à ce titre, 535,17 euros ; un parent isolé, du fait d’une majoration, reçoit 687,22 euros. Le RSA activité, devenu au 1er janvier 2016, la prime d’activité,  vient en complément des revenus d’une éventuelle activité lorsque ceux-ci sont faibles.

Les données observées ici concernent uniquement le revenu de substitution qu'est le RSA socle. Remarquons qu’en raison de ses conditions d’attribution, il ne s’agit pas d’un revenu universel.

En septembre 2016, en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer (Dom), 1 844 000 foyers fiscaux ont reçu le RSA socle versés par les Caisses d’Allocations Familiales. C'est nettement moins qu'un an auparavant (- 62 000 bénéficiaires). Après avoir augmenté jusqu’en décembre 2015 (« pic » à 1 920 000 foyers), le nombre de bénéficiaires n’a cessé de baisser jusqu’en septembre 2016 (retrouvant son niveau de septembre 2014).