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OCDE : Des sources de prélèvements obligatoires hétérogènes Novembre 2017

Résumé

La structure des systèmes de prélèvements obligatoires varie fortement selon les Etats. Ainsi, l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) ne représente, en France, que 18,9 % de l’ensemble des recettes fiscales et sociales collectées par l’Etat alors que, pour la moyenne des pays appartenant à l’OCDE, il en représente 24 %.

La structure des systèmes de prélèvements obligatoires varie fortement selon les Etats. Ainsi, l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) ne représente, en France, que 18,9 % de l’ensemble des recettes fiscales et sociales collectées par l’Etat alors que, pour la moyenne des pays appartenant à l’OCDE, il en représente 24 %. Nos proches voisins appuient nettement plus leurs ressources fiscales sur l'impôt sur le revenu. En Allemagne, 26,7 % du total des recettes fiscales et sociales proviennent de l’impôt sur le revenu ; en Belgique c'est plus encore avec 28,1 %. Quant au Danemark, plus de la moitié de ces recettes (54,5 %) y proviennent de l’impôt sur le revenu.

Le système de prélèvements obligatoires français se distingue également de la moyenne des pays de l'OCDE par la part importante des cotisations de sécurité sociale : plus de 37 % des prélèvements se font par les cotisations sociales alors que cette part ne pèse que 26,2 % dans l'OCDE. C'est donc toute la logique de la prise en charge des prestations sociales qui diffère selon les pays.

Enfin, l'impôt sur les bénéfices des sociétés ne représente qu'une part infime des recettes publiques en France (4,6 %). Dans la moyenne de l'OCDE, cette part est presque double.

Source : OCDE